CHAPITRE VI
Vê terriens.
De quel tissu doivent être les vêtemens ? de celui qui préserve le mieux l'économie animale des atteintes pernicieuses de l'humidité ; la laine offre à cet égard toutes les garanties désirables; l'habitant des marais doit ne la point quitter, lors même que la température de la saison est élevée. Il a suffi souvent pour contracter une fièvre intermittente opiniâtre , de s'exposer légèrement vêtu à l'action des brouillards de la fin du printemps ou du commencement de l'automne. Le peuple, en Hollande et en Angleterre, porte en tout temps des habits de laine, les marins en font autant et s'en trouvent bien. Il faudrait que les hommes qui vivent auprès des marécages eussent la faculté et la volonté de porter, indépendamment de l'habit de drap , une chemise de flanelle immédiatement sur la peau, et qu'ils eussent le soin d'en changer aussitôt que l'humidité aurait pénétré jusqu'à elle. Que leur tête, pendant qu'ils travaillent, ne soit pas nue, mais couverte , pendant la chaleur du jour, d'un tissu de paille léger, et le matin et le soir, d'un bonnet de laine ou de coton. Si on pouvait leur donner des vêtemens im-
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perméables, ils y gagneraient beaucoup. La plupart ont presque en tout temps les jambes et les pieds nus ; l'usage des bas de laine leur serait très profitable; on ne saurait trop prendre de précautions de toute sorte pour protéger l'organisme contre l'action malfaisante de ses modificateurs. Ils feront bien, lorsque leurs vêtemens auront été mouillés, et chaque soir, de les faire sécher devant un feu clair et de les exposer à un courant d'air sec. Les sabots et l'usage des guêtres de cuir leur conviennent beaucoup , il en est de même des chaussettes de laine.