DE LA MECANIQUE
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SI^^SKgCfl^î^B^^J. Quetelet. Bruxelles, 1866,
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ne contienne que des résultats déjà antérieurement connus : on y trouve énoncés quelques théorèmes de perspective.
C'est cependant son ouvrage Statique et Hydrostatique publié (en flamand) à Leyde, en 1086, qui a fait sa réputation. Dans ce livre il énonce la règle du triangle des forces, théorème qui, d'après quelques-uns, aurait été trouvé pour la première fois par Léonard de Vinci. Stevin le regarde comme la proposition fondamentale de son ouvrage; antérieurement à la publication de cet ouvrage la statique reposait sur la théorie du levier ; puis on montra la possibilité de représenter les forces par des lignes droites, ce qui permit de ramener plusieurs théorèmes à des propositions géométriques, et en particulier, d'obtenir ainsi une démonstration du parallélogramme des forces (proposition équivalente à celle du triangle des forces). Stevin manque de clarté dans l'arrangement de ses diverses propositions ou dans leurs conséquences logiques, et l'exposition nouvelle du sujet ne fut définitivement arrêtée que lors de la publication, en 1687, des ouvrages de Varignon sur la mécanique. Stevin détermina également la force qu'il est nécessaire de faire agir le long de la ligne de plus grande pente pour maintenir un corps pesant sur un plan incliné — problème dont la solution avait été longtemps discutée. — Plus tard il établit la distinction entre l'équilibre stable et instable. En hydrostatique il examina les questions relatives à la pression exercée par un fluide, et donna l'explication du paradoxe dit hydrostatique.
Sa méthode (*) pour déterminer la composante d'une force suivant une direction donnée, dans le cas du poids reposant sur un plan incliné fournit un exemple qui mérite d'être cité.
Il prend un coin ABC dont la base AC est horizontale (et dont les côtés BA, BC sont dans le rapport de 2 à 1). Un fil reliant ud certain nombre de petits poids égaux et équidistants est placé sur sur le coin comme le représente la figure 3o, de telle sorte que le nombre des poids reposant sur B\ est au nombre de ceux reposant sur BC dans la même proportion que BA à BC (ceci est toujours possible si les dimensions du coin sont choisies convenablement en plaçant quatre poids sur BA et deux sur BC). Noua pouvons, sans rien enlever à la force de son raisonnement, remplacer
(*) Hypomnemata Mathemalica, vol. IV, de Slalica, prop. 19.
S te vin était quelque peu dogmatique dans ses raisonnements,. et ne permettait à personne d'avoir un avis contraire, « et quant à ceux » dit-il dans un endroit « qui ne peuvent comprendre cela, que l'auteur de la nature ait pitié de leurs yeux infortunés, car la faute n'en est pas au raisonnement, mais à la vue qui leur manque et que nous ne pouvons leur donner » .
Galilée (i). — De même que le traitement moderne de la statique trouve son origine dans Stevin, de même les fondements de la dynamique sont dûs à Galilée. Galileo Galllei naquit à Pise le 18 février i56/i, et mourut non loin de Florence, le 8 janvier i64a»
(*) Voir la biographie de Gaulée par T. H. Martin. Paris, 1868. Il existe également une vie de Gaulée, par Sir David Brewstbr. Londres, i84i ; et une longue nolicc par Libiu dans le quatrième volume de son Histoire des-