CONTENANT
l’indication des principaux ouvrages qui ont été publiés sur
CE SUJET, ET des REMARQUES CRITIQUES SUR LA PLUPART DE
CES productions.
Alibert (J.-L.), Traité des fièvres pernicieuses intermittentes^ édit.^ Paris^ 1809, i vol. £72-8.° Le chapitre cinquième de cette monographie est employé, presque en entier, à Tétude des rapports qui existent entre les émanations marécageuses et les lièvres intermittentes. M. Alibert a donné une bonne histoire de ces particules infectes j il indique les circonstances dans lesquelles leur action est spécialement redoutable, et celles qui affaiblissent leur influence. Cette partie de son livre est un résumé bien fait, des connaissances que Ton possédait alors sur la nature, et sur la manière d’agir des exhalaisons des eaux stagnantes.
Annales de la Société royale des sciences belles-lettres ^ et arts d’ Orléans. On trouve dans les premiers volumes de ces annales quelques écrits sur la Sologne.
AudouARD, Mémoire contenant des recherches sur le siège des fièvres intermittentes ; Journal général de médecine française et étrangère tome ^'5^ £/2-8.°, Paris., 1820, mai et juin., pages 238 et 53 1.
— Compte-Rendu de Touvrage du professeur Julia sur Vair marécageux ^ même volume, même année.
48o iubliograpiiir
— Analyse cln traite des fièvres rémittentes de Baumes^ même Joiirna! , même année, tome 84.
Bailly ( E.-M.), liecherches physiologiques sur les fièvres intermittentes pernicieuses , J'ondées sur des observations d'anatomie pathologique ^ fiaites à Vhôjdlal du St-Esprit de Rome^ pendant V été de 1822^ lues à V Institut ^ le 29 décembre 1820 j Archives générales de médecine ^ tome 4, Paris ^ 1824.
Barthez (Paul-Joseph), Dissertatio de aëris naturel et influxu in generationem morborum^ Monspel. 1767. Cette dissertation a été publiée sous le nom de J.-F. Peroncely, et imprimée dans le premier volume d’une collection de thèses latines qui a paru à Montpellier dans l’an 1 1, in-B.*^ L’opuscule de Barthez n’a rien de remarquable, sa partie physique est ce qu’elle devait être en 17675 on trouve dans cet écrit quelques germes des idées qui servirent depuis à fonder l’hypothèse du principe vital.
BartiïOLIN (Thomas), Historiarum anatomicarum et me^ dicarurn rariorum centuria prima et secunda- Hafiniæ ^
C’est dans la seconde centurie que se trouve la relation (le l’épidémie de Copenhague.
Baumes (J.-B.-Tliimothée)^ Mémoire qui a remporté le prix^ en 1789, au jugement de la Société royale de médecine de Paris sur la question proposée en ces termes : Déterminer par V observation quelles sont les maladies qui résultent des émanations des eaux stagnantes et des pays marécageux ^ soit pour ceux qui habitent dans les environs ^ soit pour ceux qui travaillent au dessèchement ^ et quels sont les moyens de les prévenir et d'y remédier ; Rîmes ^ 1789., i vol. i/z-8.° 290 pages.
Cet ouvrage a été analysé dans le tome 84 de l’ancien Journal de médecine, et reproduit en partie dans le Eraité des fièvres rémittentes et des indications qu elles fournissent., pour l'usage du quinquina., Paris., 1821, 2 vol. La Société de médecine de Paris couronna
trois concuri'ens dans l’ordre suivant: MM. Bicher, médecin à Boterdam^ Hamel d’Aubagne, et Baumes, aloi’S
DE l’iITSTOIRE DES MARAIS. 48ï
médecin à Nîmes. M. Biclier exposa avec soin les moyens curatifs, et décrivit avec talent une constitution épidémique, observée par lui dans une contrée marécageuse de la Hollande ; mais il négligea Tétude des maladies chroniques qui habilent les environs des marais. C’est en Afrique que M. Ramel avait remarqué les effets funestes des eaux stagnantes, et recueilli les faits nombreux qui enrichissent son mémoire. Ses observations météréologiques attestaient beaucoup d’intelligence dans la manière d’employer les iustrumens usités alors. La Société de médecine loua dans le travail de M. Baumes une histoire très soignée des maladies produites par les exhalaisons des marais, mais y indiqua plus d’érudltiou que de faits propres a l’auteur, fl y a beaucoup à reprendre dans la monographie du professeur de Montpellier j mais il ne faut pas juger avec les Idées de 1824 une production médicale qui a été publiée en 1789.
Bégin (L.-J.), çojez Fournier.
Berger, Essai topographique sur la plaine du Forêz; Montbrison ^ ^ grand in-d*^ de 26 pages (manuscrit),
M. Berger a bien voulu composer cet essai à ma prière, et me le communiquer.
Bicher, cojrez Baumes,
BlANE ( Gilbert), (quelques journaux écrivent BlANc) Faits et observations concernant les fièvres intermittentes et les exhalaisons qui les occasionnent ; traduits de V anglais par J.-F.-F. F aidj ; recueil général de méde^^ cine publié par Sédillot Paris^ 1816, tome Sy, p, loi, — Réimprimé dans les Dissertations choisies sur plusieurs sujets de médecine (en anglais)^ Londres ^ i vol, in-8.° de 598 pages ^ novembre 1822.
BoÉ (François de le), en latin Sylvius, De affectas epidemici 1669, Leidensem civitatem depopulantis ^ atque primariis habitatorihus orbantis causis naturalibus oratio februarii 1670, Lejrde^ in-12.
