EN
ment en deux séries, en espèces lisses ou à côtes.
Or, ces deux méthodes de classification ne valent rien, parce qu'il existe des formes orientales qui vivent dans l'Occident, et des espèces occidentales qui se retrouvent en Orient, de même qu'il y a des Mélanopsides chez lesquelles on constate le passage du test lisse au test costulé.
J'ai donc adopté une autre méthode de distribution. J'ai réuni les formes les plus affines les unes des autres, et, si parfois j’ai été obligé de composer mes séries d’une seule espèce, comme, par exemple, pour la série Coupluana, c'est qu'il ne m'a pas été possible de placer l'espèce dans aucune autre, et que je n’ai pu trouver, jusqu’à présent, nulle forme dont les caractères aient pu avoir avec elle un degré de parenté.
PRÆMORSIANA.
Saharica, Sphæroidæa, Præmorsa, Wagneri.
BUCCINOIDIANA.
Microcolpia, Prophetarum, Lævigata, Buccinoidæa, Episema, * Mzabica, Eremita, Variabilis, Callichroa, Minutula.
MyosoTiDIANA.
COUPHANIANA.
MINGRELICIANA.
OLIVIERIANA.
SEIGNETTIANA.
LORCANIANA.
SCALARIANA.
fl
ie
Myosotidæa.
Coupha.
Salomonis, Mingrelica.
Ascanica, Doriæ, Ammonis, Olivieri, Ferussaci, Maroccana, Brevis, Obesa, Bofilliana.
Mauritanica, Seignetti.
Etrusca, Pleurotomoidæà, Lorcana, Penchinati, Bleicheri.
Scalaris, Subscalaris, Guiraoi, Hammamensis, Mohammedi.
sr
DurouriAna.
Belonidæa, Cossoni, Dufouri, Subgraellsiana, Acutespira.
GRAELLSIANA.
Isseli, Graëllsi.
LETOURNEUXIANA.
Letourneuxi.
SESTERIANA, Callista, Sesteri, Alepi, Stephanota, Hiera, Chantrei, Insignis. CHARPENTIERIANA.
Vespertina, Kotschyi, Charpentieri.
SAULCYANA.
Jebusitica, Saulcyi, Aterrima, Faseolaria, Sancta, Cerithiopsis.
BELUSIANA.
Hebraica,
Er, on
LORTETIANA.
COSTATIANA.
NoposIAna,
EUMORPHIANA.
PARREYSSIANA.
CARIOSIANA.
Lampra, Phæniciaca, Belusi.
Desertorum, Lortetiana, Turcica.
Subcostala, Tanousi, Obliqua, Costata, Jordanica, Infracincta, Ovum.
Nodosa.
Feliciani, Eumorphia, Egregia.
Parreyssi.
Cariosa, Magnifica, Sevillensis, Costellata, Pleuroplagia, Macrostoma, Rossmässleri, Microstoma.
s Ps PECHAUDIANA.
Pechaudi, Heliophila.
MARESIANA.
Ovula, Turrita, Maresi.
CR
Melanopsis snhariea, Bourquignat,1882, et Locard, Malac. lac Tibér., p. 72, 1883. (Melanopsis maroccana, var. saharica, Bourquignat, Mal.
Ale. II, 186%, p. 260, pl. xvi, f. 9, 10, 12, 13 et 14 [excl. f. 11, que je rapporte à la Mzabica|, et Melanopsis prœrosa [non Linnœus], — Brot, Melan., pl. xLv, f. 15 seulement).
Petite espèce (haut. 6-12, diam. 4-6 millim.) écourtée, ventrue, à sommet érosé et au dernier tour égalant les trois quarts de la hauteur. Quatre tours seulement.
Abondante dans les fontaines d'Oumach et de Sidi Taïfour au sud de Biskra, ainsi que dans les eaux saumâtres au midi de Bousaâda.
À Aïn el Hout (prov. d'Oran), on rencontre une forme oblongue que je rapporte à cette espèce.
Je connais encore cette Mélanopside de l’Oronte et de l'Ain el Bass, dans la plaine du Babr el Houlé (Syrie).
Les figures 12, 13 et 14 de la Malacologie de l'Algérie (pl. xvr) rendent très exactement le port et la physionomie de la saharica, les figures 9 et 10 sont moins
typiques.
Melanopsis sphœroidæn, Bourquignat, 1884.
Cette Coquille est celle que le Malacologiste Locard (Malac. lac Tibér., p. 73) a signalée comme une forme plus grande et plus ventrue de la saharica.
Cette espèce de taille plus forte, en effet, est sphérique, et ressemble à une petite boule ; son ouverture, plus large, est plus convexe du côté externe ; sa fente supéroaperturale est bien moins allongée; sa spire est plus développée, tout en restant obtuse; ses tours, au nombre de cinq, sont plus gonflés ; enfin, son test, plus épais, est recouvert, dans les endroits non érosés , par un épiderme terne d’un brun jaune-noir ; — haut. 14, diam. 8-9 millim.
Cette Mélanopside a été recueillie dans l’Oronte (Syrie).
Melanopsis prœmorsa (non prœmorsa de Tous les auteurs), Bourquignat, 1884. (Buccinum prœmorsum, Linnœus, Syst. nat.,10"° édit. 1758, p. 740,n° 408, et Buccinum prœrosum, Linnœus, Syst. nat. 12° édit., 1766, n° 1203. — Melanopsis prœrosa [non prœrosa de Tous les auteurs], ÆHanley , Ipsa Linn. Conch., 1855, p. 255, pl. nn, f. 5).
