‹ Histoire des marins français sous la RépubliqueChapitre 43 sur 71 · BOULOGNE, OST£ND · texte numérisé non relu

BOULOGNE, OST£ND

Nous avons dit qu'une commission supérieure fiii chargés d^organiser les moyens de transport dont 11 était poseible de disposer, lorsque le Directoire s'occupa d'un projet de descente en Angleterre.

Boul"gne, Dunkerque et autres points voisins furent chuisis comme points de rassemblement ; on mit en réquisition les bâtiments grands et petits de ce littoral, et un officier suédois, nommé Muskein» fit accueillir à cette époque, par le ministre Truguet, un projet de bateaux plats dans le genre de ceux dont les Suédois avaient fait usage pour traverser la mer Baltique.

On conçut même I clrange projet de transporter ainsi 5 000 hommes de troupes en Ecosse, et Muskein partit pour ce voyage extraordinaire. Assailli par un coup de vt rit dans la Manche, il se hâta de rentrer au port, et Ton reconnut alors que ces bateaux plats pouvaient servir seulement sur une mer calme, par un beau temps.

On continua d'augmenter la flottille, d'organiser les équi* pages des canonnières, et nous verrons, au livre suivant, quelle extension elle prit tout à coup.

Comme Ostende était le point de rassemblement de tous ceux de ces bateaux plats que i on cgustruisait en Uoiiaode

et en Belgique, les Anglais préparèrent une grande expédition pour ruiner ce port.

Le 19 mai 1798, le commodore Home Popliaiii s'y rendit avec 40 bàlimt'nts de guerre, 3 000 hommes de troupes, soiis les ordres du général Coote, et à ses soruinalions on répondit qu'il n'aurait la ville que quand elle serait ruinée de fond en comble.

Nos batteries commencèrent leur feu ; la garnison, forte de 460 hommes, opéra des sorties vigoureuses, attaqua les' Anglais dans leurs reLianchenients, et remporta sur eux des trioiiiphesi tels que 200 furent tués ou blessés, 4 800 faits prisonniers.

On assure que les soldats malades et consignés dans les ambulances violèrent la consigne, prirent les armes et firent aussi le coup de fusil.

Les marins de la canonnière, le Surveillant, ne restèrent

pas iaacti[b dans cette circonstance.

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