BoissAT (Jules-César), JSotice médicale sur les marais de Bourgoin,, département de V Isère ,, Vienne,^ j.808, in-Iff de 20 pages. C’est une description topographique peu
4^2 btbltograpiîie
soicrnec de ces marais, l^a doctrine de M. Boissat est
humorale^ suivant lui, les émanations marécageuses absorbées enrayent les mouveinens toniques des organes, et communiqu^mt leur septlclLe aux tluides. Les Jiumeurs ainsi viciées, produisent une grande variété de symptômes, d’autant plus terribles que le principe vital reagit pour (daborer et expulser ces parties. Les conseils hygiciiiques donnes par M. Boissat valent mieux que sa théorie, quoique fort superficiels.
BoNCERF (PleiTe- François), Mémoire sur le dessèchement des marais de la vallée d^Auge en ISiormandie.
Ces marais, formes par la rivière de Dlve, rendent inhabitable cette charmante vallée , pendant une grande partie de rannée. Boncerf s’occupa beaucoup des moyens de les faire disparaître. Il publia à ce sujet, en 178G, un mémoire, qui lui mérita une place à la Société d’agriculture de Paris. Son projet n’a pas été exécuté. Un canal de trois lieues et quelques coupures auraient rendu à ragrlculture Lun des meilleurs cantons de la France.
— Observations nouvelles sur le dessèchement des marais; Moniteur^
Bosc , article marais du ISouveau Cours complet dAgriculture théorique et pratique^ £«-8.®, tome q, Paris ^
— Même ouvrage, article étangs^ tome 6 (bonne dissertation).
Bossi (Gliarles-Aurèle , baron de). Statistique générale de la France J département de VAin^ Paris ^ 1808, i vol. in-l^,° de 720 pages.
Cet ouvrage a été composé parles soins de M. de Bossi, préfet*, il est rédigé avec talent et contient un grand nombre de tableaux exacts. M. Blboiid en est le principal auteur.
Bourges (Joseph), Réflexions sur les causes qui paraissent avoir le plus contribué à rendre les fièvres intermittentes idiopathiques moins communes depuis quelques années. — Journal général de médecine.^ Paris ^ ^819, tome 69, page 145.
DV. l'iitstoire des marais. 485
CAGNAtUS ( Marslllus) , De Tiheris iriundatinne ^ medica dispuf atio ad Clement, T^IJI,
• — Kpidernia romana disputatio y scilicet de illâ populai't œgritudine y quœ anno iSc)!, et de altéra quœ anno i5c)> in urbcin Romani inçasit.
— De romani aërls saluhritafe ^ opuscula varia ^ Romœ y 1605, in-/^.°
Carron (J.), De V efficacité du quinquina pour le traitement de V hjdropisic et des obstructions du foie et de la rate y qui surviennent pendant le cours des fièvres intermittentes y surtout quartes. — Journal général de médecine y Paris y 1809, tome 3 fi
Cassiodore. Or trouve dans ses œuvres une lettre éloquente sur le dessëcliement des marais Pontijis, e'erite au sénat, romain par Tliéodoric , roi des Gotlis.
CllAlGlAEBRüN ( B.-Audouiii ) , Relation d’une maladie épi-' démique et contagieuse qui a régné t été et V automne lySy, sur des animaux de diffiérentes espèces y i vol. in-iiy Paris y 1760.
CllAPTAL (Jean-Antoine), Mémoire sur V insalubrité des lieux voisins des étangs., Montpellier y 1780.
ClIASSIRON. Dissertation sur les moj'ens dé opérer les grands desséchemens.
Elle est insérée dans/les Mémoires de la Société d agriculture du département de la Seine y et a été publiée séparément sous ce titre : Lettre aux cultivateurs français. M. Cliassiron est l’auteur du bon article dessèchement du Nouveau Cours complet d’agriculture.
CiiEVASSIEU-d’AudERERT , Rapport sur V épidémie d Ercote y suivi d un essai topographique sur la ville de Casorte. — Journal général de médecine y Paris y 1811, tome 4 r, pages 290 et 402.
Code des desséchemens y ou recueil des réglemens rendus sur cette matière depuis le réglement de Henri Ifd jusqu à nos jours , suivi d’un commentaire sur la loi du septembre 1807, et d’un tableau général des marais du royaume (rédigé par Poterlet), Paris y 1817, i vol. i;2-8.° de 286 pages ; plus un tableau général des marais de 54 pages et une table..
BIBLIOGRAPHIE
L’évaluation de l’etendue generale des marais de la France n’est portée qu’a /j5o,ooo liectares environ j je ne la crois pas sufTlsante. On n’y a point fait entrer les étangs noinbreu'i: de heaucoup de départemens. Voici les departemens de la France qui contiennent en superficie le plus d’eaux stagnantes. Landes^ 18,900 hectares (Je néglige les fractions)^ Gard^ 18,100 liectares 5 Loire-Inférieure ^ 9.9, 5oo hectares^ Gironde^ 37,000 hectares-, Charente-Inférieure ^ hectares*, Lendée^
49,600 hectares-, Bouches-du-Rhône ^ 53,700 hectares-, le département de Y Ain n’y est porté que pour iqSo hectares.
COLOMBOT ( P.-A. ), Mémoire sur une épidémie de fiècres intermittentes adynamico-ataxicjues qui a régné dans les villages de Vernois ^ etc.^ Paris ^ 1809, //2-8.‘^
CosTE. La Société royale des sciences de Nancy demanda , en 1774 ■> solution de ce prohlême : Quels sont les moyens propres à assurer la salubrité de la Lorraine ? Le mémoire de M. Coste fut couronné 3 il y est beaucoup question d’eaux stagnantes.
CoüTANCEAU, ISotice sur les fièvres pernicieuses qui ont régné épidémiquement à Bordeaux en i8o5, Paris^ 1809, 2/2-8.° de 91 jyages.
CrettÉ-PallüEL , Mémoire sur V utilité qu on peut tirer d"S marais desséchés en général et particulièrement de ceux du Laonnais^ avec des notes et additions par Chassiron^ Paris^ an X ^ brochure in-S.° de 1 pages. La première édition de cet opuscule a été donnée par Charost.
