‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IIChapitre 64 sur 174 · LAN&E · texte numérisé non relu

LAN&E

Dans ses remarquables lettres médicales. Lange a publié une observation de toux amygdalienne, c’est-à-dire d’un de cès réflexes si curieux et parfois d’apparence, si inquiétante, sur laquelle l’attention médicale s’est de nouveau récemment fixée. Un chanoine de Ratisbonne avait dans une de ses amygdales une pierre (calcul) que Lange croit devoir attribuer à du pus concrété (amygdalite lacunaire). La toux était fort pénible et, pour ainsi dire, continue. Il consulta beaucoup de médecins qui lui prescrivirent des astringents et des desséchants, tels que le suc de- grenade, de pétales de rose, etc. D’autres eurent l’idée de recourir aux adoucissants qu’ils donnèrent jusqu’à la production de nausées, mais, comme les premiers, sans obtenir de résultat appréciable. Lange, conseilla des maturatifs (miel écumé mélangé à du beurre) ; peu à peu, la région se ramollit; finalement, le corps étranger fut chassé dans un accès de toux. 11 était sem-

(1) Langfe s’est élevé avec beaucoup d’énergie dans une de ses lotlres, contre les Arabes, auxquels il veut substituer l’autorité des médecins do la période gréco-romaine.

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