Cette espèce, tout à fait inconnue, n’a encore été figurée que par Hanley. Sa représentation est excellente ; le D' Brot ( Melan., pl. xiv, Î. 15) à donné, comme prærosa d'Hanley, la figure d’une forme qui, loin de ressembler à celle de l’auteur anglais, doit être, au contraire, rapportée à ma saharica.
= Ve
Cette Mélanopside, primitivement inscrite, en 1758, sous l’appellation de præmorsum, a été ensuite nommée prærosum. À mon sens, l'appellation qui doit être adoptée, est celle de prœæmorsum, parce que, tout en ayant le mérite de l’antériorité, elle a été intentionnellement établie, comme l’on peut s’en convaincre par cette phrase linnéenne : « Vertex cariosus erosus, quasi prœæmorsus. » Hanley, du reste, dit que cette espèce est restée dénommée, sous le vocable præmorsum, dans la collection de Linnœus.
Dansla 10"*édition du Systema nature, cette Coquille est signalée de l’Europe occidentale ; dans la 12%° , elle est mentionnée de l’aqueduc de Séville, en Espagne. J'ai naturellement fait mon possible pour entrer en possession de cette espèce ; je n’ai pu réussir,bien que j'aie reçu de Séville et du Guadalquivir des quantités de Mélanopsides ; par contre, j'ai été assez heureux de la recevoir, par hasard, des environs de Lorca, confondue avec des Lorcana, et des alentours de Saïda, dans la province d'Oran. En somme, cette rarissime Mélanopside ne m'est connue que de trois localités ; Séville, Lorca et Saïda.
Toutes les espèces que les auteurs ont décrites ou cataloguées, soit sous le nom de prœmorsa, soit sous celui de prærosa (mème celle de Brot) n’ont point de rapport avec celle dont je vais donner les caractères.
La véritable præmorsa, celle, enfin, de Linnœus, est une espèee écourtée, ventrue, de petite taille (haut. 13- 14, diam. 8 millim.), « magnitudine fere fabæ » ; sa spire courte, très obtuse, est toujours rongée; lorsqu'elle ne l’est pas (ce qui est fort rare), au lieu de quatre tours, elle en a six ; seulement les supérieurs, tous petits, forment
saillie sur les autres, à l'instar de ceux de la Bleicheri ; son dernier tour, qui égale les trois quarts de la hauteur, un peu plan,de la suture à la partie moyenne, est arrondi inférieurement; son ouverture bien développée, faiblement oblique, de forme ovale, assez sensiblement dilatée à la base du côté externe,un peu dans le genre des ouvertures de la série des maroccana, offre, à son sommet, une longue fente étroite ; sa columelle courte, cintrée, nettement tronquée, a son extrémité sensiblement dirigée en dehors ; son sinus est profond ; enfin, sa callosité blanche, nacrée, très épaisse, est fortement tuberculiforme à à l'insertion du bord externe.
Melanopsis Wagneri, Roth, Moll. spec., 1839, p.2k; pli, f. 11.
Cette espèce vit dans les environs de Smyrne, ainsi que dans l'île de Rhodes. C’est, parmi les Mélanopsides, celle qui se rapproche le plus,par l’ensemble de sa forme, de la prœæmorsa de Linnœus.
La Wagnert est très exactement figurée dansle travail de Roth.
Je rapporte à cette coquille, celles représentées dans l’Iconographie ( f. 1895, 1896 et 1898 ) sous le nom de prœrosa. Quant à la figure 18 de la planche xLv des Mélaniens du D’ Brot, elle ne ressemble aucunement à celle décrite et représentée dans les « Molluscorum species » du savant D' de Munich.
Melanopsis microcolpia, Pourquignat, 1884.
Espèce ventrue, oblongue-subovoiïde, à spire très obtuse, à ouverture oblique, à sinus mélanopsidien très peu prononcé, à columelle courte, rectiligne, très large dans le sens de l'épaisseur et à extrémité acuminée.
Test épais, opaque, très rongé, d’un noir uniforme foncé et d’un aspect sordide. Spire courte, très obtuse, à sommet non aigu. Cinq tours à croissance rapide, séparés par une suture linéaire, quoique bien marquée; les supérieurs gros et renflés ; le dernier relativement très grand, ventru-oblong, dépassant la moitié de la hauteur. Ouverture oblique, oblongue, très anguleuse au sommet, Intérieurement d’une teinte violacée s'étendant également sur toute la callosité, qui est fort épaisse et tuberculiforme vers l’angle de l'insertion. Bord externe descendant rectilignement dans une direction rétrocédente, un tant soit peu obtus et subpatulescent. Columelle courte, robuste, droite, acuminée. Canal du sinus peu profond; — haut. 91, diam. 140 millim.
Cette forme remarquable vit, près de Jéricho, dans la fontaine de Jérémie (Palestine).
Melanopsis prophetaruwm, Pourquignat, 1882, ct Locard, Malac. lac Tibér., p. 71, pl. xxu, f. 52-53. (Melanopsis prærosa, Suiles à Aossmässler, {. 189%, 1880.)
L'échantillon figuré par le Malacologiste Locard n’est
IT. — Annales de Malacologie. — MAT 1SS4. G