VALERIOLA
Dans le recueil de Valeriola nous avons trouvé deux cas d’angine assez intéressants.
Le premier est une angine phlegmoneuse avec gonflement considérable du voile, des amygdales, etc. Le malade allait étouffer, quand il se produisit à l’angle droit des mâchoires une tuméfaction, qui bientôt suppura abondamment. Le nasonnement était très marqué. Valeriola explique avec raison cet accident morbide dont on s’exagérait alors la fréquence (Voy. Avicenne, textes. Tome I) par l’échappement de l’air à travers les narines; mais, ignorant la cause véritable de ce phénomène (paralysie plus ou moins marquée du voile et occlusion ainsi incomplète du cavum), il le croit dû à l’impuissance de la langue à employer d’une façon convenable tout l’air qui est à sa disposition pour l’articulation des mots.
L’autre fait se rapporte aune tuméfaction considérable de la base de la langue, révélée par l’exploration physique, et qui détermina une dyspnée considérable. Heureusement, la collection purulente évolua assez rapidement et finit
SOLENANDER
par crever à l’intérieur ; dès lors, détente marquée et guérison rapide.
Valeriola se montre très partisan dans les cas d’esquinancie de la corne de cerf, et surtout de la dent de sanglier, bien râpées. Il leur a dû, dit-il, plus d’un succès dans des angines d’apparence fort graves.