LES ARABES
formé sur les deux segments de la base est connu, la ligne sera donnée de position.
Lorsqu'on a deux cercles connus de grandeur et de position, et qu'on trace une droite tangente aux dtvux cercles, cette droite est déterminée en grandeur et on position.
Bien qu'on puisse encore citer quelques noms de mathématiciens, tels, par exemple, celui d'ABO-AL-GEUL qui composa un livre sur les Sections coniques, la belle période de TEcole arabe s'arrête là. Aucun des derniers professeurs de Bagdad n'a apporté un progrès digne d'attention, et nous allons étudier maintenant l'influence de la Science musulmane sur les études mathématiques en Europe.
GIIAPITUE X
Les Mathématiques en Occident au moyen âge. Influence des Arabes.
Dans les chapitres précédents nous avons suivi à travers les â^^es la filiation des idées mathématiques depuis FAntiquité gréco-égyptienne jus([u'aux IIin(h)us et aux Mahométans. Nous nous proposons de montrer maintenant dans quel degré d'ignorance vécut TOccident latin, qui ne sortit de sa barbarie qu'après huit siècles d'obscurité intellectuelle, grûce aux Arabes d'Espagne.
Pendant que la civilisation mulsumane atteignait son apogée, la Mathématique était de plus en plus délaissée en Europe. Alcuix, le conseiller de Charlemagne, dans ses Propositioiies arithnieticœ résolut quelques problèmes dans le genre de ceux imaginés par Diophante, mais il n'alla pas plus loin. Une ligure plus intéressante de cette périothr l'ut le moine Gehbert, qui naquit dans la capitale de l'Auvergne en 940. Sa ramille était si pauvre (ju'il ne dut qu'à la charité publi(|ue de pouvoir Caire son éducation au monastère de Saint-Ciérauld, à Aurillac. Il entra dans les ordres de Tort bonne heure, et l'ut ennnené en Espagne par le comte de Barcelone. Puis après il se rendit à Uome où le pape Jean XUl, fasciné par son érudition, si rare au milieu de l'ignorance grossière du temps, le nomma abbé de Bobbio. C'est là qu'il établit une école dont la réputation se