‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. VChapitre 105 sur 137 · Voir volume IV, p. 709. — 2. Voir volume IV, p · texte numérisé non relu

Voir volume IV, p. 709. — 2. Voir volume IV, p

EXPOSÉ SYNTHÉTIQUE

sur le sujet, mais sans développer beaucoup la question. Il n’en fut pas de même de Robert Cet habile chirurgien attribua à la respiration buccale non seulement les déformations thoraciques mais le palais oghal, le rétrécissement de la face et la minceur du nez. Cette dernière résulterait, suivant lui, d’un arrêt de développement par absence de fonctionnement des fosses nasales. L’air étonné des sujets, leur aspect chétif, l’ouverture béante de leur bouche, le ronflement pendant le sommeil, l’existence fréquente de crises de suffocation interrompant brutalement celui-ci, la toux sèche, l’insuffisance de l’hématose sont très bien décrits, et sur ce point il a peu laissé à faire à ses successeurs. Les différentes rhinonalies ont été également signalées par lui, sinon complètement étudiées. « Le gonflement chronique des tonsilles, dit-il, exerce une influence connue et bien constante sur la voix des adultes ; chez les enfants il rend le timbre sourd, un peu nasonné, mais guttural et tellement caractéristique, qu’il suffirait à lui seul pour l'aire connaître la maladie. »

Les déformations thoraciques furent, de sa part, l’objet' d’un examen attentif ; il les attribua au vide qui se produit pendant l’inspiration et qui tend, dit-il, à rétrécir la poitrine. Les parois antérieure et postérieure pouvant s’appuyer, la première surle sternum, la seconde sur la colonne vertébrale, les parois latérales seraient seules à souffrir de cet excès de pression externe que l’air contenu dans le thorax ne contrebalance plus. Lambron cité par Desnos, sembla avoir mieux compris le mécanisme de l’aplatissement latéral, si bien dépeint par Robert; il invoqua non plus le vide inspiratoire, mais la

Page 1