‹ Histoire des mélaniens du système européenChapitre 14 sur 19 · RUE · texte numérisé non relu

RUE

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pas typique ; il représente une forme minor relativement peu ventrue. Celui de l'Iconographie (f. 1894) rend mieux, bien qu'imparfaitement, le port et l’aspect de cette espèce.

Le type a été recueilli dans les fontaines d'Élisée et de Jérémie à Jéricho. Je l’ai reçu encore bien caractérisé du Jourdain à & kilomètres de la mer Morte, de Banias, de l’oued Sedjoun près de Djennin, d’Aïn-el-Mellaha dans la plaine du Bahr-el-Houlé, ainsi que des cours d’eau du Diarbekir, de Trébizonde et de Smyrne; enfin (fait digne de remarque), de Saint-Denis-du-Sig près d'Oran.

La variété minor vit dans le lac d’Antioche, dans l’oued Baradah près Aïn Fidji, et dans l'Ain Plaça, fontaine de la plaine du Babr-el-Houlé.

Coquille ovalaire très ventrue, peu haute, à spire courte, très brièvement acuminée, à sommet aigu et à dernier tonr énorme, renflé, dépassant la moitié de la hauteur. Test solide, opaque ou subopaque, lisse, d’un ton brun-jaunacé ou marron avec une zone plus foncée au sommet du dernier tour. Six tours plans-tectiformes (à l'exception du dernier), séparés par une suture linéaire ; les supérieurs très exigus, à croissance serrée et lente; le dernier énorme, ventru-oblong, paraissant très renflé au dessus de l’axe columellaire, par suite de la columelle, qui, étant fort cintrée, semble rétrocédente (c'est ce caractère, qui n'ayant pas été rendu bien fidèlement dans la figure 1894 de l’Iconographie, me l’a fait trouver un peu imparfaite). Ouverture presque verticale, oblongue, offrant supérieurement une rainure très étroite et très prolongée. Bord externe aigu, descendant rectilignement et dépassant sensiblement à la base le niveau du sinus.

as = Columelle cintrée en avant et du côté apertural, à base tronquée dirigée un peu en dehors (sur la figure 189% de l’Iconographie, la base est tournée en dedans). Callosité blanche, épaisse, très encrassée, tuberculiforme au sommet de l'ouverture ; — haut. 20-22, diam. 11-13 millim.

Var. minor.— Dernier tour relativement moins développé; — haut. 14, diam. 7 millim.

Melanopais lœvigata, Lamarck, Anim. s. vert., VI, 2me parie, 1822, p. 168 (excel. synon.). — Melanopsis buccinoidæa (non Olivier) et prœæmorsa Où prœrosa (non Linnœus) de rous les auteurs. — Melanopsis agorœa, Bourquignat, olim in 1880.

Cette espèce est bien représentée (pl. Dezvin , f. 8) dans les planches de l'Encyclopédie.

Il convient de rapporter encore à cette Mélanopside les figures suivantes : (Iconogr. Rossmässler), 1876, 1877, 1878, 1880 (seulement l'échantillon à gauche), 18S4, 1886, 1888, 1889 (typique), 1890 (typique), 1891,1892, 1893, 1897, — et (Malac. Algér., Il, 1864, pl. xvr) 48 et 48 seulement (la figure 45 est bien caractérisée, tandis que celle 18 représente une forme plus courte).

Coquille fusiforme-oblongue , renflée à sa partie moyenne, ässez brièvement pyramidale, sensiblement atténuée inférieurement, et caractérisée par un dernier tour bien développé, oblong, dépassant toujours, d’une façon notable, la moitié de la hauteur.

Test plus ou moins épais et opaque, solide, brillant, très finementstriolé, d’une teinte marron uniforme, parfois très foncée. Spire assez brièvement acuminée, à sommet

conique, aigu, souvent érosé. 6-7 tours plans-tectiformes jusqu'au dernier, à croissance lente, un peu moins serré que chez la prophetarum, et séparé par une suture linéaire. Dernier tour convexe-oblong, grandement développé (haut 15 millim.), dépassant toujours la moitié de la hauteur. Ouverture presque verticale, oblongue, à rainure supérieure très étroite et fort allongée, régulièrement convexe du côté externe, ne prenant pas de dilatation à sa partie externo-inférieure, mais offrant plutôt une atténuation. Bord externe, tantôt rectiligne, tantôt légèrement arqué en avant. Columelle grosse, presque droite, largement tronquée, à base regardant en bas. Callosité blanche, peu épaisse sur l’axe columellarre, mais encrassée-tuberculiforme vers l'insertion du bord; — haut. 20-24, diam. 10-11 millim.

