chapitre ii. — l'école pythagoricienne
du lieu d'observation), et en prenant la demi- différence des mêmes altitudes, il obtenait l'inclinaison de l'écliptique sur l'équateur. On a des raisons sérieuses de croire qu'il détermina effectivement la latitude de Sparte, mais quant à affirmer qu'il fit réellement les autres opérations astronomiques dont nous venons de parler, la question est plus douteuse.
Il est inutile de nous arrêter plus longtemps ici sur les successeurs de Thaïes. L'Ecole qu'il avait fondée continua à prospérer jusqu'environ — 4oo, mais avec le temps, ses membres s'occupèrent de plus en plus de philosophie et négligèrent les mathématiques. Nous savons très peu de chose sur les mathématiciens qui en sortirent, mais ils semblent s'être particulièrement intéressés à l'astronomie. Ils contribuèrent fort peu au développement ultérieur des mathématiques en Grèce qui se produisit presqu'entièrement sous l'influence des Pythagoriciens ; non seulement ces derniers donnèrent une extension considérable à la science géométrique, mais encore ils créèrent la science des nombres.
Si Thaïes fut le premier qui sut attirer l'attention générale sur la géométrie, c'est, suivant Proclus qui cite d'après Eudème, Pythagore qui « transforma l'étude de la géométrie dont il fit un enseignement libéral, car il remonta aux principes supérieurs et rechercha les problèmes abstraitement et par l'intelligence pure ».
C'est en conséquence sur Pythagore que nous allons maintenant porter notre attention.