ANTILLES
La Ranomiiiée, cap. Piiot
Ta Renommée fut capturco par un vaisseau anglais le U juillet 4796, et l'Insurgeute par la trégate américaine la Constellation,
Le capitaine de Tlnsurgeote fut tellement surpris par rattaque des Américains, que non-seulement il n*avait hli aucuns préparatife de combat, mais qu*il crut, jusqu'à la fia
de la liUt( , (jue c'était par erreur qu'on le canonnait. Il amena^ dit-il, &on pavillon pour arrêter reffusiuu du et Caire cesser le malentendu.
La conrette le Décius, cap. Senez.
Cet officier partit de la Guadeloupe, dans le mois de no- ▼erobre 4796, avec une escadrille composée du Décius, de la Vtnianle et de trois goëlettes, pour prendre possession de rtle Anguille. Un petit corps de 350 hommes, placé sous le
cornmandeineiit du chef de bataillon Ciaire, était réparti sur les bâtiments.
L iie fut conquifie, le 27 novembre 4797, et SI navires aniarinés.
Senez, dans la traversée de retour, ayant rencontré la corvette anglaise U Lawping^ de 38 canons, capitaine Robert Barton, donna l'ordre au convoi de fuir, en forçant de voiles, et se dévoua pour arrtHer 1 ennemi.
11 n'amena son pavillon qu'après un combat acharne dans lequel nous eûmes 80 bommes tués, 40 blessés, ce qui n'est pas exagéré , car ce sont les chiffres donnés par Senez lui* même.
En effet, nous avons lu, dans un abrégé de ses étals de services, qu'il a lui-iijônie rédigé, que le coiiibiil «iura deux heures, tjue 120 hommes furent mis hors de combat, que les deux tiers furent tués sur le coup et que le Décius coula bas peu de temps après la reddition.
L'historien James donne des détails encore plus précis. Il dit que, pendant que le Lawping remorquait sa prise de l'asauL-veille, cette corvette fut chassée par deux frégates françaises, la Thelis et la P('nsée» que le capitaine anglais prit à son bord les prisonniers, puis livra le Décius aux flammes.
Le Lawping portait, dit James, 46 pièces. Le Décius était armé de 48 canons de 6, 2 de 8, 6 caronade8de18.
La Répohlicaine, cap. Le Bozac.
Ce capitaine croisa, pendant cinq ans et demi, dans la mer du Nord , dans l'océan Atlantique et sur lea cùtea d'Amé* rique. U ne captura pas moioa de 76 hàtimenla.
Le S5 août 479(1, se trouvant sur les côtes de la Guyane, îl fut attaqué par une frégate anglaise, la romor, de 38 cinons et de 8 caronades de 32.
II prit chasse en forçant de voiles pour échapper a ui\ ennemi si supérieur en fotces, mais rejoint, malgré tous se» efforts, dans la journée du lendemain, il fut obligé d accepter une lutte inégale.
Malheureusement, les caronades des gaillands a*étaient pas bien disposées pour canonner le chasseur qui se maintenait liabilement par les hatu hus et Le liozer lui réduit à amener son pavillon, ayant â1 de ses hommes hors de combat.
CORSAIRES
La Césarine, de 1 4 canons, croisait au large des Barbades, dans le mois de juin 4797, quand elle eut à lutter contre un corsaire anglais armé de 16 canons, d*un plus fort calibre que les siens.
Nos marins essayèrent plusieurs fois , mais en vain, de l'aborder, tout en servant un feu vif auquel les ennemis répondaient de leur mieux. Ils ne réussirent dans cette eiitrepi ise que quand un coup heureux eut démâté leur adversaire de son grand mât de hune.
Alors ils sautèrent à Tabordage et se rendirent maîtres du bétiment après une lutte sanglante à l'arme blanche, lutte dans la(]uc'lle 19 des nôtres reçurent des blessures graves.
Les Français, dit James, tombèrent, comme des diables, à bord du corsaire pour Tamariner, si bien que les matelot*; et passagers redoutant leur exaspération, à la suite du combat qui venait d'avoir lieu, se cachèrent dans les parties les plus reculées de la cale.
Il y avait, à bord de TAnglaîs, 60 hommes d'équipage sans coiiipirr 1 Spassagers, duni un colonel qui fut blessé grièvement en se battant comme uu vaillant soldat. Nos marins trou-
vèreiit ausêi 5 compatriotes qui étaient détenue comme prîsoDoiers de guerre.
Le lendemain, par une ironie du sort, une frégate anglaise parul a l luirizon. Maigre i'aclivilé, l'habileté des nôtres, le corsaire aniariné fut repris, et ce fut à grande peine que la Céâarine échappa en forçant de voiles.
Le corsaire le Trompeur se troavait dans le sud du cap
Saint-Nicolas-Môle, le 17 septembre 4797, et cinglait bâbord amures, par une belle brise d'est, quand les vigies si,Laialèrenl, sur l'avant, un î^rarid bâtiment qui fut reconnu plus tard pour être une corvette anglaise, le Pélican^ capitaine Thomas White.
Les deux navires, se croisant à contre-bord, se canonnèrent à petite portée, depuis 7 heures du matin jusqu'à 4 heure de Taprès-midi.
En ce moment, dit haiies, les marins anp;lais s'aperçurent que le corsaire allait »umbrer. A peine piuent-iis sauver les braves qui s'étaient si bien défendus.
On assure que le capitaine du Trompeur ne cessa d'exciter les siens au combat jusqu'au dernier moment.
Les Anglais eurent 6 hommes tués ou blessés.
Le corsaire Désiré, surpris par le calme, dans la journée du 16 janvier 4798, fut enlevé par les canots armés en guerre (le la corvette le Babet, après une lutte sanglante, dans laquelle nous eûmes 26 hommes tués ou blessés.
Martin, capitaine du corsaire le Bonaparte, de 42 canons de 4, croisait au large de Porto-Rico, dans la journée du 44 uetobre 1799, quand il fut attaqué par les canots armés en gaerre de la corvette l'Écho*
Nos ennemis furent repoussés avec de cruelles pertes^ et l'on de leurs canots coulai
Héraud, qui commandait l'Eugénie, corsaire de 46 canons,
ariiié à Nantes, s empara J'uii corsaire anglais de 48 canons, après un vif couibat.
Oa Ht, du reste, dans le Maniteur, qœ, dans l'espace de six semaines^ les croiseurs de la Guadeloupe enlevèrent 76 bétk ments ans ennemis de la France.
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