‹ Histoire des marins français sous la RépubliqueChapitre 6 sur 71 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

LOlb, DÉCBETS, ORDONNAMCEâ.

I^marquisdeGastrieflfOOinmô ministre de la marineleUoctobre 4780 , en remplacement de H. de Sarttnes, occupa ce poète important jusqu'en 087, et ce fut lui qui signa les femeuses ordoriiiances de ^786, lesquelles sont remarquables à plus d'un titre, comme on peut s'en assurer, si l'on en lit le sommaire avant d'entrer dans le dédale des lois^ décrets, ordonnances que nos assemblées promulguèrent à profusion.

Ces ordonnances» supprimant les gardes-marine, créèrent des élèves de 3% S* et l"* classe, dont l'éducation devait se foire dans des collèges spéciaux, à Vannes et à Mais , colléj»es où les tils de nobles étaient seuls admis ; elles ci éèrenl au5-i une classe d'élèves volontaires pour les fils de nobles, d ofticierà de port, de commerce, de négociants aisés.

L'élève de marine deveDaitd*einb1ée lieutenant, tandis que le volontaire n'était nommé que sous^ieutenant.

Ces ordonnances retirèrent aux officiers de vaisseau la comptabilité, dont ils s'étaient, en général, médiocreiuent acquittés, et los ronstnirtions navales; elles réglèrent les conditions à remplir pour devenir capitaine au long cours ou au cabotage, créèrent un corps royal de canonniers-matelots (1), déterminèrent le matériel d'armement à bord de chaque espèce de bâtiment, puis filèrent les rôles de combat et de manoeuvre. Elles supprimèrent les grades de major, de capiuine de brûlot, d'enseiG;ne de vaisseau, de lieutenant de frégate, de capitaine de Ilûte. Enfin les officiers de port furent rendus sédentaires (2).

Sous le ministère du marquis de Castries, on conçut des projets d'expéditions scientifiques, et il est de notre devoir de mentionner celle de l'infortuné La Peyrouse.

Chacun sait que Louis XVI rédigea lui-même ses instructions, et celles-ci pourraient passer pour chef-d'œuvre, ne fussent-elles pas d'un roi.

La Peyrouse partit de Brest, le 4*' août 1785, avec les flûtes la Boussole et l'Astrolabe, visita successivement ieb Canaries, le Brésil, le Chili, l'ile de Pâques, les lies Sand* wich et la côte nord-ouest de l'Amérique.

Ce fut là qu'un premier malheur plongea nos marins dans la consternation ; que deux canots sombrèrent dans les brisants, et que tous ceux qui les montaient disparurent dans les flots.

La Peyrouse, quittant ces parages en juin 1786, visita Mon* terey, puis, traversant l'océan Pacifique dans toute sa lar^ geur, jeta l'ancre à Macao.

(t) Ce corps comprnnatt 9 divisions et 81 compagnies. Il remplaça 100 compagnies d'artillerie de marine et de compagBioft àiù bombardiers qui existaient avant sa création.

{7) On voit que c'est ù peu près ce qui existe aujourd'hui, si ce u est que nos lois, basées sur le principe d't'-galité, permettent à tous les jeunes Français, sans distinction de classe ou de fortune, de se présenter aux concours publics pour le recrutement de l'école navale.

Dans cette navigation, il découvrit, pondant la nuit, un ecueil (Inngercux, connu sous le nom de Basses-Françaises, et SOI lequel peut s'eo fallut que les deux bâtiments ne se liiiMnt penlus sans retour.

Après un kmg séjour à Macao et à Manille, notre capitaine illa reconnaître les mers du Japon, les c6tes de la Tartarie. Il exécuta des travaux hydrographiques dans ces parages à peine explorés, expédia, par terre, le jeune Lesseps avec un double des matériaux rerueillis; puis, traversant l'océan du Qordau sud, il se dirigea sur Sidney, où il jeta Tancre le » janvier 4788.

U visita, pendant ce nouveau voyage, rarchipel des Navi- SMeors, où le capitaine de l'Astrolabe, M. de Langlé et plusieurs marins perdirent la vie dans une échaufTourée, assassinés à coups de pierre et de casse-téte.

