‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IIChapitre 65 sur 174 · FORESTUS · texte numérisé non relu

FORESTUS

Fqrestus s’est beaucoup occupé des maladies du pharynx, auxquelles il consacre une grande partie du troisième volume de son célèbre ouvrage.

Ses observations se rapportent principalement aux angines; mais il, cite aussi quelques cas d’ulcères. Il a surtout mis en lumière les collections' purulentes qui peuvent résulter des pharyngites graves.

A ce sujet, l’on ne peut s’empêcher de remarquer que Forestus, médecin dans le sens étroit du mot, ne savait ni ne voulait se servir de l’instrument tranchant ; en cas d’absolue nécessité, il faisait, raconte-t-il tranquillement, ouvrir l’abcès par un chirurgien (Voy. textes). Du reste, bon observateur, de grande érudition, il fait suivre la relation de chaque fait d’une explication théorique ou scholie, dans laquelle on trouve des citations d’auteurs gréco-romains et arabes, surtout d’Aétius, son auteur favori.

En outre, Forestus a décrit une épidémie d’angine diphtérique (?), à Alkmaer, sur laquelle nous reviendrons (1).

Les faits les plus intéressants sont : une collection purulente latérale du cou qui s’ouvrit spontanément dans les voies digestives (liv. VI, obs. XXI) ; un abcès dans le voisinage de l’épiglotte, gros comme un œut de poule, qui guérit aussi par ouverture spontanée (liv. VI, obs. XXII) ; une jeune fille atteinte des troubles menstruels, qui fut prise d’une amygdalite double carac-

(1) Voir Diphtérie.

TEMPS MODERNES

térisée par un développement énorme des tonsilles et l’allure traînante de phlegmasie (liv, VI, obs. XI) ; des hypertrophies des amygdales (liv. VI, obs. VIII) ; toute une série d’ulcérations amygdaliennes dont beaucoup devaient être de l’angine lacunaire ; Forestus fait remarquer que les ulcères syphilitiques des tonsilles sont beaucoup plus tenaces et beaucoup plus destructifs.

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