HOFFMANN
Après avoir rapporté les conditions atmosphériques défavorables de 1728 et de 1729, Hoffmann signale, durant ces deux années, un grand nombre d’affections catarrhales plus ou moins bénignes, qui devinrent contagieuses en décembre et en janvier et furent accompagnées d’exanthèmes, de fausses pétéchies et de pourpre (scarlatine). La réaction inflammatoire du côté de l’arbre aérien était violente et l’abattement des malades très grand. Dans les catarrhes vulgaires et bénins, on notait une toux violente et convulsive, une tuméfaction prononcée de la gorge, qui parfois s ulcérait, un gonflement des parotides, etc.; la laryngite et la bronchite amenaient de la toux, de l’oppression, etc.
Pour combattre le bouillonnement et l’acrimonie du sang, cet auteur avait recours aux médicaments dits a délayants », aux purgatifs doux tels que la manne, aux sudorifiques (tisane avec un peu de safran). Souvent au début, il conseillait les poudres au bézoard mêlées d’un peu de nitre et de camphre. Il défendait la saignée, si ce n’est chez des sujets manifestement pléthoriques. L’anti-
TEMPS MODERNES
moine (vomitif) et la corne de cerf lui ont paru utiles dans beaucoup de cas.