CHAPITRE XIII. DÉVELOPPEMENT DE LA MÉCANIQUE
les poids par une chaîne d'un poids uniforme TSLVT. Il fait observer qu'une pareille chaîne se maintiendra au repos, car s'il n'en * était pas ainsi, on pourrait obtenir un mouvement perpétuel. Ainsi l'effet dans la direction BÀ du poids de la portion TS de la chaîne ? doit équilibrer l'effet dans la direction BC du poids de la portion TV '^ de la chaîne. Bien entendu la direction BC peut être verticale et, dans ce cas, le raisonnement précédent revient à dire que l'effet * suivant la direction BÀ du poids de la portion de chaîne reposant sur ce côté est diminué dans le rapport de BC à BÀ ; en d'autres* J5 termes, si un poids P s'appuie sur un plan incliné faisant avec ?: l'horizon un angle a, la composante de P suivant la ligne de plu* -| grande pente est égale à P sin a. *^
Son père, descendant d'une vieille et noble famille Florentine, ^tait lui-même un mathématicien passable et un bon musicien. Galilée fut élevé au monastère de Vallombrosa, où ses talents littéraires et son ingéniosité en mécanique attirèrent beaucoup l'attention sur lui. En 1080 on lui persuada de faire son noviciat dans les ordres, mais son père, qui le destinait à la médecine, le retira aussitôt et l'envoya en i58i à l'université de Pise. Ce fut là qu'il constata que la grosse lampe de bronze, qui est encore suspendue à la voûte de la Cathédrale, effectuait ses oscillations dans des temps égaux, quelle que fut leur amplitude, grande ou petite — fait qu'il vérifia en comptant les pulsations de son pouls. Jusque là il n'avait pas étudié les mathématiques, mais un jour ayant entendu par hasard une leçon sur la géométrie, cette science lui parut si attrayante que depuis lors il consacra à son étude tous ses loisirs, et obtint finalement l'autorisation d'abandonner la médecine. Il quitta l'université en 1086 et presque immédiatement se livra à des recherches personnelles.
En 1687 il donna la description de la balance hydrostatique, et en i588 il publia un essai sur les centres de gravité des solides. La réputation que lui valurent ces deux ouvrages lui fit accorder la chaire de mathématiques à Pise, dont les émoluments étaient très faibles, comme c'était alors le cas pour la plupart des professorats. Pendant les trois années qui suivirent il fit, à la Tour penchée, cette série d'expériences sur la chute des corps sur lesquelles reposent les premiers principes de la dynamique. Malheureusement la manière dont il fit connaître ses découvertes et le ridicule qu'il jeta sur ceux qui ne partageaient pas ses idées, provoqua contre lui une animosité assez naturelle, et en 1091 il fut obligé d'abandonner sa position.
A cette époque il semble avoir été dans une grande gène. Cependant des influences agirent en sa faveur auprès du Sénat Vénitien et il fut nommé professeur à Padoue, où il exerça pendant dix-huit ans (1592-1610).
*Science$ mathématiques en Italie. Une édition des œuvres de Galilée fut publiée en 16 volumes, par E. Aldéri. Florence, i84a-i856. Un grand nombre de ses
•lettres sur divers sujets mathématiques ont été découvertes depuis, et une nouvelle édition plus complète est actuellement en cours de publication (10 volumes
<j>arus) sous les auspices du gouvernement Italien, Florence, 1890, etc.