‹ Histoire des mathématiquesChapitre 157 sur 334 · CHAPITRE XIÏ. ORIGINE DES SYMBOLES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIÏ. ORIGINE DES SYMBOLES

spéciaux ; nous pouvons cependant ajouter à ce paragraphe les quelques lignes qui suivent, contenant tout ce que nous avons pu recueillir sur le sujet. La division sexagésimale des angles nous vient des Babyloniens par l'intermédiaire des Grecs. L'angle usité •chez les Babyloniens était l'angle du triangle équilatéral ; suivant leur pratique usuelle cet angle était divisé en 60 parties égales ou degrés, un degré était subdivisé en 60 parties égales ou minutes, et ainsi de suite : on a dit que 60 avait été pris comme la base du système afin que le nombre de degrés correspondant à la circonférence d'un cercle fut le même que le nombre de jours de Tannée, lequel, d'après les renseignements que l'on possède, était de 36o (tout au moins en pratique).

Le mot sinus fut employé par Regiomontanus et il avait été •emprunté aux Arabes : les termes sécante et tangente ont été introduits par Thomas Finck (né en Danemark en 1 56 1 et mort en 1 646) dans sa Geometriœ Rotundi, Bâle 1 583 : le mot cosécante fut (pensons-nous) employé pour la première fois par Rhéticus dans «on Opus Palatinum, 1596 : les termes cosinus et cotangente furent employés par E. Gunter dans son Canon Triangulorum, Londres, 1620. Les abréviations sin.9 tan., sec.t furent usités en 1626 par Girard, et celles de cos, et cot, par Oughtred en 1657 ; mais ces contractions ne devinrent d'un usage général que lorsqu'Euler les eut ré-introduites en 17/18. L'idée des fonctions tri— gonométrîques appartient à Jean Bernoulli, et elle fut développée •en 17.48 par Euler dans son Introductio in Analysin Infinitorum.

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