‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 58 sur 170 · IV.— ANGINE RHUMATISMALE · texte numérisé non relu

IV.— ANGINE RHUMATISMALE

Ce type si intéressant de phlegmasie pharyngée n’a été établi que vers le milieu du xixe siècle, et dans des conditions qu’il était facile de prévoir, en l’absence des données infectieuses qui ont si profondément changé l’aspect de la question. Seul, le côté clinique a été abordé. Nous devons même faire remarquer que des particularités fort importantes, telles que la polymorphie probable des déterminations gutturales et aussi des arthrites consécutives, ne furent pas même entrevues L On s’en tint le plus souvent à la variété la plus frappante, mais peut-être aussi la plus rare, c’est-à-dire à celle qui rentre dans la pharyngite catarrhale diffuse aiguë.

En réalité, c’est à Trousseau que revient l’honneur d’avoir attiré l’attention du public médical sur ce sujet.

Epoque antérieure à Trousseau. — Les faits qu’il a décrits d’une façon remarquable sont si communs et parfois si saisissants, qu’il paraît a priori impossible qu’il n’ait point eu des précurseurs, d’autant plus que ces inflammations articulaires, succédant aux phlegmasies pharyngées, s’expliquaient alors aisément par le transport des humeurs d’un point à un autre de l’économie, par la doctrine, en un mot, de la métastase si fort en honneur dans l’humorisme. En effet, il faut remonter à l’encyclopédie hippocratique pour voir pour la première fois notée la coïncidence de l’angine et de l’arthrite, d’une façon assez vague, il est

1. Voir à ce sujetl’article d’Escat. Nous avons vu des faits qui nous font adopter l’opinion de cet auteur.

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