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CHAPITRE XIX. LA THÉORIE DES FOSCTIOSS, ETC

tenait compte, le résultat ne serait que la moitié, environ, de <:elui trouvé par Laplace. Plana, Pontécoulant et d'autres astronomes du Continent, nièrent l'exactitude des calculs d'Adams, mais son travail fut vérifié et reconnu exact par Delaunay en France -et Caylcy en Angleterre.

La troisième question liée au nom d'Adams, est sa détermination, en 1867, de l'orbite des Léonides ou étoiles filantes qui lurent particulièrement visibles en novembre i865, et dont la période est d'environ trente-trois ans. H. A. Newton et Yale (i83o- 1896) avaient montré qu'il n'y avait que cinq orbites possibles, Adams calcula la perturbation que produiraient les planètes sur le mouvement du nœud de l'orbite d'un essaim de méléores dans chacun des cas, et trouva que ses résultats concordaient avec l'observation pour une seule des orbites possibles et qu'il y avait désaccord pour les autres. Comme conclusion l'orbite était déterminée.

* Tisserand. — Félix Tisserand naquit le n janvier i8'i5 à Nuits- Saint-Georges, en Bourgogne, et mourut à Paris en 1899. Son père était tonnelier. Elève à l'Ecole normale, il entra bientôt à l'Observatoire de Paris et s'adonna dès lors entièrement à l'étude de l'Astronomie. En 1868, il alla observer à Malacca l'éclipsé totale de soleil, puis fut nommé peu après directeur de l'Observatoire de Toulouse, où il eut comme élèves MM. Bigourdan et Perrotin. Après la mort de Leverrier, Tisserand entra à l'Académie des sciences, obtint en Sorbonne la chaire de mécanique céleste et fut appelé à la direction de l'Observatoire de Paris. Il y résolut, à l'aide de formules de Jacobi, un difficile problème concernant les comètes, et y écrivit son célèbre Traité de mécanique céleste, qui est son oeuvre capitale. *

Les autres astronomes bien connus de ce siècle sont G. A. A. Plana (1781-1894), dont le travail sur le mouvement de la lune a été publié en i832 ; le comte P. G. D. Pontécoulant (1 790-1 871); C. E. Delaunay (18 16 1872), dont les travaux sur la théorie de la lune tracent la meilleure méthode qui ait été encore indiquée pour les recherches analytiques concernant le problème dans son en-

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semble et dont les Tables lunaires, incomplètes, figurent parmi les belles œuvres astronomiques du siècle; P. A. liausen t1} (1795-187^1), directeur de l'Observatoire de Gotha, qui calcula les tables de la Lune publiées à Londres en 1857, tables qui sont encore employées pour la préparation du Nautical Àlmanac, et qui établit les méthodes employées pour la détermination des perturbations lunaires et planétaires.

Parmi les astronomes vivants, nous pouvons citer :G. \\\ Hill qui figurait encore tout récemment dans le personnel de V American Ephemeris et qui, en 1884, détermina les inégalités du mouvement de la lune dues à la non-sphéricité de la terre, recherche qui complétait la théorie de la lune de Delaunay (*). Hill s'est également occupé du mouvement séculaire du périgée de la lune et du périgée des planètes sous certaines conditions, et a écrit sur la théorie analytique du mouvement de Jupiter et de Saturne, en vue de la préparation de tables donnant leurs positions à un instant quelconque donné. Simon Xewcomb, directeur de V American Ephemeris, reprit les observations faites depuis les premières années à Grcenwich, appliqua les résultats à la théorie de la Lune et revisa les tables d'Hansen.G. //. Darwin de Cambridge, a étudié l'effet des marées sur les sphéroïdes visqueux, l'effet du frottement des marées sur les orbites planétaires, la mécanique des essaims météoriques, etc.. //. Poincaré de Paris, qui a discuté le difficile problème des trois corps et la forme prise par une masse fluide sous l'influence de sa propre attraction. Le traité sur la théorie de la lune de E. W. Brown, Cambridge, 1896, et un rapport inséré dans le Report of the British Association, Londres, 1899, vol. LX1ÎL, pp. iii-i5()) par E. T. Wliittaker sur la solution du problème des trois corps, contiennent des exposés importants sur les progrès récents des théories lunaires et planétaires.

Dans la dernière moitié du siècle, les résultats de l'analyse spectrale ont été appliqués à la détermination de la constitution des corps célestes et de leurs mouvements dans la direction du rayon les joignant à la Terre. L'histoire des débuts de 1 analyse spectrale

(*) Pour une exposition de ses nombreux mémoires voir las Transactions of the Royal Society of London. pour 1876-77.

(*) Pour le développement récent de la Théorie lunaire, voir les Transaction*

oj the British Association, vol. LXV, Londres, i8p,5, p. 61 4.

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