‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IIChapitre 62 sur 174 · CAMERARIUS · texte numérisé non relu

CAMERARIUS

(De medica historia mirabili) qui brille plus souvent par l’imagination que par l’observation rigoureuse. Aussi faut-il remettre au point, réduire à des proportions exactes les faits qu’il a publiés. Ainsi, il a rapporté (cap. v) l’histoire d’un Mantouan atteint de dysphagie, qui présentait, à la racine de la langue et sur le pharynx, des saillies volumineuses qu’il compare à de véritables verrues. Il s’agissait très probablement de papilles hypertrophiées, comme on en rencontre parfois. L’auteur fait observer que son malade était de tempérament bilieux et queRhazès attribue à la bile la production des verrues.

Il discute (cap. vi) assez longuement l’utilité de la trachéotomie, mais sans donner d’observations personnelles ; après avoir étudié les cas connus jusqu’à lui, il se prononce en faveur de cette opération.

Enfin, il dit, autre part (cap. ix), qu’un de ses amis, à la suite d’un dépôt de pituite dans cet organe, eut un tel allongement de la luette que celle-ci repliée en avant pouvait atteindre les incisives (!)

Page 1