‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IIChapitre 60 sur 174 · SOLENANDER · texte numérisé non relu

SOLENANDER

L’unique observation de Solenander qui ait trait aux affections de la gorge mérite d’être signalée, parce que c’est un beau cas de paresthésie pharyngée chez une hystérique, probablement sous l’influence de quelques lésions de pharyngite sèche. La malade, déjà d’un certain âge, puisque Solenander l’appelle matrone, ressentait en même temps que des troubles chroniques gastrointestinaux (la pharyngite sèche est fréquente dans ces cas), une sensation d’ardeur et de sécheresse fort pénible dans la gorge, qui persista sans rémission pendant de longues années. Cependant, on ne constatait rien dans le pharynx à la vue et au toucher, bien que le malaise fût tel que parfois la déglutition des aliments en devenait fort difficile et que la malade les rejetait par vomissements. Le sommeil était devenu peu à peu presque impossible, à cause de cette gêne constante, à laquelle s’ajoutait celle d’étranglement, quand la malade se mettait par hasard à dormir. Elle était réveillée alors par des étouffements (spasme laryngé) et par des palpitations violentes. Soupçonnant, dit-il « l’existence d’une tumeur mélancholique » (bile) dans les parois de l’œsophage, il prescrivit des vomitifs puissants capables de chasser la bile. Il y eut rejet graduel de cette humeur et enfin gué-

rison (probablement par suggestion, comme c’est le cas dans les affections de ce genre).

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