Cette Mélanopside moins ventrue, plus allongée, à spire plus haute et au dernier tour bien moins gonflé que celui de la prophetarum, se distingue de la buccinoidæa, avec laquelle elle a toujours été confondue : par sa taille d’un tiers plus petite; par sa forme oblongue en fuseau, c’està-dire atténuée à ses extrémités et offrant son maximum de diamètre presque à sa partie moyenne (chez la buccinoidæa, le maximum est plus inférieur, par suite de sa forme pyramidale plus allongée) ; par sa spire plus courte, moins effilée; par son dernier tour moins ventru, plus oblong et dépassant toujourslamoitié de la hauteur (chez la buccinoidæa, le dernier est plus gros, moins haut et n’atteint pas la moitié); par son ouverture plus allongée, plus étroite, dont le contour sénestre, depuis l'insertion supérieure jusqu’à la base de la columelle, offre une direction descendante régulière et faiblement cintrée (chez la buccinoidæa, V'avant-dernier tour fait ventre et le contour

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est plus creusé à la partie de l'axe columellaire, ce qui donne à l’ouverture une forme différente de celle de la lœviqata)j; par sa columelle plus droite, moins cintrée, etc.

La lœvigata vit dans les cours d’eau des îles de l’Archipel. Elle n’a (d’après Lamarck) que 9 lignes de haut, soit 20 millim. 1/3.

Je connais encore cette Mélanopside de Karystos et de Nauplie, en Grèce; — de Smyrne, de Tarsous, de Mersina, en Anatolie ; — de Beyrouth, du Liban, de la fontaine du Soleil à Baalbeck; de l’oued Baradak à Serghaia et de Dimenskech-Cham, près de Damas; des Aïn Plaça et el-Bass, dans la plaine du Babhr-el-Houlé; de la fontaine de Jérémie (Ain-Solthan), près Jéricho ; de l’oued Sedjoun, près Djennin (Syrie); de Biskra (typique); du ruisseau des Zaatscha; de l’oued R'ir; des puits artésiens d'Ourlana, Ariana, Djama, dans le sud de la province de Constantine; de Saint-Denis-du-Sig, près d'Oran et de l’oued el Hammam, dans la province d'Oran; enfin, des rivières des djebel Jmufry et djebel Takreda entre Mogador et Maroc.

Parmi les variétés, je n'en vois que deux qui méritent d'être remarquées :

1° Var. Conoidæa. — Coquille à spire plus conoïde. Aïn Plaça, dans la plaine du Babhr-el-Houlé.

2° Var. minor. — (Haut. 14-15, diam. 6 millim.), des eaux chaudes de Brousse (Anatolie) ; de Relizane, dans la plaine du Chehiff, et des eaux thermales de Chetma, près de Biskra (Algérie); enfin, du lac d’Accesa, près de Massa- Maritima, en Toscane (Italie).

Melanopsis buccinoidæa, Bourquignal, 1884 (non Melanopsis buccinoidæa des auteurs). — Melania buccinoidea, Olivier, Voy. Emp. Ottom., IT, p. 141, et Atlas, pl. xvu, f. 8, 1801. — Melanopsis præmorsa (pars), Bourquignat, Malac.

Ale, IL, 1864, p. 262, pl. xvi, f. 17, 19 et 20 (seulement).

La description d'Olivier (1) laisse à désirer, mais, en revanche, la figure de cette espèce est excellente.

Je ne connais pas d'autre ouvrage, à l’exception de la Malacologie de l'Algérie (pl. xvi, Ê 17, 19 et 20), où cette Coquille ait été exactement reproduite. Comme l'Atlas d'Olivier est fort rare, l'on pourra facilement se reporter aux figures de la Malacologie de l’Algérie que jindique.

D'après le dessin d'Olivier, cette Coquille mesure 30 de haut, sur 10 de diamètre ; son dernier tour, vu de face, n’a que 44 1/2. Olivier dit (IE, p. 141) que lorsqu'on le regarde par le dos, ce tour est un peu plus long que tous les autres ; mais, l’on sait qu'une mesure exacte se prend toujours de face et non par derrière, parce que la suture, par suite de sa direction ascendante, fausse la mensuration.

