EMBARRAS GASTRIQUE
rien de spécial aux émanations marécageuses ; il est le même au sein cle la Sologne inondée qu'au centre des contrées les plus salubres , vérité mise en doute par quelques médecins , et démontrée par les faits. M. Nepple a bien vu l'embarras gastrique qui règne dans les pays marécageux ; son mémoire sur cette maladie mérite d'être consulté ; mais ses remarques critiques sur la doctrine donnée parM.Broussais, n'ont pas une exactitude rigoureuse. Elles n'attaquent point l'ensemble de cette doctrine, ce qu'elles auraient dû faire; c'est uniquement d'une proposition de Y Examen qu'elles s'occupent. Le traitement que M. Nepple prescrivait à ses malades (voyez les observations) , bien raisonné dans quelques cas , ne saurait dans d'autres servir de modèle j car M. Nepple mettait évidemment un révulsif d'une violence extrême, l'émétique, en contact avec un organe dont l'inflammation n'était pas équivoque, Le résultat de cette méthode a été plusieurs fois l'exaspération des phénomènes inflammatoires. M. Nepple reproche à M. Broussais d'avoir attribué les phénomènes de l'embarras gastrique à la phlogose de l'estomac , et de ne tenir aucun compte de l'engorgement du foie, de la plénitude de la vésicule du fiel, de la rétention de la bile sur la membrane muqueuse gastrique et intestinale : cette censure est injuste. L'historien des phlegmasies chroniques a très bien décrit l'irritation duodéno-hépatique, mais il la subordonne à l'embarras gastrique , surtout à la gastrite, et sa théorie est confirmée par les observations de M. Nepple. D'une autre part, la doctrine de M.