‹ Histoire des marins français sous la RépubliqueChapitre 41 sur 71 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

CfllOHIQII» OIS FOBIS.

TOULON, BRB8T.

Nous n'avons rien de particulier à sigoaler dans la chronique de Toulon, et nous dooDeroiw plus loin le récit des expéditioDS diverses qui en partireat*

Ge furent d'abord les contre-amiraux Richery et Villeneave, dont l'un alla croiser dans Tocéan Atlantique, dont Fautre se rendit à Brest.

Dans l'automne de 1796, comme les Anglais terminaient l'évacuation de la Corse, nous nous trouvâmes maitres de la Méditerranée, par suite de notre alliance avec l'Espagne, et ie vice-amiral Lungnra vint jeter l'ancre, pendant quelques jours, sur la rade de Touioni avec une escadre de ^6 vais-* seaux.

Brueys, qui commandait Tannée navale, ayant d'abord fait

deux croisières sur les côtes d'Italie et dans l'Adriatique, fut rois par Bonaparte, dont il avait su gagner les bonnes grâces, à la tète de la fltdie qui transporta l'expédition d'Égypte.

On sait quelle mort glorieuse il trouva sur son vaisseau i'Orient.

Dans le courant de 4799, le vice-amiral Bruix, avec son armée de 25 vaisseaux» vint aussi jeter Tancre à Toukrn^ dans le courant de sa croisière.

De Brest partit l'escadre de Morard de Galles, dans l'hiver de 4796 à 4 797, et, si de violentes tempêtes n avaient pas dis-

persé les vaisseaux et les transports, on ne peut calculer quel mal auraient pu faire à la puissance britannique les troupes placées sous le connnandement de Tillustre général

Hoche, que nos marins avaient mission de débarquer m Irlande.

A la fin de 1798, le chef de division Bompart n'obtint pas de meilleurs résultats; et, enfin, dans Tété de 1799, le ministre Bruix, étant venu de Paris se mettre lui-même à la téte d'une belle armée navale de 85 vaisseaux, promena le pavillon français sur les côtes d'Espagne et d'Italie. Il revint à bon port, suivi d'une armée navale espagnole, et.jusqu'à la fin de la guerre, une imposante armée de 45 vaisseaux français et espagnols couvrit les eaux de la rade.

ROGH£FORT.

Dans ce porl, le contre-amiral Martin commandait la marine, et il est juste de dire qu'il s ai quitta de ces honorables fonctions avec un zèle et une intelligence remarquables.

Les capitaines qu'il expédia en croisière dans TOcéan, ou en mission dans les mers lointaines, soutinrent dignement l'bonneur du pavillon de la République*

C'est de Rochefort que partît la division du contre^imlral de Sercey, commandant en chef la station des mersnavalesde l'Inde; celles des capitaines Moultson, Michaud, Papin, Savary.

C'est également dans ce port que furent armées la Charente, la Bayonnaise, dont nous raconterons, dans tous leurs détails, les mémorables combats, la Vengeance et le Berceau, dont les équipages ont excité l'admiration des ennemis de la France dans la mer des ÀntUles.

Bans le courant de 4799, le contre-amiral espagnol Melgarcjo vint jeter l'ancre en rade de l'ilc d'Aix, avec une division de <) s aisseaux espagnols, et les Anglais ayant tenté de les incendier au moyen de brûlots, Martin se reudit de sa

personne abord du vaisseau amiral le Réal-Carios, lit établir de bonoes estacades, anner convenablement lea batteries de l'jie. il pril, par ailleurs, des dispositions si sages, que nos eiroeinis furent obligés de se retirer après des tentatives in« fructueuses.

A la fin de septembre 4799, les Espagnols rentrèrent dans leurs ports.

Ce fut à Rochefort que les 65 membres du conseil des Cinq- Cents» accusés d'avoir voulu renverser la République, prirent passage sur la oorvette la Vaillantet pour être déportés à la Guyane.

Dans la nuit du 30 avril 4798, le vaisseau le Quatorze^ Juillet, amarré à quatre amarres, chargé de ses vivres, de

ses rechanges et de tous ses approvisionnements, prit feu tout à coup, sans qu'on ail jamais connu exactement la cause

de ce sinistre.

Le conseil municipal de la ville se plaignit au ministre que le commandant des armes ne l'eût pas fait prévenir officiellement d*ttn événement qui pouvait compromettre la sécurité des habitanU.

L'opinion publique se mon Li a trcs-sévère à l'égard des autorités, et, à la suite d'une longue enquête, le capitaine de vaisseau Dalbarade, commandant des armes, fut déclaré in^ capable de commander.

Trois capitaines furent déchus de tous commandements pendant quatre années ; les gardiens du vaisseau subirent la peine de plusieurs années de prison. •

Dans l'été de 4795, les Anglais prirent possession des îles Saiat-Maroottf| situées près de Cherbourg, et, de point

LOAI£HT.

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