IIS
de 80,
de 74,
de 60,
de 50,
de 44,
8 frégates de 38, 16 ' deSe, 48 - de 32»
27 — de 28, 7 corvettes de 24, 7 - de 20.
'lotal 193 vaisseaux, 99 frôsratcs, 14 cui vottos. A colle même époque, le peri>onuel de l état-major comprenait :
17 auiiiaux, 446 jtort-eaj)lain5,
19 vice-amiraux, 103 commauders, 19 contre-amiraux, 1417 lieutenants,
2â7 masiers.
MARINES ÉTRANGiRES.
D*aprè8 rhistoricD Jame, voici l'état des marines étrangères :
Les Hollandais possédaient 49 vaisseaux, 70 bAUments in-
Les Espagnols, 76 vaisseaux, idù bâtiments inférieurs;
Les Portiijîais, 6 vaisseaux, 4 fr6gaLeb;
Les Russes, 40 vais^raux;
Les Danois, 21 vaisseaux ;
Les Suédois, \ 8 vaisseaux ;
Les Napolitains, 402 bâtiments portant 648 canons;
Les Américains, qiuelqaes frégates parfaitement années.
Telles étaient les forces navales des parties belligérantes, elf en ne tenant compte que des vaisseaux de ligne appelés à porter les coujis décisifs, on conclut (juo les Anglais à eux .^f nl> pos^edaiciit 193 vaisseaux, tandis que nous n'en cimous que 81 . Us étaient donc doublement forts, alors même que Doas oe tiendrions aucun compte de leurs vaisseaux de 50 canons.
La Convention ordonna de mettre en chantier S5 vaisseaux, Sfrégutes ; quelques-uns de ceux de 74 furent rasés et oon-
ïertis en puissantes frégates^ et, dans le nombre, on distinguait le Brulus, le Flibustier, le Scévola, le Biavc.
La Convention ordonna également de fondre 2 700 canons, 400 caronades de 36.
En résumé, nous possédions un fort beau matériel, et pourtant il ne fallait pas se fiaire illusion.
Nos ennemis, pendant la guerre de l'indépendance, de 1778 i4783, eurent sur nous un avantage notable, celui d'avoir des vaisseaux doublés en cuivre qui marchaient mieux que les ^(^tres, ce qui puniiellait aux capitaiucb d engager des batailles ou de les éviter.
Pendant les guerres de la république, ils ont eu des avantages non moins considérables, qu'ils durent à l'emploi de la caronade et à leur matériel de choix. Ce sont des causes peu connues de leur supériorité dans les combats ou dans les croisières.
11 n'est pas douteux que leurs armements en caronades furent généralement formidables. Ainsi VAréthuse portait U caronades de 32 ; \aiConcordef 10; la Hyéna^ la Nymphe, le Creicent, le Méiampm, 8 ; le vaisseau rasé le Glatton avait
SScaronades de 68; Vindéfatigable^ ^9 de 49. Gomme ces bâtiments croisaient assidûment sur nos côtes, leur artillerie était su p('' rie lire à celle de nos frégates, qui portaient à peine leur armement réglementaire en caronades, ou n'en avaient pas.
Peut-être en fut-il de même en ce qui concerne les vais* seaux, mais oous ne pouvons le certifier. L'historien Jame avoue lui-même qu'il n*a pu se procurer, à cet êgard« des renseignements posîtifii.
Nous citerons de lui quelques passa^^es d apièi lesquels on conclura que la vérité ne peut être démêlée. Ainsi on lit :
« Tome I, page 444.'— ^ Gomme les capitaines pouvaient « prendre des caronades sans un ordre, spécial (car il n'y « avait point d'ordre général), nous supposerons que dix « vaisseaux étaient armés chacun de six caronades. — >
« Tome I, page 36. — D*après un état offictet, en date de « 4784, il y avait des caronades à bord de 4î29 bâtiments de « guerre; 601 de ces pi^ces se trouvaient en service, et, en « décembre 1781, Tordre parut de placer des caronades de « 68 à bord des grands bâtiments. — >
• Tome I, p. 37. — Dans le cours de 4782, les plus
• grandes caronades furent placées à bord des bâtiments, « afin que les marins pussent s'exercer à leur manœuvre* « Les capitaines les prenaient en remplacement de canons
• longs, ce qui prouve qu'elles étaient en vogue. — »
« Tome l, page 38. — Ce qu'il y a de plus extraordinaire, « relativement aux caronades, c'est que ces pièces ne furent « jamais jugées dignes, malgré leurs avantages, d'être ■ comptées numériquement dans le nombre des canons qai « formaient Tarmement d'un bâtiment de guerre. — *
« En 4794, des oidres nouveaux furent donnés relative* « ment à ces pièces, mats ils ne purent servir de point de dé-
• part, parce que chaque capitaine en prenait à volonté, en « remplacement de canons longs. •
Ces extraits prouvent que les Anglais connaissaient, depuis 45 ans, les avantages des caronades, et n'est-il pas ex* traordinaire que Jame n'ait pu connaître leur nombre à bord des vaisseaux de l'armée navale de l'amiral Howet Nos en-
mmh ont caché leurs forces véritables, même à lears propres btBtorieos.
Voicî, d*après Jame, quelle était rartillerie des bâtiments de guerre anglais, vaisseaux et frégates, sauf cette modification importante dont nous venons do parler longuement, en ^i'^n df laquelle les capitaines obtenaient tel nombre do carooades qu'ils désiraient, particulièrement pour remplacer levs pièces des gaillards et do la dunette.