‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. VChapitre 27 sur 137 · Hunter, avait déjà indiqué les éléments du diagnostic · texte numérisé non relu

Hunter, avait déjà indiqué les éléments du diagnostic

LÉSIONS INFLAMMATOIRES NODULAIRES

scrite sur le voile du palais qu’il semble qu’elle ait été mise avec un pinceau; elle forme une bande transversale qui occupe la moitié, quelquefois les trois quarts du voile du palais. Les piliers sont ordinairement plus routes. Il n’est pas rare de voir la paroi postérieure du pharynx partager aussi cette coloration delà membrane muqueuse et d’apercevoir une multitude de petits faisceaux vasculaires, qui y sont répandus ça et là. Les amygdales sont un peu plus gonflées et plus rouges qu’à l’état normal. Cette angine palato-pharyngée est rarement accompagnée de fièvre, à moins qu’une irritation gastro-intestinale ou pulmonaire ne vienne la compliquer. » Voici comment se développeraient les plaques muqueuses encore rangées parmi les lésions ulcérantes de la syphilis, dénomination qu’elles justifient du reste lorsqu’elles se mettent à ronger les parties sous-jacentes, quand elles sont irritées par exemple. « Souvent en peu d’heures on voit survenir de très petites ulcérations sur le voile du palais et principalement sur les amygdales, lorsque l’irritation passe à l’état aigu ou que les viscères sont irrités. Ces ulcérations s’agrandissent, s’étalent en quelque sorte sur le voile du palais, et creusent profondément le tissu mou des amygdales.» Voici maintenant pour les „ lésions gommeuses. « Chaque jour elles font des progrès, si des moyens rationnels de traitement ne leur sont opposés; elles détruisent les membranes palatines, elles perforent et attaquent presque toujours la luette qui est bientôt rongée et réduite à un léger tubercule. Les amygdales semblent se fondre. Des ulcérations ne tardent pas à se former sur le pharynx ; elles creusent fortement jusqu'à la colonne cervicale, et bientôt, si la maladie fait des progrès, le voile du palais prend une couleur rouge jaunâtre

SYPHILIS

parsemé de petits points blancs. Il semble qu'il soit détaché des os palatins, car il s’avance dans la bouche, tombe, paraît s’agrandir et être flottant au-dessous de l’ouverture du gosier : ce phénomène indique l’affection de la partie cariée des os palatins.

« Il est rare que, dans ces cas, la couleur rouge-jaunâtre ne soit pas répandue sur toute la voûte palatine ; on y remarque des points plus rouges, plus enfoncés, presque toujours situés au milieu de cette partie. Ces points s’ulcèrent, et au fond on trouve une nécrose de la portion palatine des os maxillaires supérieurs. Si l’on introduit une sonde, on pénètre bientôt jusqu’à l’os, il est rugueux et résonne sous les coups qu’on lui porte avec l’instrument.

« Au fond de l’ulcération du pharynx est une plaque grisâtre, inégale, recouverte d’une couche de pus jauneverdâtre ; c’est un signe de l’affection du corps de l’une des vertèbres cervicales. » La participation de l’os au processus serait du reste loin d’être constante. « Qu’on ne croie pas d’ailleurs que les ulcérations amènent nécessairement la lésion des os ; il est rare que la phlegmasie s’étende au tissu osseux ; en effet, nous avons vu souvent des ulcérations détruire presque toutes lesparties de la gorge sans amener aucune altération des os qu’elles recouvraient. Quand les os sont malades, on est presque toujours assuré que l’inflammation les a attaqués en même temps que letissumuqueux qui les revêt ; ou qu’elle a commencé par eux, pour s’étendre ensuite aux organes voisins. » Desruelles reprend: a Ces maladies sont graves ; nous les avons observées chez des personnes qui avaient pris de grandes doses de mercure i, et principalement

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