CuLLEN (G.), Elémens de médecine-pratique nouvelle édition donnée par M. de Lens ^ Paris^ ^619, in-8.° ^ tome p^gG 148* On trouve dans le même volume, même page, une longue note de hosquillon sur les fièvres causées par les émanations marécageuses.
CuRRTE (Williams), Recherches sur la cause de V insalubrité des terrains bas et marécageux ^ et indication des moyens propres à les prévenir et à les corriger., ( en anglais ) Transactions of the American philosophical society ^ vol. 4? p(^SG i‘>y.
DE T/hISTOIRE des MARAIS.
Deekers (Frédéric) , Tractatus de (ouvrage de Paul Earbettc, publié eu Hollandais avec des notes, par Dekkers), Lejde ^ 1667,
— Exercitationes medicœ-practicœ ^ Lugduni Bataçorum,^ ibyS, z;z-8.®
Delorme, 'Topographie médicale de V arrondissement de 'Trévoux (Ain), i vol. in-i'i.) Bourg.^ 1811, avec une carte topographique. Ouvrage utile et qui m’a fourni des renseignemens précieux.
Denon (Vivant), Vojage dans la Haute et Basse-Egypte ^ inS.° . Paris, 1802.
DesgenetTES ( R. -N. ) , Notice sur Lancisi. Biographie médicale., tome 5, Paris., 1825.
Deaœze (Jean), 'Traité de la fièvre jaune ^ 1 vol. £«-8.°, Paris., 1820.
Ce livre contient un long paragraphe sur l’identité des émanations marécageuses, putrides, etc.
Dictionnaires., article marais. — Encyclopédie de Diderot et dé Alemhert ., in-f.^ — Encyclopédie par ordre de matières ., Dictionnaire de médecine. — Dictionnaire des sciences médicales ., tome 3o, voyez FOURINIER et BÉGIN. — Nouveau Cours complet dé agriculture voyez Bosc.
■ — Dictionnaire chronologique et raisonné des découvertes ., tome II, Paris., 1823, £72-8,°, voyez Perthuis. — Dictionnaire d'histoire naturelle (de Déterville), seconde édition , vovez PATRIN. — Dictionnaire des scien-
ces naturelles ., Strasbourg ., Levrault ., tomes 14 et 29, ( articles insignifians ). — Abrégé du Dictionnaire des sciences médicales ^ tome ii, Paris 1824. — Dictionnaire de médecine ., Paris ^ 1824.
Ephémérides des curieux de la nature. On trouve dans cette savante collection de nombreuses descriptions d’épidémies causées par les émanations des eaux stagnantes.
EstouRMEL (curé de Lentilly), Sur V amélioration des prairies marécageuses ., Lyon., 1812, i2pages in-/^.° — Rapport par M. Perret (manuscrit).
Ferrus (G.), Dictionnaire de médecine ., tome 8, Paris., septembre 1823. L’article endémies de ce volume con-
BIÜIJOGRAPIÎIE.
lient quelques faits sur une singularité de raclion pa» lliologique des enianalions marécageuses.
J'^ODERK (E.-F. ), Traite de médecine legale et Thygiènc publique^ Paris ^ 18235 tome 5, page i5ï.
Mémoires de médecine pratique sur le climat et les maladies du Mantouan ^ sur le qumquina , sur les causes fréquentes des diarrhées chroniques des jeunes soldats j et sur r épidémie de Aice^ Paris ^ 1800, brochure
de pages.
— Leçons sur les épidémies et Vhj'giène publique^ Strasbourg., 1825, tome 2.
M. Foderc est Tiin des médecins qui ont le mieux étudie l’action des émanations marécageuses sur l’organisme 5 il l’a observée dans la Bresse, dans la Brenne, sur le littoral de la Méditeiranée et en Italie. Ses ouvrages, spécialement son Traité de médecine légale, contiennent une bonne histoire de la funeste influence des eaux stagnantes sur la santé publique.
FossOMBRONI (le comte de). Mémoire sur les marais Pantins. Il est Inséré dans le dix-septième volume des Actes de la Société italienne.
Fournier-Choisy. L’Académie des sciences de Bordeaux proposa, en 1764, un prix sur l’action des émanations marécageuses*, M. Fournier-Choisy en obtint une partie.
Fournier-PescAY et Bégin, article marais du Dictionnaire des sciences médicales ., tome 3o, Paris ^ 1818, page 5i6 - 58o.
Cet article est, de tous les ouvrages qui ont été écrits sur les marais, le plus complet , le mieux raisonné, le plus instructif.
Franquelin (Louis), Topographie médicale de la Brenne^ in-f^., Paris ^ 1809.
FroberVILLE, Tues générales sur V état de V agriculture dans la Sologne^ et sur les moyens de V améliorer Orléans., 1788.
FüLCRAND - PoiJZIN , De Vinsalubrité des étangs^ et des moyens d’y remédier., Montpellier , i8i5, i col. i/z-8.® de 164 pages* Ce mémoire a remporté le prix proposé
DE L’iTTSTOIRE DES MARAIS. ^87
1811 par la Société des sciences, lettres et arts de Afontpellier, sur cette question : Indiquer quels sont les meilleurs rnoy'ens de rendre moins insalubres les étangs du département de V Hérault. Il forme le soixante-septième bullelin pujjlié par cette société savante.
GAttoni (Jules-César), Mémoires de la Société de médecine tome lo, page 109, Paris ^ an VI.
Groffier( Pierre), Mémoire sur V insalubrité de la partie méridionale du département de VAin.^ 1806, Châlons ^ in-8.^ de 46 pages.
GuersE]\’T, article épjizootie du Dictionnaire des sciences médicales tome i5.
