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CHAPITRE XIX. LES MATHÉMATICIENS AU XIXe SIECLE l

gnance à publier ses travaux peut en partie être attribuée à ce malheureux incident.

La découverte suivante de Gauss se rapporte à une branche tout à lait différente des mathématiques. On avait depuis longtemps remarqué l'absence de toute planète entre Mars et Jupiter où cependant, d'après la loi de Bode, les observateurs devaient s'attendre à en trouver une, mais ce fut en 1801 seulement que la présence de planètes secondaires y fut constatée. La découverte que fit G. Piazzi, de Palerme, d'une petite planète située entre Mars et Jupiter était d'autant plus intéressante qu'elle concordait avec la publication d'un opuscule d'Hegel dans lequel ce dernier critiquait sévèrement les astronomes qui négligeaient trop la philosophie ; cette science, disait-il, leur aurait fait voir de suite qu'il ne peut exister plus de sept planètes ; son étude leur aurait évité de perdre d'une façon ridicule un temps considérable à rechercher ce qui, dans la nature des choses, ne pouvait exister. La nouvelle planète reçut le nom de Cérès, mais elle avait été aperçue dans de telles conditions que le calcul préalable de son orbite paraissait impossible. Les observations faites furent heureusement communiquées à Gauss ; il calcula les éléments de la planète et son analyse prouva qu'il méritait d'être regardé aussi bien comme le premier des astronomes théoriciens que comme le plus grand des « arithméticiens ».

Ces recherches eurent pour effet d'attirer l'altention et lui valurent, en 1807, l'offre qu'il déclina, d'une chaire à Saint- Pétersbourg. La même année il fut nommé Directeur de l'Observatoire de Gottingue et professeur d'Astronomie à l'université de cette ville. Il exerça ces fonctions jusqu'à sa mort et, depuis sa nomination, ne coucha jamais ailleurs que dans son Observatoire, sauf en une seule occasion où il dut se rendre à Berlin pour un congrès scientifique. Ses leçons étaient d'une lucidité remarquable, et parfaites quant à la forme ; on prétend qu'il les consacrait à l'exposition de l'analyse qui l'avait conduit aux divers résultats obtenus dans ses recherches, et qui fait si visiblement défaut dans ses démonstrations écrites ; mais de crainte que ses auditeurs ne perdissent la suite de son exposé, il ne les autorisait pas volontiers à prendre des notes.

Nous avons déjà rapporté les publications de Gauss en 1799,

années qui suivirent 1807, son lr|S>^iriPj^^W|i|^n^||^ris par les travaux de son Obser- ^WôWw^'8 ''S||à Hambourg » « Theoria Motus -BJm&^t'S pj&lttf *P«&j/* I Iqui contribua largement an perfec- K§C&; ^ttttJii'^lïS^1^116 et s lequel figure le prin-

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