LaPeyrouse écrivit auministredelamarinele7février1788, pour lui annoncer qu'il allait parcourir de nouveau les archipels de Tooéan Pacifique, et deptnis cette époque nui n'en* tendit plus parler ni de lai, ni de ses compagnons»

Ge n*est qu'en 4896, à quarante ans de distance, qu'un Anglais, M. Dillon, vieux routier de ces mers lointaines, a pu, izvAœ à un hasard étrange, soulever le voile de ce douloureux mystère. Nous ne pouvons donner ici les détails de cette découverte, mais on peut les lire dans les Atmaks maritimes, 11 n'est pas de roman plus intéressant , quoique le dernier mot ne soit peutrétre pas encore dit sur les drames mystérieux de TUe de Vanikoro.

Le comte César-Henri de la Luzerne, lieutenant général des armées de terre, ancien p:ouverneur de Saint-Domingue, fut appelé à succéder au niarei liai de Castries le 24 août 1787.

C était un honnête homme, bienveillant, rempli de bonnes intentions, ayant de l'érudition et s'occupent de traduire les historiens grecs.

Le 49 mars 4788, on créa un conseil de marine, dont il eut la présidence, et, pour combler le déficit considérable des Ùuanœs, on prit le parti de désarmer, alors que des éléments de conflagration étaient dans l air plus que jamais.

Le 10 août 4789, l'Assemblée nationale décréta que, dans

chaque ville, les autorités militaires et civiles, les soldats et officiers, prêteraient serment à la nation et au roi avec la plus grande solennité.

Le 6 octobre, on institua un comité de douze membres qui dut s'occuper de remploi des forces navales, du nombre des troupes à entretenir dans les colonies et de toutes les aflàires relatives au commerce.

Le 7 juin 1790, les détails relatifs à la grande fête de la fédération furent règles; le corps royal des cnnnnniers-matelols, les ingénieurs-constructeurs, les maîtres de toutes professions, les commissaires, les capitaines du commerce, tes régiments en garnison dans les colonies, le régiment d'artillerie, les matelots de chaque port, les ingénieurs*géographes, les commissaires des colonies, les majors et aides-majors des places, les chirurgiens et aumôniers députèrent, à Fâris, le plus ancien d'entre eux.

Le 26 juin et le 3 juillet 1790, des décrets réglèrent la ligne de conduite à suivre à l'égard de Tarmec navale (1 ).

Le 6 juin, on décréta que les capitaines de commerce ne pouvaient être levés qu'en qualité d'officiers^ que les lieutenants de navires marchands le seraient comme volontaires.

Le 44 août 1790, on supprima Tadministration de l'an* ciennc compagnie des Indes.

Le 21 aoiM, le nouveau code pénal fut promulgué.

On verra que les dispositions relatives aux peines disciplinaires surexcitèrent les marins de l'escadre de Brest et les

(I) Go décrut disait en substance :

!• Que l'nrmée navale est essentiellement destinée à défendre la patrie contre les ennemis extérieurs, protéger le commerce, tes colonies et les possessions d'outre^mer ;

2* Que le budget de la marine serait fixé, chaque eiinée, par l'Assemblée législative;

3* Que tous les citoyens français seraient également admissibles aux emplois civils et militaires;

4* Que tous les fbnctionnaires prôteraical serment tous les ans, à la date du U juillet, ea présence des officiers municipaux et citoyens assombl-'s;

i>" Que le Minislrc serait responsable, que nul ollicior ne pourrait être destitué sans être jugé par un conseil de guerre.

mirent en insurrertion. {Moniteur unit/'erseMu 20 août 4792.)

Le i6 août 4790, 1 Assemblée nationale décréta l'armement ieqoiranie-cînq vaisseaux de ligne.

û SI octobre 4790, le pavilloii tricolore replaça le paviU hn Maoc ; le cri de : Vive la nation, la loi, le roi , remplaça mm le simple cri de : Vive le roi (1). Le pavillon de poupe 0 avait de tricolore que le quart de sa surface, à sa partie sufrritMiro, à l'instar dos yaciils anglais; le pavillon de beaupré, seul, était entièrement tricolore.

