H. LE GH ATELIER
(I vol., iiO p ..fi.i Professeur de Chimie inioi>ralu au CulièKo «lu France,
Cartonnage toile anglaise. lagénieur en chef au corps dns Min«)w,
Prix : S francs. ot
O. BOUDOUARD
Préparateur au Collège de France.
Mesure des
Températures élevées
Los auteurs se sont proposé de passer rapidement en revue les différentes méthodes pyrométriques (c'est-à-dire thermométriques utilisables aux températures élevées), dont l'emploi peut être avantageux dans telle ou telle circonstance ; il décrivent ensuite plus en détail chacune d'elles et discutent les conditions de leur emploi Mais, avant tout, ils précisent dans quelles limites les différentes échelles peuvent être repérées par rapport à celle du thermomètre normal à gaz; c'est rinsuffisance de ce repérage qui, aujourd'hui encore, est la cause des erreurs les plus importantes dans la mesure des températures élevées. L'abondance des vues originales sur un sujet qui intéresse particulièrement la grande industrie rend la lecture de cet ouvrage indispensable à tous les ingénieurs des usines, fonderies, haut fourneaux et, en général, à tous ceux qu'une question aussi importante est à même d'intéresser au double point de vue théorique et pratique.
Il n'existait pas jusqu'à présent d'ouvrage complet sur la détermination des températures élevées, question intéressante au plus haut degré, aussi bien au point de vue scientifique qu'au point de vue industriel. L'ouvrage de MM. Le Chatelier et Boudouard sera donc favorablement accueilli. L'historique de la question se trouve résumé dans l'introduction, où les auteurs passent en revue les différentes échelles thermométriques employées, comparent les valeurs obtenues pour les points fixés par différents auteurs et donnent la liste des principales
méthodes pouvant avoir un intérêt pratique Dans leur conclusion,
les auteurs montrent quels sont les points dont l'étude parait la plus urgente pour faire progresser notre connaissance des températures élevées. En terminant, MM. Le Chatelier et Boudouard font voir la relation étroite qui doit exister entre les recherches de laboratoire et les essais industriels, et indiquent les principales découvertes résultant de cette entente entre le savant et l'industriel. A. B.
{Bulletin de C A»80cialion ani'cale des anciens Elèves de r École de Physique et Chimie. Mai 1900.)
Nous ne pouvons songer à signaler tous les détails d un travail de cette importance; le nom seul de M. Le Chatelier, dont la compétence dans la matière est universellement reconnue, suffît pour recommander cet ouvrage à l'attention des savants et des industriels. J. W.
[Bulletin de C Association belge des chimistes. Juin 1900.)
C&TAL. BiBL. oÉKÉa. Ms Saivcss. 3*
26 Georges CARRÉ et C. NAUD, Éditeurs, 3. rue Racine, Paris.
TABLE DES MATIERES
Introduction.
Échelles thermométriques. — Points fixes. — Pyromètres.
Échelles normales des températures: Lois de Mariotte et Gay-Lussac.
— Thermomètres à gaz. — Expériences de Regnault. — Echelle normale des températures. — Échelle thermodynamique.
Thermomètre normal : Thermomètre de Sèvres. — Thermomètre de L. Callendar. — Thermomètre pour la haute température.
Pyromètre a gaz : Matière du réservoir. — Corrections et causes d'erreur : Thermomètre à volume constant. — Thermomètre à pression constante. — Thermomètre voluménomètre. — Résultats expérimentaux. — Expériences de Pouillet. — Expériences de E. Becquerel. — Expériences de Sainte-Glaire- Deville et Troost. — Expériences de VioUe. — Expériences de Maillard et Le Ghâtelier. — Expériences de Barus. — Expériences de Holborn et Wien. — Programme d'expériences. — Procédés indirects : Méthode de Grafts et Mayer.
— Méthode de H. Sainte-Glaire-Deville. — Méthode de H. Berthelot. — Points fixes : Soufre. — Zinc. — Or. — Argent. — Platine. — Sels métalliques. — Tableau des points fixes.
Pyromètre calorimétrique : Principe. — Ghoix du métal : Platine. — Fer. — Nickel. — Calorimètres. — Précision des mesures. — Conditions d'emploi.
