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CHAPITRE XVIII. DÉVELOPPEMENT DE LA PHYSIQUE, ETC

Gavendish ('). — Henry Cavendish naquit à Nice le 10 octobre 1731, et mourut à Londres, le 4 février 1810. Son goût pour les recherches scientifiques et mathématiques prit naissance à Cambridge, où il résida de 17^9 à 1753. Il est surtout célèbre par les expériences qu'il fit en 1798 pour déterminer la densité de la terre par la comparaison de l'attraction terrestre avec celle de deux balles de plomb : il trouva ainsi que la densité de la terre vaut environ cinq fois et demie celle de l'eau. Ces expériences réalisèrent une idée de Jean Michell (1724-1793), membre du collège de la Reine à Cambridge, qui mourut avant d'avoir pu la mettre à exécution.

Rumford (*). — Sir Benjamin Thomson, Comte Rumford, né à Concord le 26 mars 1703 et mort h Auteuil le 21 août 181 5, était de descendance anglaise et combattit avec les royalistes dans la guerre de Sécession, en Amérique. La paix une fois conclue, il s'établit en Angleterre, mais il entra dans la suite au service de la Bavière, où son talent d'organisation le fit grandement apprécier dans les affaires civiles et militaires. Plus tard, il résida de nouveau en Angleterre et y fonda l'Institution Royale. Ses notes ont été communiquées en majeure partie à la Société Royale de Londres ; la plus importante est celle où il montre que la chaleur se convertit en travail, et réciproquement que le travail engendre de la chaleur.

Young (!). — Thomas Young, qui naquit à Milverton le i3 juin 1773 et mourut à Londres le 10 mai 1829, est un des physiciens les plus éminents de son époque. Il fut un enfant prodige versé dans les langues modernes et la littérature, aussi bien que dans les sciences; il conserva toujours ses goûts littéraires et ce fut lui qui, en 181 9, donna le premier l'idée de la méthode permettant de déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens ; on sait

(*) Un récit de sa vie par G. Wjlson se trouve dans le premier volume de la publication de la société Cavendish, Londres, i85i.

Ses Electrical Researches furent éditées par J.-G. Maxwell et publiées à Cambridge en 1879.

(*) Une édition des œuvres de Rumford, préparée par George Ellis et accompagnée d'une biographie, fut publiée par Y Académie américaine des sciences à Boston en 1872.

quel heureux usage en fit J.-F. Champollion. Young se destinait à la médecine et. après avoir suivi des cours à Edimbourg et à Gôt— tingue, il entra au Collège Emmanuel k Cambridge, où il prit ses grades en 1799. Sa carrière comme médecin ne fut pas particulièrement heureuse et sa maxime favorite « qu'un diagnostic médical est simplement une balance de probabilité » n'était pas très goûtée de ses malades, qui demandaient une certitude en échange des honoraires payés. Fort heureusement pour lui, il possédait une grande fortune. Plusieurs mémoires, adressés à diverses sociétés savantes en 1798 et les années suivantes, prouvent qu'il a été un mathématicien de grand talent jlmais les recherches qui l'ont rendu célèbre sont celles où il établit la loi de l'interférence des ondes lumineuses. 11 suggéra ainsi le moyen de surmonter les principales difficultés qui s'étaient opposées jusqu'alors à l'adoption de la théorie des ondulations.

Balton (*). — Un autre savant renommé de la même période fut Jean Dation, qui naquit dans le Cumberland le 5 septembre 1766 et mourut à Manchester le 27 juillet i844. Dalton étudia la tension des vapeurs et la loi de dilatation des gaz soumis à des changements de température. En chimie, il est le créateur de la théorie atomique.

On peut conclure de cet aperçu qu'au commencement du xixc siècle l'Ecole, des physiciens anglais s'intéressait surtout à la science expérimentale. En réalité, aucune théorie satisfaisante ne pouvait être établie sans une observation soigneuse des faits. Les plus éminents physiciens français de la même époque furent Fourier, Poisson, Ampère et Fresnel.

Fourier (3). — Le premier de ceux-ci fut Jean-Baptiste-Joseph Fourier, qui naquit à Auxerre le 21 mars 1768 et mourut à Paris,

f1) Ses œuvres réunies avec un mémoire sur sa vie furent publiées par G. Peacock, 4 volumes, Londres, i855.

(*) Voir l'ouvrage Memoir of Dalton, par R. A. Smith, Londres, i856 ; et la notice de W.-C. Henry dans les Cavendish Society transactions , Londres, i85£.

(3) Une édition de ses œuvres, préparée par G. Darboux, a été publiée en 2 volumes, Paris 1888- 1890.

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