PREMIER SIÈCLE APRÈS JÉSUS-CHRIST
Durant le premier siècle qui suivit la naissance du Christ, la géométrie fut toujours la science de prédilection ; mais il est évident qu'à cette époque la géométrie d'Archimède et d'Apollonius n'était guère susceptible de beaucoup de développements ; les traités qui parurent alors sont surtout des commentaires aux écrits des grands mathématiciens des âges antérieurs. Les seuls ouvrages de ce siècle ayant une certaine valeur, qui nous soient parvenus, sont au nombre de trois : deux sont dûs ASeienus et un à Ménélaus.
Serenus. Ménélaus. — Les écrits de Serenus d'Antissa (') (vers 70), traitent des sections planes du cône et du cylindre (*), et on y trouve la proposition fondamentale des transversales.
L'ouvrage de Ménélaus tt Alexandrie (vers 98), est une Trigonométrie sphérique, présentée suivant la méthode euclidienne (a). Le théorème fondamental sur lequel elle repose est la relation entre les six segments déterminés sur les côtés d'un triangle sphérique par l'arc d'un grand cercle qui les coupe (livre III, proposition 1). Ménélaus écrivit aussi un ouvrage sur le calcul des cordes, c'est-àdire un traité de trigonométrie rectiligne, mais il a été perdu.
Nicomaque. — Dans les dernières années de ce siècle (vers 100), Nicomaque, un juif qui naquit à Gérase en 5o et mourut vers
(]) Heiberg pense que Serexus vivait à Antinœ et non Antissa. (') Ils ont été publiés par J. L. Heiberg. Leipzig, 1896, et par £. IIalley. Oxford, 17 10.
[*) L'ouvrage a été traduit par E. IIalley. Oxford, 1758.
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