Pyromètre par retrait (Wedgwood).
Montres fusibles (Seger).
Pyromètre a résistance électrique Principe. — Recherches de
Siemens. — Recherches de Callendar et Griffith. — Recherches d'Holborn et Wien. — Loi de variation de la résistance du platine. — Dispositif expérimental. — Conditions d'emploi.
Pyromètre a radiation calorifique Principe. — Expériences de
Pouillet. — Expériences de VioUe. — Expériences de Rosetti. — Expériences de Wilson et Gray. — Expériences de Langley. — Conditions d'emploi.
Pyromètre a radiation lumineuse : Principe. — Lois de Kirchoff : Mesure de l'intensité totale de la radiation. — Mesure de l'intensité d'une radiation simple : Photomètre de H. Le Châtelier. — Réglage de l'appareil. — Mesures.
— Détails d'une expérience. — Graduation. — Conditions d'emploi. — Mesures de l'intensité relative de radiations différentes : Emploi de l'œil seul.
— Emploi du verre de Cobalt. — Lunette Mesuré et Nouel. — Pyromètre de M. Crova.
Pyromètre thermo-électrique : Principe. — Expériences de Becquerel, Pouillet, Regnault. — Expériences de H. Le Châtelier : Hétérogénéité des fils.
— Ghoix du couple. — Procédés des mesures électriques : Méthode par apposition. — Méthodes galvanométriques. — Résistance des couples. — Galvanomètres. — Différents types de galvanomètres. — Disposition des fils du couple. — Jonction des fils. — Isolement et protection. — Soudure froide. — Qraduation : Formule. — Points fixes. — Résultats d'expériences.
Pyromètres enregistreurs : Pyromètre enregistreur à gax. — Pyromètre enregistreur à résistance électrique. — Pyromètre enregistreur thermoélectrique. — Enregistrement discontinu. — Enregistrement continu.
CONCLUSIOIf.
Georges CARRÉ et C. NAUD, Éditeurs, 3, rue Racine, Paris.
(i vol.. 2UU p.. is ûg.) George* MAUPIN
CartoDiiag» toile anglaise. l.iceocW es science» mathématiqoea et phyaiqu««.
Prix : O Creocs. Membre de la Société Mathématique de Praoee.
Opinions et Curiosités
touchant la Mathématique
Pendant les XVI*, XVII« et XVm* siècles
Quelles opinions avaient de l'utilité des mathématiques dans les siècles précédents non seulement les savants, mais surtout les faiseurs de livres et môme les ignorants? Quels avantages pensait-on en retirer pour Téducation; quelle liaison singulière voulait-on établir entre la doctrine mathématique et la religion? Voilà ce qui est traité dans ce volume. En donnant des extraits curieux et piquants des auteurs qu'il cite, M. Maupin ne s'est permis d'y ajouter que de brefs commentaires et de courtes notes biographiques, ne voulant rien ôter de leur caractère aux textes mentionnés. Ajoutons que ce n'est pas là un ouvrage savant et que, dans ses parties les plus saillantes, on s'est efforcé de le rendre intelligible à tous ceux qui ont en mathématiques des connaissances moyennes. Ce livre a, par ailleurs, un côté documentaire qui séduira les personnes qu'intéresse l'évolution de l'esprit mathématique à travers les graves querelles d'écoles et les discussions brûlantes des dogmatistes. — Les mathématiciens trouveront un vif intérêt à cette excursion rétrospective dans le domaine de la géométrie, et les curieux, que n'effrayent pas les soutenances imprévues, prendront plaisir à l'intervention des mathématiques dans le dogme de la Présence réelle. — D'autre part, le volume de M. Maupin, en tout décidément instructif, nous donne en manière d'actualité, des aperçus originaux sur ce que
f>ensaient de l'utilité du latin dans l'enseignement les maîtres d'autreois. — Bien des idées que nous émettons aujourd'hui sur ce sujet sont, à la vérité, celles d'hier et nous devons au livre de M. Maupin la satisfaction de l'apprendre.
TABLE DES MATIÈRES
Chap. I. — La géométrie d'Oronce Fine : sa quadrature du cercle (i556).
