DODONŒUS
Dodonœus a rapporté l’observation d’un abcès du creux ptérygomaxillaire, consécutif à une inflammation amygdalienne. Mais le point intéressant est la bilatéralité dès lésions. Il s’agit d’une petite fille de deux ans, qui fut prise d’un violent mal de gorge. Quelques jours après apparut, au-dessous de chaque oreille, un empâtement molasse faisant une saillie appréciable. Les deux collections purulentes furent ouvertes ; la petite malade ayant été ainsi débarrassée, dit Dodonœus, de ces abcès tonsillaires, revint ensuite à la santé.
D’autre part, cet auteur, ayant constaté chez un malade tous les phénomènes ordinaires de l’esquinancie (dysphagie, dyspnée), fut fort surpris de ne constater à l’autopsie aucune lésion pharyngée ou laryngée. Par contre, les poumons étaient le siège d’une péripneumonie étendue. Use base sur cette observation pour admettre une variété pulmonaire de L’angine. Les phénomènes observés pouvaient du reste être exacts, ainsi que l’absence de toux et de points de côté qu’il dit avoir notée ; on sait en effet que certaines lésions pulmonaires peuvent, par irritation du pneumogastrique amener une dysphagie intense.