‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. VChapitre 26 sur 137 · Hunier ei Bell avaieni déjà esquissé ce diagnosiic · texte numérisé non relu

Hunier ei Bell avaieni déjà esquissé ce diagnosiic

SYPHILIS

ont pour cause le virus scorbutique On y parviendra sans peine, en observant que ceux de nature vénérienne occupent de préférence les tonsilles, le pharynx, la luette, la voûte du palais, et, plus tard et plus rarement, les gencives par où commencent d’ordinaire ceux produits par le scorbut, lesquels s’avancent plus difficilement vers la gorge ; que les ulcères vénériens attaquent très souvent ie nez, sur lequel le scorbut ne porte presque jamais son influence ; qu’ils ont une base engorgée, sont circulaires, limités et profonds tandis que les ulcères scorbutiques sont irréguliers et superficiels ; enfin que les premiers présentent un fond gris cendré et que les seconds sont fongueux, saignants et d’un rouge obscur ou livide. »

Les mêmes remarques faites à propos de Lagneau s’appliquent à Desruelles, c’est-à-dire que fidèle disciple de Hunter et de Bell, il n’offre pas beaucoup d’originalités. Comme les auteurs anglais, il reconnaît que les ulcérations gutturales vénériennes siègent assez souvent sur le voile du palais, sur les amygdales et plus rarement dans le pharynx. Ainsi que Bell, il admet un début brusque sans réaction locale et générale accentuées et un début angineux. Dans ce dernier cas, cc elles sont annoncées par une gêne de la déglutition, un sentiment de constriction et de chaleur dans les parties qui constituent la gorge; le malade se plaint d’une légère angine qui dure plusieurs jours, se renouvelle et éclate bientôt avec des phénomènes plus intenses. » La description qu’il ■donne de V érythème syphilitique de la gorge mérite d’être retenue. « En examinant les parties, on remarque une rougeur peu intense, mais tellement bien circon-

Page 1