Ghap. II. — Quadrature du cercle par un noble chanoine, philosophe et poète (Charles de Bovelles, chanoine de Noyon, i566).
CuAP. III. — « Comme nostre esprit s'empesche soy-mesmes » (Montaigne, i58o).
Chap. IV. — L'art de médecine. — L'art de géométrie (Fioravanti de Bologne, i586).
Chap. V. — Ruse de l'historien juif Josèphe. — Quadrature du cercle (le P. Jean Leuréchon, i6a4).
Chap. VI. — Aires de certains segments du cercle (l'éditeur Frobenius, 1627).
Chap. VII. — Réfutation de la quadrature du cercle donnée par Simon a qtiercu en i584. — Avantages ^u'il y aurait à enseigner les mathématiques en français et à supprimer le latin dans les collèges (J.-A. Le Tenneur, 1640).
Chap. VIII. — « Où il est prouvé par exemple que, si l'entant n'a pas l'esprit et la disposition aue demande la science qu'il veut apprendre, c est en vain qu'il escoute de Dons Maîtres, qu'il a beaucoup de livres et qu'il travaille toute sa vie. » (Jean Huarte, médecin espagnol, 1645^
Chap. IX. — L'esprit de géométrie et l'esprit de finesse (Pascal).
Chap. X. — Modeste épître au lecteur. — Merveilles des mathématiques (René François, prédicateur du Roy, 1657).
28 Georges CARRE et C. NAUD, Éditeurs, 3, rue Racine, Paris.
Ghap. XI. — Du point géométrique. — Histoires de sorciers. — S'il est expédient aux femmes d'être savantes (Académie française, année 1667).
Ghap. Xll. — La géométrie de Port-Ro^al. — Orgueil des géomètres. — .\vantage8 de la géométrie pour l'éducation, — Définitions d'Euclide. — Démonstrations par l'absurde (Antoine Arnaud, Nicole, 1667).
Ghap. XIII. — Barrême l'arithméticien. — Dédicace en vers de son œuvre (Barrême, 1671 et 1673).
Ghap. XIV. — Preuve de l'existence de Dieu tirée de la considération de» espaces asymptotiques (le jésuite Pardies, 1673).
Ghap. XV. — La géométrie françoise (quadrature du cercle) (De Beaulieu, ingénieur, 1676).
Ghap. XVI. — Essence divine du point géométrique. — Vertus du dattier, du figuier, de l'olivier (le R. P. Léon, 1679).
Ghap. XVII. — Les opinions religieuses d'un professeur de mathématiques sous Louis XIV. — Editeurs et auteurs (Rohault, œuvres posthumes, 1682).
Ghap. XVIII. — A quel âge il faut apprendre l'arithmétique et la géométrie. — Etudes qui conviennent aux femmes (M* Glaude Fleury, abbé du Loc-Dieu, 1686).
Ghap. XIX. — Les mathématiques modèrent les passions. — Leur introduction à l'Université d'Angers (Prestet, prêtre, 1689).
Ghap. XX. — Résolution sur le jeu de hasard, faite en Sorbonne le îS juin 1697.
Ghap. XXI. — Les mathématiques et le salut de l'âme (de Neuveglise, prêtre, 1700).
Ghap. XXII. — Les mathématiques, la mathématique. — Enseignement de la philosophie dans l'Université de Paris (le P. Lamy, 1706).
Ghap. XXIII. — La contrefaçon des livres de Paris en 1706 (Jean Richard).
Ghap. XXIV. — Essai de quadrature du cercle par la courbe de Dinostrate (Remy Baudemont, 1712).
Ghap. XXV. — Problèmes curieux sur les combinaisons (Ozanam, 1725).
Ghap. XXVI. — Danger social de l'éducation monastique. — Inconvénients de l'enseignement des collèges. — Nécessité de commencer tôt l'étude des mathématiques (La Ghalotais, 1763).
Ghap. XXVII. — Les mathématiques et les Pères de 1 Église. — Du plaisir spirituel que donne l'étude de la géométrie. — Une méthode pour calculer % (le P. Lnmy, de l'Oratoire, 1731 et 1738).
