NICOLAS MASSA
en fut de même des abcès de l’amygdale, de la base de la langue (Voy. la très remarquable observation de Camerarius et celle de Valeriola). Les anomalies de la marche (allure foudroyante ou au contraire traînante) déjà signalées par les Gréco-Romains et surtout par Avicenne furent nettement mises en évidence. On doit à ces auteurs une étude plus précise des ulcérations pharyngées et tonsillaires, des tumeurs et de l’hypertrophie des amygdales.
Enfin, grâce à Lange, à Riedlin et à Solenander, fut définitivement créée cette classe des maladies pharyngées d’ordre nerveux (paralysies, paresthésies, réflexes) qui, ennuient si fort malades et médecins, et dans lesquelles l’absence des lésions contraste si étrangement avec l’intensité, la gravité apparente et la multiplicité des symptômes morbides.
Notons en terminant que Schenkius a utilisé dans son célèbre ouvrage une partie des matériaux que nous allons exposer. Il les a rendus ainsi plus accessibles à la masse des lecteurs, en même temps qu’il leur donnait plus de valeur, en les complétant pour ainsi dire les uns par les autres (1).