11 ALLÉ (J.-N.), Rapport sur V état actuel de la rivière de Bièvre. — Histoire de la Société de médecine in-/^.° ^ tome 10, Paris ^ an Fl.
— Rapport sur le projet de Boncerf., relativement au dess échemejit des marais .f par Halle, Fourcroy, etc. 5 Mémoires de la Société royale de médecine 1786.
Hamilton (G.), Praitement des fièvres intermittentes et rémittentes observées à ÏV alcheren , article extrait du 2,5® volume du Medical and physical journal., par M.-L. Macartan; Journal général de médecine rédigé par Sedillot tome 46, page
— Fièvre de ÏValcheren observée parmi les troupes anglaises à leur retour de Ziélande en Angleterre ; Journal général de médecine ^ tome Z^6.
IIennequIN ( J.-B.-S.), Mémoire sur la maladie qui a régné dans le canton de Monthois arrondissement de Vouziers^ en 1806; Journal général de médecine ^ tome 84 1 p> ^5^.
HippocrATIS Coï , Opéra., sect. 111 de aëre locis et aquis^ edente Foës^ Francofurti in-f.°^ page 280.
Les anciens ont connu raction des émanations marécageuses sur l’organisme et les maladies qui en résultent. Qui n’a lu et admiré le Beau livre d’Hippocrate sur l’influence de l’air, des eaux et des lieux ! Que de vérités importantes et aussi durables que le monde se présentent à la pensée dans ce clief-d’œuvre !
Le vieillard de Cos, après avoir observé que les babi-
488 bibliographie
tans du Phase vivent dans une contrée marécageuse , s’exprime en ces termes: uLes eaux des marais, celles des lacs, et en p;éiiéral toutes celles qui sont stagnantes, sont nécessairement en élé cliaudes, épaisses et fétides; en effet, elles ne coulent pas, reçoivent toujours des eaux pluviales, et sont échauffées par le soleil. Telle est la cause de leur couleur blanc jaunâtre, de leur corruption et de leur qualité bilieuse. En hiver elles sont froides, glacées, et troublées par les neiges et les pluies. Leur usage engendre la pituite, donne à la rate un grand volume et des obstructions, rend le v’entre grêle, dur et chaud. Ceux dont elles sont la boisson habituelle ont les épaules, les clavicules et le visage décharnés, car la rate se nourrit de l’amaigrissement de ces parties. Ils éprouvent presque sans cesse le sentiment de la faim, et ont le ventre supérieur et l’Inférieur d’une chaleur et d’une sécheresse telles que des médicarnens héroïques leur sont nécessaires. La maladie ne les quitte en aucun temps, ni l’hiver ni l’été; la plupart périssent d’hjdropisie. L’été est fécond dans leur climat en dysenteries, en flux de ventre, et en fièvres quartes fort longues, dont le résultat, lorsqu’elles se prolongent beaucoup, est de conduire directement à une hydropisie presque toujours mortelle.
Pendant l’hiver , les phlegmasies de poitrine etla phrénésie sont communes chez les jeunes gens, les fièvres ardentes le sont chez les vieillards dont l’abdomen est affecté d’une constipation excessive ; des tumeurs chez les femmes qu’une pituite blanche surcharge et qui conçoivent et accouchent difficilement. Les enfans qu’elles mettent au mon-'e sont malsains, chétifs, maigrissent et tombent dans la consomption. Leurs lochies ont une odeur extrêmement fétide. On voit beaucoup de hernies aux enfans , des varices et des ulcères des jambes aux adultes. Ils vivent peu d’années et vieillissent avant l’âge. Il arrive souvent aussi que les femmes se croient grosses, mais elles n’ont que des amas d’eaux dans la matrice. Je juge donc ces eaux fort malsaines.
r>E T/niSTOIKE DES marâts. 489
Tout ce qui est tbëorie dans ce beau passage d’Hippocrate a subi le sort peut-être réserve aux nôtres, on ne peut y ajouter foi. La fonte des chairs du yisage et des épaules, et leur écoulement dans la rate est une chimère, il est difïicile de bsen s’entendre sur ce que le père de la médecine a voulu dire en parlant de la grande sécheresse et de la chaleur des ventres supérieur et inférieur. Mais ces imperfections sont légères, et la description qu’Hlppocrate a faite de la constitution physique et morbide des hahitans des pays marécageux, est d’une admirable exactitude. Je ferai remarquer surtout ce qu’il dit de la tuméfaction et des obstructions de la rate, de l’état du ventre (^ventres vero duras ^ et tenues ac calidos), des suites piesque inévitables des fièvres de marais, de l’état des enfans qui naissent dans les contrées que les eaux stagnantes ont envahies.
Ossian veut donner une haute idée d’un guerrier ; «Et toi, dit-il, ô Diicomar, tu étais fatal comme les exhalaisons du marécageux , lorsqu’elles s’étendent sur les plaines et qu’elles portent la mort parmi les nations. 5? D’anciens historiens ont fait mention plusieurs fols de l’extrême danger de séjourner auprès des eaux stagnantes. L’armée des Carthaginois qui assiégeait Syracuse, campa sur les bords d’un vaste marais; les émanations épaisses et fétides qu’il dégageait , infectaient l’atmosphère. Une grande multitude d’hommes étaient réunis sur un terrain bas , étroit et humide ; elle fut en peu de temps considérablement diminuée , dit Diodore de Sicile, par une lièvre pestilentielle très meurtrière. La même cause a souvent produit ce déplorable effet. Galien n’ignorait pas les rapports intimes qui existent entre les fièvres et les émanations marécageuses.
Humbold (Alexandre de), Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne ^ 2, vol. in-^.^ et atlas in- • — réimprimé en 5 vol. i/z-8.®, Paris ^ 1811.
= — Essai historique et politique sur le Mexique^ in-l^.^ ^ Paris., 1812.
