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CHAPITRE XVIII. DÉVELOPPEMENT DE l'àNALYSE, ETC. Il

fait, ces deux mathématiciens vécurent ensemble à Helmstad pendant Tannée 1798, lorsque Gauss, eut fini ses cours universitaires. L'œuvre capitale de Pfafffut ses Disquisitiones Analylicœ, ouvrage inachevé sur le calcul intégral publié en 1797 ; et ses plus importants mémoires traitent soit du calcul différentiel, soit des équations différentielles : sur ce dernier sujet, sa note lue devant l'Académie de Berlin, en 181/I, est remarquable.

* Agnesi. — Marie-Gaétane Agnesi naquit à Milan en 17 18 et mourut en 1799. Elle était douée d'une remarquable facilité pour les mathématiques. Elle suppléa son père dans sa chaire de mathématiques à Bologne. Elle publia plusieurs ouvrages qui furent traduits en français *.

* Lacroix. — Sylvestre-François Lacroix naquit à Paris en 1765 et y mourut en 17^1. Il obtint à dix-sept ans une chaire à l'école des gardes de marine à Rochefort et devint, en 1799, professeur à l'Ecole polytechnique. Il a laissé divers ouvrages estimés, entre autres un Traité de calcul différentiel et intégral en 3 volumes, où il expose la science de son temps *.

* Waring. — Edouard Waring naquit en 1734 et mourut en 1798. Il fut nommé, à vingt-sept ans à la chaire Lucasian, que Newton avait illustrée. Il continua avec bonheur l'œuvre des Bernouilli et d'Euler. Ses principaux travaux «ont : les Miscellanea analytica (1762), Proprietates algebricaram curvarum (1762), Meditationes algebraïcœ (1772), Meditationes analylicœ (1776). 11 donna une formule, qui porte son nom et qui exprime la somme x11 -H yn en fonction, x -h y et de xy *.

* Maliatti. — Jean-François-Joseph Malfatti naquit à Trente en 1731 et mourut à Ferrare à 1807, Il a laissé plusieurs travaux importants : De œqaationibus quadratocubicis diquisitio analytica, où il introduisit l'idée des résolvants ; Memoria sopra uno problema stereometrico, où il s'agit de pratiquer dans un prisme triangulaire trois cavilés cylindriques, telles que les trois cylindres aient même hauteur que le prisme et que leurs volumes soient maximum *.

R. B. — Tome 11. 8

Il4 HISTOIRE DES MATHÉMATIQUES

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