II. — RECUEILS D’OBSERVATIONS, GONSILIA, EPISTOLÆ, PRAXIS MEDICA
(XVP et XVIP siècles).
Après les Gréco-Romains, les Arabes (Avicenne) avaient eu le mérite de composer de véritables encyclopédies médicales. Au xvP siècle apparurent des publications d’allures peut-être plus modestes qui, délaissant toute préoccupation doctrinale systématique pour s’en tenir à la constatation, à l’analyse des phénomènes, ont largement contribué au développement ultérieur de la médecine. Nous voulons parler de ces Recueils d'observations, dont Nicolas Massa et Benivieni furent les initiateurs.
Le public médical apprécia fort ces écrits, qui mettaient en lumière bien des faits curieux et lui donnaient des leçons de choses dans une foule de cas difficiles, que n’élucidaient guère les traités classiques de Galien, de Rbazès, d’Avicenne, d’Albucasis, d’Avenzoar, de Gordon.
Le succès obtenu par Nicolas Massa notamment lui suscita de nombreux imitateurs dont les principaux sont : Amatus Lusitanus, Lange, Solenander, Valeriola, Craton, Rhodion, Riedlin, Flatter, Rivière, Forestus, etc.
Grâce à ces divers auteurs, la pathologie du pharynx en particulier fit de notables progrès. Les collections purulentes des parties latérales du cou, de la région sushyoïdienne, du creux ptérygomaxillaire, commencèrent à être mieux connues (Forestus, Benivieni, Rivière) ; il