CHAPITRE III
Des étangs -, des rizières^ des lieux où l'on fait
rouir le chaiwre.
§ I. Des étangs. JLes étangs différent beaucoup des marais, sous le rapport de l’utilité, et assez peu quant à leur influence sur la salubrité publique. Des fièvres de même caractère sont produites en nombre à peu près égal, par les émanations des uns et des autres. Elles sont aussi communes, aussi rebelles , aussi pernicieuses dans les parties de la Bresse qui sont en étangs, que dans celles cpii sont marécageuses. Mais je dois remarquer que les étangs formés de grandes masses d’eaux, sont médiocrement insalubres ; ils ne nuisent beaucoup à la santé de l’homme, que lorsque leur dessécbement partiel et provisoire les rapproche de l’état de marais. Ils se montrent avec ce redoutable caractère pendant les chaleurs de l’été et la pêche du poisson. Dans ces deux circonstances, l’évaporation ou la retraite de leurs eaux met une surface fangeuse, d’une étendue immense, en contact presque immédiat avec l’atmosphère.
La plupart des nombreux étangs de la Bresse ne sont pas vaseux ; ils contiennent une masse d’eau