AMBROISE PARÉ
point défaut, il n’en est pas de même de l’originalité. Le manuel opératoire lui-même est négligé pour des recettes de cataplasmes, d’onguents ou de gargarismes qui nous importent fort peu aujourd’hui. Les différentes A’^ariétés topographiques (angine, laryngite, périsynanche, etc.) et humorales (synanche bilieuse, sanguine phlegmatique, atrabilaire), sont décrites d’après Galien et surtout d’après Avicenne. Jean de Vigo admet que l’angine se termine, soit par résolution insensible (Voy. Avicenne), soit par suppuration, soit par métastase (énumération empruntée au Canon d’Avicenne). Les indications principales du traitement semblent puisées dans Valescus de Tarenta. Les paragraphes qui se rapportent aux ulcères, aux amygdalites, aux inflammations de la luette sont très courts et méritent les mêmes reproches. .