^ — Journal de médecine^ tome 44»
BIBLIOGRAPHTE
JacqutNELLE, Mémoire sur la question suivante: Déterterminer quelles sont ^ relativement à la température de la saison et à la nature du elimat ^ les précautions à prendre pour conserver la santé d'une armée. — Mémoires de la Société de médecine de Paris^ tome an in-l^.'^
Johnson (James), De V influence du climat des tropiques sur la santé des Européens (en anglais), édition^ Londres., 1818, i vol. inS.'^
Jourdain (E.-L. ), Mémoire sur V emploi de la potion stihio-opiacée du docteur P eysson dans le traitement des fièvres intermittentes et des maladies périodiques aporétiques. — Journal général de médecine Paris 1825, tomes 84 Gt 85. Les Annales de la médecine plipsiologique ( août 1820), contiennent un extrait de ce mémoire. M. Jourdain a recueilli ses observations dans un pays marécageux.
Journal d' agriculture et des arts publié par la Société J émulation du département de V Ain. On trouve dans ce recueil divers écrits relatifs a la Bresse marécageuse.
JULIA (J.-S.-E. ), Recherches historiques et chimiques sur V air marécageux ^ Paris t825, brochure de 56 p.
En 1819, FAcademie royale des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, proposa pour sujet de prix cette question : Déterminer mieux qu on ne Va fait jusqu à présent ^ la nature des émanations marécageuses qui s' exhalent des marais^ le mode de leur formation et la manière dont elles infectent V air. Peu satisfait du résultat du concours, elle l’ouvrit une seconde fois, en 1820, et couronna les dissertations de MM. Herpin et Julia. Celle de M. Herpin n’a pas encore été' imprimée.
Lafosse, Mémoire sur les marais du Bas-Languedoc et sur les moj'ens d'en prévenir les mauvais effets. — Mé~ moires de la Société de médecine de Montpellier., 1772*
Lan CISI (Jean-Marie), De noxiis paludum eflluviis ^ eorumque remediis ^ libro duo., Romœ ^ 1716-1717, in-4*® — Ejusdem opéra omnia ., Genève., 1 7 18. Le premier des écrits originaux publiés sur les émanations marécageuses et l’un des meilleurs.
DE l’hTSTOÏRE des MAEAIS.
— Dlssertatlo de natii?is dequc advcntitiis Ixomani cœli qualitaUhiis ^ cui accedit historia cpidcmiœ rheurnaticœ quœ per hj'emem amii 1709, çagatæ est., Romœ , 171 15
Laüdun. Ce médecin a écrit un opuscule sur les marais d’Aries.
LevAssor, Méthode générale et particulière puisée dans la véritable source, pour le dessèchement des marais et des terres noyées, Paris 1788, 2/2-8.®
Lind (Jacques J, Essai sur les maladies auxquelles les Européens sont exposés dans les pays chauds, 1768, 2/2-8.®, traduit par Tliion de la Chaume , Paris, 1785^ 2 vol. 2/2-12.
Loiseleur-de-LonchAMPS, article chanvre du Dictionnaire des sciences naturelles.
I^IAssA (Nicoîaus), De fehre pestilentiali petechiis morhillis , variolis et apostematihus pestilentialihus , ac eoriimdem omnium curatione , Eenetiis, 16405 in~l^.^, ibidem i556.
Mazade-d’Aveyze , La Bresse, sa culture et ses étangs, ou description historique et locale de la Bresse et du département de V Ain ; Bourg, 5 vol. 2/2-12 (^sans date). La dernière des lettres dont cet ouvrage se compose, est datée du 3o novembre 1812.
AIonfALCON (J.-B.), Mémoire sur cette question mise au concours par V Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon : Déterminer V action des émanations marécageuses sur V économie animale, et quelles sont les maladies qui en résultent ; quels sont les moyens de s*en préserver ; si les maladies produites par les émanations marécageuses présentent quelques indications relatives à cette cause ; déterminer quelles sont ces indications, \ji\e médaille d’or de 3oo fr. fut décernée a ce mémoirCj dont le manuscrit original se compose de 80 pages in-4.® Plusieurs mois avant de connaître le jugement de l’Académie de Lvon, j’avais senti les imperfections nombreuses et capitales de mon travail , et commencé a le refondre entièrement. Son succès inespéré ne changea rien
49^! BIBLTOGRAPHÎE
à mon opinion sur lui. Il a ëtë refait sur tles bases diffërentes et considërablemeiit augmentë, soit par des recherches nouvelles, soit parles rësultats de mes frëquens voyages dans les pays marëeageux, soit enfin par une correspondance suivie avec plusieurs mëdecins, qui exercent leur profession dans les parties de la France ou se trouvent de grandes masses d’eaux stagnantes. Ainsi recomposë, je Fai soumis au jugement de la Sociëtë royale des sciences, belles-lettres et arts d’Orlëans, qui avait mis en 1825 la question suivante au concours: Décrire les fièvres intermittentes des paj's marécageux ^ tels que la Sologne ; faire connaître surtout les causes locales; examiner le rapport de ces fièvres avec les altérations des viscères ; indiquer les moyens préservatifs et le traitement curatifs L’opinion que les fièvres Intermittentes sont des inflammations, se trompe dans mon premier mëmoire, et dans mon Essai sur les fièvres adynamiques et ataxiques^ j’ai cru devoir la modifier. La nëcessltë de prësenter l’ensemble de mes idëes sur les pyrexies, m’a portë à faire un emprunt de dix -neuf pages au second des opuscules que je viens de citer.
Morogues (Bigot de), Essai sur les moyens dé améliorer V agriculture en France^ particulièrement sur les provinces les moins riches^ et notamment en Sologne ^ Paris^ (Orlëans), 1822, 2 vol. £/2-8.® — Essai sur la topographie de la Sologne. — Annales de la Société royale des sciences d^ Orléans.
