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CHAPITRE III

LES ÉCOLES D'ATHÈNES ET DE CNIDE(') (vers — 420 a — 3oo)

C'est vers la fin du cinquième siècle avant J.-C. qu'Athènes devint le principal centre des études mathématiques. Plusieurs •causes contribuèrent à amener cet événement. Durant ce siècle, Athènes était devenue, par son commerce, et les contributions de -ses alliés, la plus riche cité de la Grèce, et le génie de ses hommes d'Etat en avait fait le centre politique de la péninsule. Si le droit à la suprématie politique lui était contesté par certains Etats, son autorité intellectuelle était acceptée par tous. II n'y avait pas une seule école philosophique qui ne fut représentée à Athènes par un ou plusieurs de ses principaux penseurs, et les idées de la nouvelle science si anciennement étudiée en Asie-Mineure et dans la Grande Grèce, étaient arrivées jusqu'aux Athéniens dans maintes occasions.

Anaxagore. — Parmi les philosophes les plus renommés qui résidaient à Athènes et qui ouvrirent, en quelque sorte, la voie à l'école Athénienne, nous pouvons citer Anaxagore de Clazomène

(') L'histoire de ces Écoles est complètement étudiée dans l'ouvrage d'ÀLuiAii, •Greck Geometry frim Thaïes lo Euclid, Dublin, 1889 ; et par J. Gow dans Greek Maih'matics, Cambridge, i884.

On la trouve aussi dans Cantor, chap. ix, x et xi ; dans IKtikel, pp. 111i56; et dans C \. Bretschjeidbr, Die Géométrie und die Geomeler vor Eakleides, Leipzig, 1870.

Une sérieuse critique des références originales est duc à S. P. Tasser* dans sa Géométrie grecque, Paris, 1887 et dans d'autres mémoires. Voir aussi Le £cien:e Esatle nell'Antica Grecia, Modène, 1898-1900, par le Prof. G. Loria.

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