‹ Histoire des marais, et des maladies causées par les émanations des eaux stagnantes. Ouvrage qui a obtenu le prix mis au concours par la Société Royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts d'OrléansChapitre 80 sur 99 · SUPPRESSION DES ETANGS · texte numérisé non relu

SUPPRESSION DES ETANGS

leur mine ! Beaucoup de terres ne pourraient être inondées; que deviendraient leurs cultivateurs, quel serait le sort des départemens contigus à la Bresse ? Il est aussi impossible de n’en faire qu’un lac, que de lui Oter tous ses étangs.

Le Bressan reconnaît comme très profitable la rotation justement vantée par laquelle les terres passent de l’état d’berbage en labour, et de labour en herbage; mais il lui préfère celle qui les fait passer de l’état d’eau en labour , et de labour en eau. Il empoissonne ses étangs pour obtenir de plus belles récoltes d’individus d’un seul sexe, afin qu’ils ne s’épuisent point par l’œuvre' de la génération, et qu’uniquement occupés de leur nourriture ils prennent un accroissement plus prompt.

L’assainissement des pays d’étangs ne dépend pas de l’emploi de tel ou tel moyen, par exemple de la suppression d’un certain nombre de réservoirs ; il ne peut être que le résultat du concours d’action d’un grand nombre de mesures relatives au sol comme à l’homme. Elles ont été indiquées dans cet essai ; leur efficacité est certaine. On a beaucoup à espérer de leur influence si on les emploie simultanément , et peu à attendre de leur usage partiel. Les principales d’entre elles sont la destruction générale des mares, marais, étangs vaseux; l’élévation des chaussées qui donnera plus de profondeur aux eaux ; la suppression des étangs susceptibles d’être convertis en bonnes terres labourables; des plantations de masses d’arbres au midi, les défrichemens au nord; la réforme du régime alimentaire, des habitudes.

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des mœurs; l’ediication de rindustrie et des facAiltés iiitel]eetnelles de l’homme ; la création de routes nouvelles, de canaux de navigation, etc. etc. Toutes ces modifications, je le répété, doivent agir en meme temps; il faut que leur résultat soit l’amélioration simultanée de l’homme et du sol; toute leur force est dans leur union (i),

(i) Consultez sur les soins demanrles par les étangs, Morogues, ouvrage cité, tome i, page i4o. — Fodéré, Médecine légale, tome 5, page i54*, et pour les procédés relatifs à leur établissement, à leur entretien, à leur exploitation, les ouvrages de Varenne de Fenille, Vaulpré, Rougler de la bergerie, et l’article étang de M. Bosc, dans l’édition de 1822 du nouveau Dictionnaire d’agriculture.

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