NACQUART, article endémies miasmes., infection., du Dictionnaire des sciences médicales. M. Louis Valentin a eu en France l’initiative sur la distinction entre l’infection et la contagion. Ce savant cëlèbre a ëtabll ses droits à cette dëcouverte dans une lettre que renferme le cahier d’avril 1822 de l’observateur des sciences mëdicales.
NeppLE ( P.-F. ) . Mémoire sur V embarras gastrique. — Bulletins de la Société médicale d* émulation ^ août 1820, page 455.
Oede , De morbis ab aquis putrescentibus naturalïbus ^ i«-4.®, Leyde^ 174^*
DE l’histoire des MARAIS. 49^
OrlâNDI (Pierre), De exsiccandarum paludum utilitate ^ deque infirmitatibus ^ quæ ah aquis stagnantibus exo^ riuntur ^ Romœ ^ de Sq pages.
OzANAm ( J.-x4.-F. ) , Histoire médicale générale et particulière des maladies épidémiques contagieuses et épizootiques Ljron 1817-1825, 5 çol,
Pacoud (D.-F. ), Dissertation sur les ulcères des pajs marécageux.^ Paris.) i8o5, in-.lp de 40 pages.
— Recherches sur les causes générales des maladies et de V insalubrité de la Dombe^ et sur les moj'ens de changer la situation actuelle de la population ; manuscrit de C)5 pages petit in-f.°^ Bourg., i8o(i. M. Pacoud a eu l’obligeance de me communiquer ce mémoire.
Le departement de l’Ain doit à M. Pacoud une ecole d’accouchement, établie d’après la méthode de renseignement mutuel, qui a eu de très grands succès, et dont la situation est florissante. Peu de médecins sont aussi savans que M. Pacoud^ il n’en est point qui soit plus modeste.
Patrin, article marais du Dictionnaire d^ histoire naturelle publié par le libraire Déterville.
PelLET, Dissertatio de palustrium locorum insalubritate à miasmate oriundâ.., Edimb. 1779*
Peroncely, vojez Barthez.
Perthuis (de). Observations nouvelles sur le dessèchement des marais., Dictionnaire des découvertes.
PlATNER (Jean-Zacharie), Dissertatio de pestiferis aquarum putrescentium expirationibus., in-l^.'^., Leipsick^ ï747'
Ploucquet (G.-G. ); les articles du répertoire de ce professeur Aër et Palus sont fort incomplets*, voyez Litteratura medica digesta , sive repertorium medicinœ practicœ ^ chirurgie æ ; atque rei obstetriciœ ., Eubingœ 1808-1809, 4 grand in-g.^ Continuatio et supplementum primum ., P'ubingœ 1814? in-^.^
Po]^CI^'S ( Montagne, marquis de). Le grand œuvre de V agriculture ou Vart de régénérer les surfaces et les très fonds., Lyon., ^7795 ^ i/2-i2.Cet ouvrage contient quelques renseignemens sur l’insalubrité de la plaine du Forez.
Î^IBLIOGRAPiriE
PrIj^GLE (Jean), Observations on the ^ etc. Observations sur les Tnaladies des armées dans les camps et dans les garnisons. La cliiqulcjiie (5dilioii anglaise païul a Londres en 176.5, la dernière ([iii fut mise au jour
du vivant de Lauteiir, est de Lannèe 1768. Cet ouvrage a ete traduit en français, et publie avee des mémoires sur les substances septiques et antiseptiques Paris 1755, in-\'?a. ibidem 1771, édition revue, corrigée et augmentée, vol. 172-12, même format.
Prony (de) , Description hjdro graphique et historique des marais Pontins^ relief du sol cadastre ^ détails intérieurs., etc.; analyse raisonnée des principaux projets pour leur dessèchement ; histoire critique des travaux exécutés d'après ces projets; état actuel (au mois de septembre 1811) du sol Pontin ; projets ultérieurs pour son dessèchement général et complet, avec V exposition des principes fondés sur la théorie et V expérience qui ont servi de base à ces projets , rédigés d’après les renseignemens recueillis sur les lieux par V auteur, V exam, en détaillé des marais ou il a séjourné et quHl a visités et parcourus plusieurs fois ; et les opérations de jaugeage , nivellement, etc. q II ily a faites pendant les aimées i8iie^i8i2^ I vol. in-f^ de xliv-454 pages, plus un atlas in-f.^ de d feuilles et ’éyip planche s ; Paris, décembre 182.5, imprimerie de Firmin Didot. Voici la division de ce grand ouvrage : Mémoire sur les marais Pontins ; un extrait de ce travail a été lu en i8i5 à la première cla;;se de rinstltut. Il est suivi dbine introduction , contenant des considérations et règles générales applicables aux grands dessécbeineiis. Le corps de Touvrage est divisé de la manière suivante : section, description et mesure du
bassin Pontin considéré dans son ensemble, et des bassins particuliers qui le composent : système général des torrens, fleuves et canaux qui coulent dans les marais Pontins, mesure des quantités d’eau que fournissent ces fleuves et canaux, et du produit des eaux pluviales; relief du sol Pontin; 2."*^ section,, état où se trouvaient les marais Pontins en rannéc avant le coin-
DE t/iIISTOIRE des MARAIS. 495
mencement des travaux exécutes par ordre du Pape Pie YI j description lilstorlque et critique de ces travaux , 5.^^ section^ situation actuelle (septembre i8ii ) des marais Poiitins, considérés sous les points de vue de l’état plus ou moins marécageux des diverses parties du sol, et de la liaison de cet état actuel avec les travaux exécutés ; cadastre 5 agriculture , commerce , population ; détails relatifs à l’entretien des canaux *, analyse des principaux projets qu’on a formés (avant l’année i8i i) pour la bonitication ultérieure des marais Pontins *, 4."'^ section , projet pour le dessécbement complet et la bonification ultérieure des marais Pontins^ résumé général. TJn extrait de ce travail important a paru dans les Annales de plij'sique et de chimie ^ tome 1 1, page i45 ; dans les Mémoires de l’ Institut ^ sciences plij'siques et mathématiques^ tome 5, page 52; et dans l’article marais du Dictionnaire des sciences médicales. M. de Prony cite avec éloge un ouvrage de l’abbé Nicolaï sur les marais Pontins. Les arebives de l’administration générale des ponts et cbaussées, contiennent un travail de M. de Prony sur le dessécbement des marais de Roebefort.