Le comte de la Luzerne quitta le ministère le 24 octobre 1790, et fut remplacé par le capitaine de vaisseau de Fleorîcni*

Le 97 octobre 4790, suivant le désir des marins de Tescadre de Brest, on modifia le code pénal en supprimant la liane des maîtres, les fers avec la chaînette et l'anneau, la barre de cabestan.

Le S9 décembre, un décret supprima le comité de marine, ^ le suriendemain, un autre créa les tribunaux de commerce maritime.

En même temps, on décida que tes mariniers seraient soumis au régime des classes, jusqu auv points extrêmes où la marée se fait sentir dans les fleuves et les rivières, et ne seraient dispensés de la levée qu'à l'âge de 56 ans.

L'Assemblée nationale, réglant l'avancement des matelots et soas-ofûciers, s'occupa, d*une manière sérieuse, de Timportante question des états-majors.

Mille opinions furent tour à tour présentées et discutées ; on s'en passionna dans la presse, dans les ports, à la tribune de l Asbemblée.

Ce fut 1 éternelle question des ofûcierâ bleus et des ofUciers du grand corps.

(I) Ld marine fut largement repr(5sont6n ù rA?sombl^îO nationale : On y voyait : le lieutenant général da Vaudreuil, le chel' d'oscadre de la Poype-Vertrieux , les capitaines de vaisseau de Latouche- Tréville, de Rocbegude, de la Galissonnière, les majors de Chara- P^y* de ViUébrsnche, les lieuteoaiits de vaisseau de Perrigny, de Gilbert, de la Gmidraye, rintendant Ifalonet, et enfin le due d*Or-

Les sous- lieutenants réclamèrent contre les ordon* nances qui les condamnaient à rester des intrus pendant toute leur vio, en leur enlevant la perspective de l'avao-

Les maitm entreteDus et les officiers du comineroe, dgoa- Iant> à leur tour, les sous^lieuteoants comme des privil^és, demandèrent à participer an commandement des bâtîmento de

guerre.

EnfiiK après rent discours, cent opinions diverses, ou décréta une organisation nouvelle» empreinte des idées les plus libérales.

Des cours gratuits d'hydrographie et de mathématiques furent créés dans tous les ports; les écoles navales spéciales d'Alais et de Vannes ftirent supprimées, des concours ouverts

chaque année pour lo recrutement des jeunes aspirants qui devaient servir pendant trois années 5ur les vaisseaux de ligne et pour le recrutement des enseignes.

On détermina les conditions ù remplir pour passer aux grades supérieurs et pour être admis à ces concours (4)«

(1) Tout navigateur, pounu qu'il eût quatre ans de mer, sans distiiirhau df ceux qui aurait-ni ou ii iinrait-utpaâ&tirvt cuomieaâpiraats, pourrait se présenter à ces concours.

On créa, en outre, une classe d'enseignes non entretenus choisis parmi les marina qui auraient navigué pendant six ans dont nn an au aervice de TÉtat et satisfait à des concours publies sur la théorie et la pratique de la navigation.

Le dixième des places d'enseignes entretenus serait réservé aux maîtres, au choix du roi, sans limite d*ège, ou à rancienneté.

Les enseignes pourraient commander des bfttiments de commerce.

Les 5/^ des places vacantes de lieutenants de vaisseau seraient donnés aux plus anciens enseignes» le demier sixième au choix du roi.

Les capitaines de vaisseau seraient choisis parmi les Ueuteaants de vaisseau, moitié au choix, moiti»' h l'ancienneté :

Les contre-amiraux parmi les «.apilaines de vaisseau, un tiers à l'ancienneté, deux tiers au choix. vice-amiraux à l'auciemieté, les amiraux au choix.

L'inleadant Malouet soutint qu'il était mauvais, inconsUtutionuel, dangereux de donner, à ceux qui exerçaient Tétai de marins commerçants, reprit, les prétentions, les umbuts militaires.

