ANGINE CHRONIQUE CATARRHALE
traclioH^exercée sur les côtés par les digitations du diaphragme.
D. — Angine chronique catarrhale
La principale, sinon l’unique variété de Tangine chronique catarrhale, c’est-à-dire le catarrhe naso-pharyngi en, n’a été connu bien entendu qu’au moment où la rhinoscopie postérieure a été introduite dans la pratique. Nous en avons tracé l’historique autre part, et nous ne croyons pas devoir revenir ici sur cette question, parce qu’en somme les travaux publiés sur le sujet sont si récents qu’ils n’appartiennent guère à la période que nous étudions. Rappelons cependantqu’en France, Lasègue a donné en 1866, la description d’un syndrome complexe auquel il a imposé le nom de catarrhe pharyngé. La première variété serait diffuse d’emblée et occuperait tout l’organe sans phase apparente d’exacerbation ou de rémission. La douleur ou plutôt la gêne ne se montrerait guère du reste qu’au moment des repas, surtout après l’usage de boissons alcooliques. Elle consisterait surtout en un sentiment de chaleur, de sécheresse. Lorsque les phénomènes arrivent à être incommodes, les malades viennent trouver le médecin qui ne peut par conséquent observer les phénomènes initiaux du mal. L’âpreté que le patient ressent dans la gorge fait qu’il boit fréquemment pour la diminuer, et ces excès de boissons fatiguent à la longue l’estomac et déterminent l’apparition de troubles gastriques. La membrane
1. Voir volume IV, p. 696. Cette forme d’angine chronique n’ayant été décrite que par Lasègue, nous l’avons laissée dans le paragraphe consacré à l’angine granuleuse, dans la partie de cet ouvrage consacré à l’exposition des matériaux.
EXPOSÉ SYNTHÉTIQUE
muqueuse, un peu sèche, serait g-onflée et rouge, légèrement chaude, veloutée à une pression modérée du doigt, empâtée à des degrés divers quand on appuie davantage. Il existerait des plis, des saillies, que l’on fait apparaître facilement, quand on invite le malade à avaler un peu de liquide.
Quelle que soit la diffusion des lésions dans le pharynx, les cavités voisines seraient rarement envahies, et ceci s.erait vrai pour le nez et les trompes, comme pour le larynx.
L — PROCESSUS INFLAMMATOIRES SECONDAIRES (V® Volume)