Voir volume V, p
MALFOBMATIO^S DU PHARYXX
palatine, a été notée de bonne heure. On l’expliqua par un vice de développement dû à l’imagination déréglée de la mère, ou une perte de substance (hypothèse ruinée par le célèbre chirurgien Louis) ou à une cause mécanique (Osiander), ou à un excès de développement de la langue écartant mécaniquement les parois de la cavité buccale (Tenon, Wrolik, Nicolati), ou à des adhérences cicatricielles avec le voisinage (Geoffroy Saint- Hilaire), ou enfin à un arrêt de développement (Meckel, Côthe), opinion qui fut bientôt adoptée par Blandin, Geoffroy Saint-Hilaire. Les recherches embryologiques de Rathke, de Reichert en Allemagne, de Coste en France confirmèrent cette dernière hypothèse. En présence des désordres que cette malformation entraîne du côté de la nutrition, il était naturel qu’on recherchât à y porter remède. Cependant il n’en fut pas ainsi pendant bien longtemps; et Lemonnier, dentiste français de la fin du xviii® siècle, essaya le premier d’y remédier en rapprochant mécaniquement les bords avivés de la fente.
De Grœfe père à Berlin tenta aussil’entreprise, maisne réussit pas. En France, Roux fut plus heureux sur le docteur Stephenson. Un an après, Alcock, chirurgien de Londres, imitait l’exemple de Roux èt obtenait un succès. Depuis, les tentatives se multiplièrent; on parvint à suturer non plus d’arrière en avant, comme Roux, mais d’avant en arrière (Bérard) ; on entrebâilla la bouche par un bâillon spécial, bien adgipté ; enfin on immobilisa le voile pendant l’opération avec une pince spéciale, ce qui mita l’abri des mouvements tumultueux de cet organe si préjudiciables à l’opérateur.
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE