SCORBUT
■carbonate et d’urate de chaux. L’eau de Vichy, ayant été employée, l’expuition des concrétions devint moins fréquente ; mais, l’hiver étant survenu, on conseilla de cesser l’usage des eaux. »
Stoll, puis Brinton {Lancet, 1866, 11), ensuite Garrod {Traité de la goutté), ont signalé enfin, dans la goutte anormale, l’existence d’un spasme du pharynx et de l’œsophage, qui empêche absolument le passage du bol alimentaire et peut entraîner la mort (de Haen, signalé par VanSwieten, xnComment. aphorisin. Boerhavii., vol. XllI, et Henri Power. Lancet, 1866.
g) Déterminations pharyngées du scorbut.
La plupart des auteurs qui ont écrit sur le scorbut * ont insisté sur l’ulcération des gencives et les accidents buccaux ; mais ils se sont tus sur les troubles pharyngiens. L’on peut seulement conclure que, puisqu’ils déclarent que l’état de la bouche est horrible 2, celui de la gorge ne doit pas être bien normal. Quelques-uns signalent cependant des hémorragies s’effectuant, en même temps que dans d’autres points du corps, sur le voile et sur les amygdales. J. Franck a cru devoir décrire, dans son Traité de nosologie, l’angine scorbutique. Elle s’annoncerait, suivant lui, par un peu de fièvre disparaissant au bout de quelques heures; puis, surviendrait de la dysphagie et on apercevrait alors, sur le voile et les tonsilles, des taches bleuâtres cernées par un contour rougeâtre ; en même temps la muqueuse se tuméfierait, mais légèrement. Abandonnées à elles-mêmes, ces