CHAPITRE XVI. LA Y1E ET LES TRAVAUX o'iSAAC ÏIBWTOît S
des principes tic la mécanique, la création de l'astronomie physique, ot l'établissement de la loi de la gravitation universelle sont entièrement son œuvre et furent exposés pour la première ibis dans le mêmeoûvrage. En particulier, les questions relatives au mouvement de la terre et de la lune furent étudiées aussi complètement qu'il était alors possible de le faire. Il créa la théorie de l'hydrodynamique dans le second livre des Principia et perfectionna considérablement la théorie de l'hydrostatique étudiée, peut-on dire, pour la première fois» dans les temps modernes, par Pascal. La théorie de la propagation des ondes, et en particulier, son application à la détermination de la vitesse du son, est due à Newton et fut publiée en 1687. En optique géométrique, il donna, entre autres choses, l'explication de la décompositon de la lumière et la théorie de l'arc en ciel ; il inventa le télescope réflecteur qui porte son nom et le sextant. En optique physique, il proposa et développa la théorie de l'émission de la lumière.
L'énumération qui précède ne contient pas la liste complète des sujets étudiés par Newton, mais elle suffit à montrer la place importante qu'il occupe dans l'histoire des mathématiques. Quant à ses écrits et à leurs conséquences, il nous semble suffisant de citer les remarques faites par deux ou trois des savants qui, par la suite, abordèrent les sujets traités dans les Principia. Lagrange parlait des Principia comme de la production la plus remarquable du génie humain, et il disait qu'il était ébloui en présence d'un tel exemple de ce que l'intelligence humaine pouvait produire. En parlant de ses propres écrits et de ceux de Laplace, une de ses remarques favorites était que, non seulement Newton devait être considéré comme le génie le plus vaste qui eût jamais existé mais encore comme le plus fortuné ; et en effet, comme il n'existe qu'un seul univers, il n'avait pu être donné qu'à un seul homme, dans l'histoire du monde, d'interpréter ses lois. Laplace, quiest en général très peu prodigue de louanges, fait une exception en faveur de Newton, et on a souvent reproduit ses paroles lorsqu'il énumérait les causes qui « assureront toujours aux Principia le premier rang parmi toutes les productions du génie humain ». L'hommage rendu par Gauss est non moins remarquable : pour les autres grands mathématiciens ou philosophes, il se servait des épithètes magnus ou claras ou encore clarissimus ; avec le nom de Newton seul il emploie
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le mot summus. Enfin Biotqui a étudié d'une façon toute spéciale les œuvres de Newton résume ses remarques par ces mots « comme géomètre et comme expérimentateur, Newton est sans égal ; par la réunion de ces deux genres de génie, à leur plus haut degré, il est sans exemple. »