Py, Observations de fièvre endémique à Narbonne devenue épidémique. — Recueil périodique de la Société de médecine de Paris., Paris., tome 12.
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PiAMEL ( M.-P.-L.) , De V in fi uence des marais et des étangs sur la santé des hommes., Paris., 1802, £«-8.°
ÎIAPINI , Mémoire sur le dessèchement des marais Pontins 25 juin \ Ce travail, réimprimé depuis, a subi des modifications. Rapini était un ingénieur italien, auquel le Pape Pie YI confia l’exécution de ses grandes pensées, et qui entreprit d’immenses travaux pour dessécher le sol Pontin. Ils n’étaient pas terminés en 1790. Astolfi fut adjoint à Rapini.
Rapport sur les mares qui sont au bas de Château-Phierrj'^ par Jeanroy et Pessier commissaires de la Société de médecine^ Paris j 1782.
49^) BIBLIOGRAPHIE
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Riboud (Th.), Lettre sur la nature et les effets des émanations marécageuses dans la Bresse^ Bourgs 20 septembre 1820, de 10 pages (manuscrit). C’est une
re^mnse à quelques questions que j’avais faites au savant et obligeant secrétaire ge'nëral de la Société d’agriculture du département de l’Ain.
— Dessèchement et mise en valeur de marais situés dans le territoire de Polliat (Ain), Bourg (sans date,) i/2-8.® de 48 pages.
RigAULT-DE-l’IsLE , Annales cliniques de la Société de médecine-pratique de Montpellier^ i^-8.", tome dff
RiLLIEUX (Martin de). Mémoire sur rinsaluhrité du marais des Echets.) et de son influence sur les environs^ Bourg 1822 (manuscrit).
Roche, Analjrse du traité de M. Mongellaz sur les irritations intermittentes. — Annales de la médecine phj'siologique^ tome 2, Paris., 1822. Très bon article sur l’intermittence, dans lequel se trouvent des considérations intéressantes sur l’ascension et la condensation des émanations marécageuses.
RouGIER de la Bergerie, Mémoire sur la culture et sur le dessèchement des étangs. Cette excellente production estinsérée dans le numéro de pluviôse an XII dela/èwi/Ztf du Cultivateur.
Royston , Idée dé une topographie médicale de la Grande- Bretagne (lettre adressée au docteur Adamson ). — Annales de littérature médicale étrangère 61.® cahier^ juillet 1810.
StAHL, De sanitatis conservatione et restauratione per uëris et loci mutationem in-l^.^., Erfurt^ 1756.
Tessier, Observations sur plusieurs maladies des bestiaux., telles que la maladie rouge et la maladie de sang, qui attaquent les bêtes à laine, etc. in-^.^, Paris , 1782. Cette enzootie a été bien décrite par M. Flandrin.
DE l’histoire des marais. 497
ThIMÉCOURT (Latil de), Notice sur le kwas ou bière russe^ boisson économique et salutaire à introduire dans la Dombe marécageuse ^ Bourgs 1822, 9 pages in-8.^ C’est en grande partie une réimpression de l’article bwas que le Dictionnaire des sciences médicales doit à M. Percy.
Thion de la Chaume, Mémoire sur cette question: Quelles sont les maladies qui régnent le plus souvent parmi les troupes pendant V été et en général dans les grandes ehaleurs. — Mémoires de la Société de médecine tome 10.
Traité des Jij'dropisies ascite et leucoplilegmatie qui régnent dans les marais du département de la Vendée^ suivi de quelques observations particulières sur les ma-^ ladies Paris.) an XII ^ i vol. in-S.^ de 290 pages.
Varenne de FéNILLE ^ Nouvelles observations sur les étangs.
VaulprÉ (Jean-Marie), Cours de culture des étangs de la Bresse.
Ce mémoire est inséré dans l’ouvrage de M. Mazaded’Aveize, et il en occupe 70 pages.
VoLTA (Alexandre), Lettre sur V air inflammable des marais tome II du Journal de physique par Vabbé Rozier.
Wilson-Philip (A. -P.), Des fièvres intermittentes et rémittentes ., traduit de V anglais sur la 5.^^ édition., par J.- B.-D. Létu, Paris, 1819, in-8.^ de 245 pages.
Beaucoup d’autres auteurs ont fourni à cette monographie des renseignemens utiles ; leurs ouvrages sont indiqués au lieu qui les rappellent. Je n’indiquerai pas ici les écrits des voyageurs Pallas, Volney, etc., ceux de quelques historiens d’épidémies causées par les eaux stagnantes, Sennert, Fracastor, Traversari, Dallarme, Deckers, Cocchi, etc., on les trouvera mentionnés ailleurs. Je renvoie également à l’ouvrage lui-même l’indication des statistiques et des topographies dans lesquelles il est fait mention des eaux stagnantes et de leur influence sur l’organisme. Les meilleures de ces statistiques sont celles des départemens de l’Ain et de l’Indre, in-4*°-9 et celle du département des Bouches-du-Rhône, que l’on doit au préfet comte de Villeneuve. Je n’ai pas
/^gS BIBLIOGRAPHIE
cru devoir ulonger cette bibliograplile par rindlcation de plusieui’s ouvrages, dans lesquels il est question plus ou moins longuement de la fièvre de marais.
