‹ Histoire des marais et des maladies causées par les émanations des eaux stagnantesChapitre 18 sur 88 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

De l'identité des émanations marécageuses dans les divers climats , de l'identité des émanations marécageuses , putrides , miasmatiques, etc. , etc.

M. Devèze ne croit pas à la nécessité de distinguer les unes des autres les émanations marécageuses, putrides et miasmatiques. Ces expressions représentent suivant lui un principe de même nature, et voici comment il raisonne : Tout foyer d'infection est nécessairement le résultat de la fermentation putride , et celle-ci ne peut s'établir que parla réunion d'une matière putrescible , d'une certaine quantité d'eau, d'une certaine quantité de calorique et du contact de l'air atmosphérique. Les substances végétales et animales se décomposent par une opération exactement semblable. Tous les centres de putréfaction produisant l'infection exactement de la même manière, leurs produits immédiats connus étant toujours les mêmes, pourrait-on penser que leur produit inconnu est de nature différente ? Les maladies qui résultent de l'action de ceproduit sur l'organisme, consistent dans l'affection des mêmes organes , présentent les mêmes symptômes, et ne diffèrent que par

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îe degré d'intensité. On voit naître, à certaines époques de l'année , auprès des marais , le typhus le plus intense, aussi bien que la pyrexie intermittente la plus simple. Les fièvres intermittentes, les rémittentes bilieuses, les dysenteries et le typhus se succèdent dans l'ordre des saisons. La première de ces maladies appartient au printemps, et les dernières à l'automne. Ce mode de succession, ces changemens signalés pour des individus différens, peuvent se montrer sur le même individu. Toutes les maladies par infection produisent les mêmes symptômes , toutes présentent après la mort les mêmes lésions organiques de tissu. Si les particules infectantes de chaque espèce sont toujours engendrées par les mêmes causes, si elles produisent toujours les mêmes effets, elles ne peuvent être de nature différente. M. Devèze, dont j'expose textuellement la doctrine, présume que ces émanations n'agissent qu'en raison de leur quantité.

Comme rien n'a fait connaître encore les qualités physiques et chimiques des différentes espèces d'émanations délétères qui appartiennent à l'infection , on ne peut établir entre elles des différences positives sous le rapport de leur nature intime. A cet égard le parallèle est impossible , car ses données n'existent pas. Cette question ne saurait être résolue définitivement que par des expériences directes, qui , sans doute , se feront long-temps attendre. Le raisonnement reste, mais son secours, assez souvent équivoque, est plus souvent encore insuffisant quand il n'est pas allié avec les faits. M. Devèze croit à l'i?

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