Brûlait de fiillery eût voulu qu'il n'y eût point de corps d'olHoiers

Le 4" mi, on décréta que le corps de la marine aérait ainsi <npo9é :

ttanseignea.

la charge d'amiral de France fat sappriméOt tons les grades non compris dans cette organisation abolis ; le nombre à» aspirants fat fixé à trois cents , celui des enseignes non eDireleQUS illimité. On décida que les officiers de marine

a. uiiirme, mais seulement ud corps d oiliciers du commerce, tous reçus easeigiies de vaisseau, parmi lesquels on eût recruté incessam- ■eut les officiers de marine. Il voulait que les lieutenants de vaislesa et offlciers sapérieun Aissent seuls entretenus, qu'il y eût un ■ombre illimité d'aspirants, que les écoles navales ftassent supprî-

Lduîs de Momieroa ne voulait que des ofBciers du commerce pour sammander les bâtiments armés ou non armés, suivant qu*on serait

es paix ou en guerre.

Gali<?sonnière et do Galbert demandèront une marine pure» m*'j\i mililain» nvec un ronrnnrs |>our les jeunes aspirants.

F^ulin La Coudraye lit compi ' n ire que le métier d'ofTicior de marin-' tliffère essentiellement de i autre, que dans le premier on ne soccui)e que de discijjliue militaire, des manœuvres de l'artillerie et de 1 mlantfcric, de l'hydrographie, des observatious, de constructions navales, tandis que les capitaines de commerce s'occupent de détails de venta et d*achat,devieiineni plutét négociants, naviguent totijours senls et suis ordre, prennent mille précautions, font passablement itee de fiibles moyens, mais ne sauraient commander un vaissetu degoerre.

Halonel i^onla que les négociants auraient à traiter avec des hommes de guerre, si le système mixte était adopté, ce qui serait

certainement un inconvénient.

De Champigny provoqua un çivfx^c en demandant qu'on mît en relief, dans un concours permanent, les capacités de la marine mfirchande et les connaissances qui se perpétueraient parmi les élèves «t^éciaux de la marine royale.

La gauche et leâ tribunes réclamèrent avec frénésie. L'occasion

3 amiraux.

9 vice-amiraux.

18 contre-amiraux, in eapilaincs de vaisseau. M lientenants de vaisseau.

50 maîtres entretenus.

60 maîtres canonnlefa.

96 mattfiss charpentiers.

96 mattrea caUbts, 18 maîtres armuriers.

contînueraieDt de remplir leurs fonctions jusqu'à la création des cadres nouveaux, que le roi signa le 45 mai 094. On y distinguait les amiraux d'Estaing, d*Orléans, du

Chaffault; les vice-amiraux de Breuenon, de la Carry, de Barras SaiiiULaiirent, Hector, iiuu^iiiaville, de Vaudreuil cadet, (le Chabert, de Peynicrs (I).

Quant aux nombreux ofliciers qui devaient remplir la scène pendant les sanglantes guerres de la révolution, ils se trouvaient perdus aux derniers rangs dans les listes des lieutenants et des sous-lieutenants.

Le capitaine de vaisseau de Fleurîeu quitta le ministère le 15 mai 1791 et fut remplacé par Thévenard, commandant de la marine à Lorienl.

Le 15 juin 1791, on décréta que tout fonctionnaire prêterait serment « à la nation, à la loi, au roi. >

Thévenard quitta le ministère le 4*' octobre 4794 et fut remplacé par Bertrand de MoUevilie, ancien intendant de la Bretagne.

L'Assemblée nationale, avant de terminer sa mission, modifia, d'une manière iuipui tiinU' , radininislralion des ports.

Le 12 octobre 1791, elle décréta qu'un ordonnateur aurait la direction gcneraie de la comptabilité, des approvisionnements, de la police ; que l'administration des ports était imoompatible avec toutes fonctions militaires. La qualification d'intendant fut supprimée.

était belle pour montrer la haine implacable que chacun portait à rancien corps de la marine.

« Nos élèves, disait Prieur de la Marne» ce seraient encore des officiers de marine. »

« Nous D*ett voulons pas, ni par une porte, ni par une autre. ■

« Non, non, nous n'en voulons pas, • vociféraient ceux qui remplissaient les tribunes.

« A l'abbaye, à rnl»l)ayt', ceux qui en veulent. »»

On voit quels si liLmionts étaient dans les cœurs, même à Paris, et les matelots du Patriote, en désobéissant, sur la rade de Brest, aux ordres donnés par le comte Albert de Rionis, montraient plus de modération, puisqu'ils protestaient, en désobéissant, qu ils n usaient à se plaindre ni de l'honorable amiral ni de leurs ofliciers.

