‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IIChapitre 42 sur 174 · DIONIS · texte numérisé non relu

DIONIS

Troja, pourrait aussi produire des esquinancies véritables.

Les formes cliniques admises par Manget continuent à être l’àngine sans signes apparents et l’angine avec signes apparents; toutefois, il distingue une angine fausse qui n’est ni celle de Sennert, ni celle d’Ethmuller, mais bien l’inflammation localisée de certaines portions de la gorge, telles qu’amygdales, luette, base de la langue, etc. C’était du reste là une tendance commune à la plupart des auteurs du xviE siècle. L’esquinancie sans lésions visibles n’est que la laryngite. Les symptômes sont assez bien décrits, ainsi que la marche, le pronostic et le diagnostic ; mais ce tableau n’a rien de personnel et n’est pas aussi complet que celui de Sennert et d’Ethmuller.

Le traitement est celui de l’époque. Les principales préparations officinales y sont indiquées souvent avec une prolixité fatiguante, surtout pour les gargarismes. Notons que les substances volatiles, telles qu’ammoniac, eau-de-vie, etc., sont très conseillées, dans le but de s’opposer à ces coagulations, à ces stases sanguines, auxquelles on faisait jouer alors un si grand rôle dans la patliogénie des accidents morbides.

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