Beaucoup de topographies des contrées marécageuses et de dissertations sur l’insalubrité des eaux stagnantes, sont l’ouvrage de médecins peu connus qui habitaient des pays peu fréquentés. Ces médecins ont dit ce qu’ils avaient vu, mais leurs ouvrages quelquefois en arrière de la science, souvent mal écrits, et toujours incomplets, sont morts aux lieux même de leur naissance. Dirai-je que j’ai recberclié avec une attention particulière ces productions originales ? elles m’ont été d’une grande utilité ^ on y lit des renseignemens exacts , et des particularités sur les localités que l’on chercherait vainement ailleurs. On ne trouve rien ou presque rien sur les fièvres rémittentes ou intermittentes de marais , dans les pyrétologistes antérieurs a M. Pinel, dans ceux de l’auteur de la nosographie philosophique, et dans les productions plus récentes de MM. Mongellaz, Dugès, Gendrin et Boisseau.
La plus grande partie de l’arrondissement de Montbrison est sujette à des fièvres de nature diverse , qui surviennent ordinairement en automne, dont le nombre et l’intensité varient beaucoup d’une année à l’autre, et dont, enfin, la cause principale n’est autre que l’action des émanations marécageuses. Son assainissement vient de fixer l’attention de la Société d’agriculture du chef-lieu du département de la Loire. Cette Compagnie décernera, le 26 août 1825, un prix à l’auteur du meilleur mémoire sur les causes de Vinsaluhrité de la plaine de V arrondissement de Montbrison ^ et sur les moj'ens les plus propres à y' remédier et à les modifier. Je souhaite que cet essai soit de quelque utilité aux concurrens; il n’est aucune des questions qu’ils auront à résoudre qui n’y soit traitée.
On lit dans, le troisième numéro du Bulletin des sciences médicales , publié sous la direction de M. de Ferussac (mars 1824 l’analyse des réflexions sur Vétat
DE l’histoire des marais.
sanitaire des pajs marécageux de Sienne^ par D.-G. Palmi. L’insalubrité clos Marais de Sienne, autrefois déserts et inhabités, est telle , que dans les années exemptes d’épidémie et de maladies contagieuses, la mortalité est d’un dixième de la population. Les causes principales de cette mortalité sont les exhalaisons des eaux stagnantes;, le peu de soin avec lec|uel on consei ve les grains cjui, lors(|u’on en fait le pain, commencent dcqà a fermenter, l’abondance de la graine d’ivraie mêlée au froment, la privation de légumes, l’usage exclusif pour boisson d’eau de citernes mal entretenues, l’iiabitude d’avaler cbac|ue matin, c|uand ils sont à jeun , une assez grande cjuantlté de vin et d’eau - de - vie. Ces liabitans sont indolens et paresseux, le repos dans lec^uel ils vivent les rend très lascifs j la syphilis, assez commune parmi eux, n’est jamais soignée dans les premiers temps de sou apparition, lis sont très sujets aux inflammations chronic[ues de la rate, aux lièvres périodicjues, aux indurations des glandes mésentériques, et à toutes les maladies chroniques et lentes du bas-ventre. Les saignées réussissent dans ces différentes maladies.
Je ne connais que par le même numéro du même journal l’existence de l’ouvrage suivant: Palustria aquarum eifluçia^ miasmata^ et aquarum dulcium cum saisis commixtio prœcipuè fehrium causce dissertatio Alverà Maria Antonii ^ £72-8.°, Padovœ^ 1825.
Les caractères pliysic|ues et moraux des habitans de la Bresse et de la Sologne marécageuse, sortent tellement de l’ordre commun, que la description qui en a été faite dans l’inti'oduction de cet essai paraîtra sans doute exagérée à plusieurs de mes lecteurs. Cependant elle est fidèle. Mon témoignage serait récusé, on ne doutera point de la validité de celui d'hommes qui , tels que MM. Delorme, Fodéré, de Bossi , Bigot de Morogues, joignent à une réputation méritée de sagacité et de bonne foi, l’avantage d’avoir vu pendant long-temps les êtres misérables dont j’ai esquissé le portrait. Je renvoie les sceptiques aux ouvrages de ces observateurs^
5oo btbltographte de l’histoire des marais.
s’ils doutent encore, je les incite à repeter les reclierches que j’iil faites sur les lieux.
Le sol fangeux des marais nourrit plusieurs végétaux qui peuvent être placés parmi les substances alimentaires de riiomme. J’ai indiqué, page 24, la cliâtaigne d’eau {Mâcre flottante^ Onagrées Jiiss,^ tétrandrie monogynie'). Son fruit, amande armée de quatre cornes? opposées deux à deux et formées par les divisions endurcies du calice, est, en Cliine, l’objet d’une culture régulière. Rôti sous la cendre ou cuit dans l’eau, il a une saveur qui rappelle celle de la cbataigne. On le vend dans quelques cantons de la France et de l’Italie.
La zizanie des marais (^zizania palustris ^ monoëcie Tiex. ; graminées ^ Jussieu^ promet bien plus d’avantages. Cette plante aquatique porte des grains de six à sept lignes de long, qui sont un aliment agréable. Les peuplades qui habitent les bords des lacs de l’Amérique septentrionale, s’en nourrissent pendant l’iilver, et en assaisonnent la viande comme si elles étaient du riz. Banks a introduit cette plante en Angleterre. La Galissonière aurait réussi à la naturaliser en France, si un hiver rigoureux ne l’avait fait disparaître de notre sol. De nouveaux essais pour l’y fixer viennent d’être tentés. On ne saurait trop recommander sa culture. (Voyez le rapport de M. Athenas sur la zizanie, dans la S."'® livraison du Lycée armoricain et le procès-verbal de la séance publique de la Société académique de la Loireinférieure^ ISdntes^ i7z-8.°5 1824*