(1) Les amiraux d'Orvilliers, de Grasse, de GiûcheBf de Suffren, de Latouche-Tréville moururent en l'année 1788.

A cette époque, umi levue générale da persooael des ofBders OMistaU un déficit eff^yant. Les trois quarts manquaient

aux appels; les chefs eu\-intHiies, voyant (lu'on no faisait uen [Hjur comprimer les insurrections, que l assassinat ê\mi à r ordre du jour, abandoinu rcnl leurs postes , et qut lcjues officiers, ne se donnant même pas la peine d envoyer leur lémiasion, se crurent dégagés par la dissolution du corps ; totree, ambitieux ou politiques, prenant des congés en règle, attendirent, chez eux ou même à Tétranger, la ligne de a>Dduite à suivre ultérieurement.

Le ministre Bertrand do Mollevillc fut accusé d'avoir favorise cette émigration des ufliciers, de n'avoir pas fait connaître l'état d'abandon dans lequel se trouvait le port de Brest par la défection de quelques chefs, ce dont l'Assemblée ne fut prévenue que par les corps administratif. On assure, en effet, qu*ll avait publié, à la date du 14 novembre 4791, qu'aucun officier n'avait quitté son poste, alors qu'il était de notoriété publique que bcauLUUp tiouvaienleiipays étranger; il avait, en outre, doimé un nuinhre excessif de congés.

Tous ces griefs ayant été exposes au roi , celui-ci répondit ça'en réalité nulle violation de la loi ne lui était signalée; <iall avait, par ailleurs , des preuves certaines du zèle et de b capacité de son ministre.

À la revue du l** octobre 4794 , 5 capitaines de vaisseau et 68 lieutenants manquèrent à l'appel.

A celle du 20 novembre 1791, 6 capiLaincs de vaisseau, 300 lieutenants manquèrent, au port de Brest seulement.

La Goste, ancien commissaire civil aux iles du Vent, fut nommé ministre de la marine le 45 mars 4792.

Une troisième revue des officiers, passée dans les ports, le 45 mars 4799, sur la demande spéciale des clubs de Brest, constata qu'il y avait, dans un seul port, 259 of liciers absents illégalement.

Le 31 mai 1792, le corps des ( anonniers-matelots fut remplacé par celui de l'artillerie de marine

La Goste ({uitta le ministère le âO juillet 4792 et fut remplacé par le vicomte du Bouchage ; mais ce dernier, qui ne resta que peu de jours en fonctions, fut remplacé lui-itiéme.

le lendemain de la prise des Tuileries , par le savant Monge, leqvet, 4e l'aTea de tous les historiens, fut le ministre le plas médiocre de tous ceux qui se suooédèôeiA pendant la révo- Intîon.

Après la mémorable journée du 10 août 4792, des mesures radicales furent pri:>es pdtr la réorganisation des corps civils et militaires.

Le 44 août 1792) on décréta que tout Français recevant un traitement prêterait serment de fidélité à la nation.

Le 30 août 470â, on destitua tous ceux des fonctionnaires qui avaient un père ou un fils émigré.

Le 47 septembre 4792, TAssmUée législative, à la veille de se dissoudre, organibu sur de nouvelles bases le cx)rps des officiers de marine. Nul ne pouvait faire partie de la nouvelle formation s'il ne prouvait qu'il avait toujours séjourné en France depuis le 45 novembre de l'année précédente.

Enfin, le S4 septembre 479S| la Convention nationale décréta que la royauté était abolie à jamais en France et proclama la république.

Une guerre sanglante et générale était imminente.

La Convention ne trouva que des vaisseaux mal entretenus, mal armes ; les arsenaux étaient presque vides, le matériel magniGque des beaux, jours de Louis XVI usé ; Targent rare^ les capitaines expérimentés absents, émigrés, détenus, morts, assassinés. Notre patrie ne dut compter que sur les bras de ses vigoureux enfants, novices au métier de la mer, sur leur courage et leur audace, qualités qui ne firent jamais défaut sur la terre des Gaules.

CHAPITBE n.

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