Sérié. Maladies pjrétiques, fièvres
Section i Fièv rcs intermittentes et rémittentes
gastriques.
Section 2.® Fièvres intermittentes et rémittentes ataxiques.
Section 5.® Autres modifications des lièvres intermittentes; fièvre intermittente apoplectique.
5.® SÉRIE. Maladies secondaires (subordonnées presque toujours aux irritations gastriques ou co-existant avec elles). Obstructions, tabès mésentérique , vers intestinaux , œdème , hydropisies , leucopblegmatie , bydrothorax ; ulcères aux jambes, élépbantiasis, bronchocèle, phlegmasies chroniques de la peau, rachitis, scrofule, phthisie.
Les exhalaisons des marais produisent , suivant Delorme, dans la partie marécageuse du département de l’Ain, des fièvres bilieuses rémittentes, des fièvres tierces, doubles tierces, des putrides et des malignes. Ce cadre nosologique est incomplet, et défectueux sous le rapport de l’honneur beaucoup trop grand qu’il fait aux types. Ces expressions lièvres tierces, doidiles tierces, etc. ne disent rien à l’esprit , elles ne donnent aucune idée de l’organe souffrant.
La fièvre jaune et la peste , surtout la lièvre jaune , appartiennent à l’histoire des maladies causées parles émaiialions des eaux stagnantes, sous des rapports qui seront l’objet d’une étude spéciale.
C’est ici ]e lieu de rappeler ([ue l’un des traits caractéristifpies de la constitution propre aux liabitans des pays marécageux, c’est l’extrême développement , l’exnbérance de nutrition et d’action du système lymphatliicpie. Tous les modificateurs de leur organisme paraissent tendre à faire prédominer les capillaires blancs sur les autres tissus , et surtout sur les capillaires rouges. Joignons à cette considération majeure, le souvenir de l’état habituel de turgescence des viscères abdominaux , particulièrement du foie et de la rate. Voilà les données pbysiologic£ues, nous ne les perdrons point de vue.
Cependant les maladies du système lymphatique sont rarement primitives dans les pays marécageux; elles succèdent presque toujours à des fièvres intermittentes ou à des affections catarrhales; mais il en est, à peu d’exceptions près, toujours ainsi. Les agens morbides affectent d’abord le système nerveux; de là leur influence passe aux capillaires sanguins , et consécutivement aux vaisseaux blancs. La phthisie est fune des terniinaisons , soit du catarrhe , soit de la péripneumonie, et dans des circonstances assez communes, le scrofule lui-même est précédé par des irritations viscérales, surtout gastriques.
Des maladies que j’ai nommées , les plus communes dans les pays marécageux, les seules qui doivent fixer mon attention, sont, dans l’ordre des apyrétiques , le scorbut , l’embarras gastrique , la dvsenterie, la diarrhée, les ulcères aux jambes; dans l’ordre des fièvres, les rémittentes et intermittentes,
CAUSÉES PAR LES EMANAT. MARÉCAG. 22S ataxiques et gastriques , simples ou pernicieuses , tierces ou doubles tierces , quartes ou doubles quartes; dans l’ordre des états pathologiques secondaires, les obstructions et les hydropisies.
Ces maladies se compliquent très fréquemment. Si c’est une fièvre , de quotidienne elle devient quelquefois tierce , quarte , irrégulière, revient à son premier type et en change de nouveau. Si c’est l’embarras gastrique , il se transforme en fièvre bilieuse , c’est-à-dire en gastrite. Les modifications de la dysenterie ne sont pas moins communes; il en est de même de l’état des forces , tantôt augmentées , tantôt descendues fort au-dessous de leur état normal. Telle fièvre, qui a débuté par des symptômes manifestes de surexcitation, passe à une asthénie positive; telle autre, et c’est un cas assez ordinaire , se présente avec des phénomènes tellement vagues et si obscurs , qu’il faut toute l’intrépidité d’un ontologiste fanatique ou d’un séide de la doctrine physiologique pour enregistrer la maladie , soit parmi les lièvres essentielles , soit parmi les gastro-entérites. On a de fréquentes occasions dans les pa^s marécageux pour étudier l’adynamie constitutionnelle et primitive , l’asthénie qui succède à une surexcitation; et la prostration des forces , phénomène sympathique d’une inflammation viscérale.
FIÈVRES INTERMITTEINTES.