RIEDLIN
Riedlin signale de la paresthésie pharyngée chez une hystérique enceinte (les accoucheurs modernes rapportent des faits de ce genre). Le pharynx lui parut entièrement sain ; cependant la dysphagie fut telle, raconte-t-il, que la malade pouvait seulement avaler quelques cuillerées de bouillon de temps à autre. Tout ayant échoué et la patiente répugnant aux gargarismes, on se contenta de prescrire une boisson pectorale pour remédier à la sécheresse extrême de la gorge. Des ventouses appliquées à la hauteur des épaules ou sur le dos restèrent aussi sans effet. Après l’accouchement, qui fut normal, les symptômes se dissipèrent peu à peu. Il est à noter que le spasme semblait siéger à la racine du cou. C’est là que la malade, une fois délivrée, sentait une sorte de vapeur qui s’opposait, disait-elle, au passage des aliments. Riedlin rapporte aussi une observation intéressante d’apostème siégeant à la racine de la langue.