Ghap. XXVIII. — Introduction des mathématiques dans les classes de philosophie de 1 Université de Paris (Rivard, professeur en l'Université (1738).
Ghap. XXIX. — Sauveur et M"* de La Sablière. — Opinion de Bossuet sur la médecine, d'après Fontenelle. — Démonstration du carré de l'hypoténuse (Sauveur, édition posthume, 1753).
Ghap. XXX. — Dispositions naturelles des jeunes enfants pour les mathématiques. Gette étude fortifie leur raisonnement et les rend dans lu Huite aptes ù commander (l'abbé de la Ghappelle, censeur royal, 1743 et 1756).
Ghap. XXXI. — Un géomètre n'est pas forcément dénué de sens commun.
— Du raisonnement géométrique. — Défectuosité des livres de géométrie. — Sécheresse d'esprit des mathématiciens (d'Alembert, 1768 et 1759).
Ghap. XXXII. — Fénelon, Bossuet et les mathématiques. — Théorèmes de
Varigiion sur la Présence réelle (d'après d'Alembert, Gondorcet, le P.Nicéron).
Ghap. XXXIII. — L'art d'enseigner. — Manque de savoir-vivre de l'écolier.
— Danger des longs sermons. — Ruse d'auteur (l'abbé de la Ghappelle, 1763). Ghap. XXXIV. — Essai de quadrature du cercle tenté bous rinvocation
du Saint-Esprit (De Vuusenville, 1771).
Ghap. XXXV. — Lettres à une jolie femme sur le cadastre (D. de V., 1814).
Ghap. XXXVI. — Note relative ù l'étal des mathématiques avant le xvr siècle et à l'Université de Paris.
Ghap. XXXVII. — Note sur Gharles de Bovelles : ses relations avec Oroncc Fine et avec Loflfroi, ubbé d'Ourscump.
Georges CARRÉ et C. NAUD, Éditeurs, 3, me Racine, Paris. .49
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(lvol..ii5p.,12ttg.) C. PAGES
Cartonnage toile anglaise. Vélérioairo do Pari» ot du département
I>H.x : 6 francs. , de- la Seine,
Docteur .en médecine. Docteur es sciencos.
Méthodes pratiques en Zootechnie
Dans cet ouvrage, l'auteur a poursuivi un triple but : i® faire romiiiîf !•»• à tous ceux qui désirent acquérir une instruction supérieure (Il (M'n»' matière ce que la Zootechnie a de définitivement acquis ; — a*» montrer aux hygiénistes les grands progrès accomplis dans l'élevage des animaux en leur indiquant tout le bénéfice qu'on peut en tirer pour l'homme; — 3o apaiser le conflit qui existe, dans l'industrie de la vie, entre les théoriciens et les praticiens, et prouver, par la systématisation des observations empiriques, que ces derniers ont le plus souvent raison.
La première partie est consacrée à la Zootechnie générale : on y trouvera sur l'habitation, l'entraînement, l'alimentation, etc., nombre de renseignements nouveaux. La deuxième partie traite des diverses opérations zootechniques, d abord d'une manière générale, ensuite spécialement. Non seulement l'auteur a étudié les animaux de boucherie et les animaux moteurs, les seuls qui ont paru intéresser jusqu'ici les zootechniciens, mais encore les animaux affectueux et gardiens, tout en accordant aux premiers les plus grands développements. On y trouvera sur l'engraissement, sur l'élevage des animaux de sang, sur le chien de garde, sur les animaux de combat, des observations pratiques très importantes dont personne jusqu'ici n'avait parlé.
{L Éleveur).
Nous avons lu et relu cet excellent livre, il nous apprend beaucoup sans fatigue, les faits y sont exposés avec tant de sobriété et de clarté qu'il semble que chaque phrase porte, que chaque mot était bien le mot indispensable et celui qui convenait, et nous engageons vivement nos lecteurs à se procurer ce nouvel ouvrage d'un auteur dont nous avions parlé avec grands éloges à propos de ses recherches sur le lait et les femelles laitières.
{La Laiterie).
3o Georges CARRÉ et C. NAUD, Éditeurs, 3, rue Racine, Paris.
TABLE DES MATIERES