A. LAISANT
Ëiaminaleur n a I'ÉcqIb poljlBchniqn»,
La Mathématique
Philosophie — Enseignement
« Duns la première p»rlte, la plus longue de l'ouvruge, l'aulenr cherche à déGnir cet objet multiple, variable à l'iallni, quv la Malhémntique doit étudier, et à élever une clasaiiicalion des scienaes niathcmaliqiics qui soit sensible m eut d'accord avec la tradition et qui soit juBtifice par la uature des quesliona que chacune d'elles étudie.
n Toute la deuxième partie de l'ouvrage est pleine do réfleiioas iagénieuses. iutéressautes, qui ne peuvent manquer d'être profitables â la classe nombreuse des étudiants qui, sans avoir encore approfoodi aucun point de la science roalhématique, ont cependant sur les principales parties de cette science des notions déyi. étendues. Je signalerai plus particulièrement, et pour les louer sans réserve, les idées de l'auteur sur les nombres iacomajensurables, ni^gatifs et imaginaires et celles qu'il développe à propos d'une opération générale,
Scut-ètrc uu peu trop négligée aujourd'hui et qu'il désigne par cette icuEion ; retour de l alislrait au concret.
Dans la troisième partie
a 1. 'auteur affirme que toute intelligence moyenne est apte ii recueillir un enseignement mathématique assez complet pour être ulUisé à un grand nombre de pointa de vue et pour assurer à celui qui le possède des idées raisonnables sur toute cette science mathématique jugée si faussement et si médiocrement aujourd'hui par l'immense majorité de cens qui font cependant partie de In clnsse éclairée de la nation ; il pense que l'on ne saurait commencer trop tAt cet enseignement, qu'il y a tout avantage à en mener de front les
I diverses parties, arithmétique, algèbre et géométrie, cl qu'il vaut mieux ne rien faire du tout que de consacrer une classe unique de une heure e[ demie par semaine à développer un tel programme; il croit que pour cet enseignement, comme pour tout autre it'nitleure, il faut de la continuité dans les efforts, le temps matériel de revenir au besoin en arrière, de reprendre les points diffieiles et de les illustrer par des exemples jusqu'à ce qu'ils se soient gravés dans l'esprit de l'élève. « Il faut savoir gré à M. Laisant d'avoir appelé l'attention sur ce point capital. Si son livre devait être uu des facteurs essentiels d'une réforme désirable ù tant de points de vue, l'auteur pourrait se vanter, non seulement d'avoir écrit dans un style éloquent et clair un livre intéressant el instructif, mais encore d'avoir rendu un éminent service à. on pays «. E. H.
a^ Ceornes CABRÉ el C. NAUD, ÉàUeu
TABLE DES MATIERES
IwTKOiiufiTtO!! : CorDctèrei de cet ouvrage. — Ln Mnthéniolii{iii'. — Philosophie. — EnBeij-iiemBOt, — Plun général, — Obaervutîun finale.