CHAPITRE XIX. UL THÉORIE DES FONCTIONS, ETC
sera toujours associée aux noms de G. R. Kirchoff{i 824-1887) de Berlin, de A. J. Angstrôm (i8i4 -1874) d'Upsal, et de sir George G. Stokes de Cambridge, mais elle appartient à l'optique plutôt qu'à l'astronomie. Pour montrer combien était inattendue cette application à l'astronomie, Tappelons ce fait que A. Comte, discutant en 1842 l'étude de la nature, regrettait le temps que quelques astronomes perdaient à observer les étoiles fixes, puisque, disaitîl, on ne pouvait rien apprendre par elles ; et réellement, aurait-on pu croire, il y a tm siècle, qu'il serait possible d'étudier la constitution chimique de ces corps ?
Durant ces dernières années, Tart de la photographie a permis d'étendre encore plus loin le champ des observations astronomiques.
Physique mathématique. — Notre exposition de l'histoire des mathématiques et des autres sciences dans ce siècle, ne serait certainement pas complète, si nous ne faisions allusion aux applications des mathématiques aux nombreux problèmes concernant la chaleur, l'élasticité, la lumière, l'électricité, et tant d'autres sujets se rattachant à la physique. L'histoire de la physique mathématique est d'ailleurs si vaste que nous ne pourrions prétendre l'exposer, lors même qu'elle serait de nature à figurer dans une histoire des mathématiques. Quoi qu'il en soit, nous la considérons comme dépassant les limites que nous nous sommes tracées dans ce chapitre. C'est à regret cependant que nous abandonnons ce sujet parce que l'Ecole dé Cambridge a largement contribué à son développement ; à l'appui de ce que nous avançons, et pour ne donner seulement que deux ou trois exemples, citons les noms de sir George G. Stokes, professeur depuis i848, Lord Kelvin (sir William Thomson), J. Clerk Maxwell, 1831-1879, professeur de 1871 à 1879, Lord Rayleigh, professeur de 1879 à i884, et J.-J. Thomson, professeur depuis 1884. Il est toutefois intéressant de noter que le progrès de nos connaissances en physique est en grande partie dû à l'application des mathématiques et qu'il devient de plus en plus difficile à l'expérimentateur de laisser une trace dans l'histoire de la science, s'il n'est en même temps mathématicien.
* Comme nous l'avons dit à propos de la Mécanique Analytique,
a3a HISTOIRE DES mathématiques
nous bornons nos additions aux Mathématiques pures, de crainte de défigurer l'ouvrage de M. Rouse-Ball.
Nous ne saurions nous empêcher de dire ici, cependant, que des hommes comme Cauchy, comme Fourier, ont joué un rôle aussi considérable dans la Physique mathématique que dans l'Analyse pure : nous l'avons vu précédemment.
Et de même, les Mathématiques pures ont joué un rôle important dans les travaux des grands physiciens modernes qu'ont été Green, Stockes, Kirchhoff, Helmhollz, Riemann, Beltrami, Poincaré, Christoffel, Hugoniot, Bjœrknes, Dini, Betli, Cari et Frantz Neumann, F. Klein, Boussinesq, Gibbs, Duhem, Brillouin, Lord Kelvin. *