Cette espèce se trouve caractérisée par une forme conique-pyramidale, assez ventrue versla base; par une spire allongée, acuminée, à sommet très aigu; par des {ours (au nombre de 8-9) presque plans, à croissance régulière, séparés par une suture linéaire; par un dernier

(1) « Testa breviter fusiformis, lævigata, fuliginosa; callo columellari albo ; basi truncato emarginato. »

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tour renflé, convexe inférieurement, méplan supérieurement, et n’atteignant que rarement la moitié de la hauteur; par une ouverture presque verticale, ovalaire, à rainure supérieure étroite, à contour très cintré vers la partie supérieure de l'axe columellaire, et à contour externe formant un arc régulier, de insertion au sinus inférieur, et n'offrant pas cetle dilatation que l'on remarque vers la base aperturale des espèces de la série des maroccana ; par un bord externe, non arqué en avant; par une columelle cintrée, intérieurement torse, nettement tronquée à la base, dont l'extrémité est légèrement portée en dehors; par une callosité médiocre, blanche, parfois fortement encrassée vers l'insertion.

Sa coloration est ordinairement d’une teinte uniforme marron-rougeàtre; quelquefois (var. Zonata, Mal. Alg., If, pl. xvi, f. 19-20) elle est d’un jaune clair avec deux bandes d’un ton brun-marron (environs de Biskra), ou parfois, d’un jaune verdâtre sans bandes (sources thermales d’Aïn Kreider, dans le chott el Chergui, en Algérie).

La buccinoidæa varie au point de vue de la taille. II existe une forme »wnor (haut. 13-15, diam. 4-6 millim.) que l’on rencontre assez souvent entre Tarascon et Mersina, en Anatolie, ainsi qu'en Italie, dans le canal des Marais-Pontins, où je lai recueillie.

Le type de cette espèce se trouve dans l’île de Scio et quelques autres îles de Archipel. Il est très répandu dans tous les cours d’eau de la chaîne du Liban et des environs de Beyrouth, de Sayda, de Damas et d'Alep, notamment à Sadjour-Sou.

En Algérie, la buccinoidæa existe, bien caractérisée, aux alentours de Biskra et à Aïn Kreider, Gans le chott el Chergui ; au Maroc, on l’a constatée dans le djebel Ta-

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kreda à 40 lieues de Mogador, dans l’intérieur des terres,

Melanopsis episema, Dourquignat, 188.

Coquille ovalaire-ventrue, peu allongée, à spire courte, conique, surmontée d’un sommet subaigu, remarquable par son dernier tour très développé, offrant à l'insertion une direction descendante prononcée et en dessous une contraction qui donne lieu à un léger sinus subpleurotomoidal.

Test assez épais, presque toujours entièrement rongé, et lorsqu'ilne l’estpas, laissant voir une surface brillante, polie, d’un marron foncé. Sept tours presque plans jusqu’au dernier, trèsexigus(surtoutles supérieurs), à croissance très serrée jusqu’à la moitié de l’avant-dernier. Suture linéaire. Dernier tour (haut. 12 millim.) ventru-oblong, dépassant sensiblement la moitié de la hauteur. Ouverture tantôt suboblique, tantôt verticale, ovalaire, dilatée inférieurement, très anguleuse au sommet, et d’une teinte marron à l’intérieur, sauf l’axe et la callosité, qui restent blancs. Bord externe aigu, descendant presque rectilignement et offrant une sinuosité un peu au-dessous de l'insertion. Columelle courte, robuste, presque droite, sinus très accentué. Callosité épaisse, encrassée au sommet; — haut. 19, diam. 9 millim.

Cette Mélanopside a été recueillie près de Biskra, dans un ruisseau d’eau chaude à Ouargla, dans un puits artésien de Mazer au Ziban, ainsi qu'aux environs de Boghar et dans les rivières du djebel Takreda entre Mogador et Maroc. |

Melanopsis mzabien, Dourquignat, 1884. (Melanopsis maroccana, var. Bourquignat, Malac.

Alg., Il, 1864, p. 260, pl. xvi,f. 1, 2, 8 et 11 (seulement). |

Cette petite espèce, que j'avais autrefois considérée comme une variété de la Mmaroccana, me paraît actuellement digne d’être distinguée.

Coquille ovalaire, sabconoïde, subventrue, à test mince, subopaque, brillant, presque toujours rongé à l’endroitde la suture, finement striolé et souvent sillonné, sur le dernier tour, de stries plus fortes prenant quelquefois l’apparence de lamelles émoussées, Coloration d'un jaune-paille avec une zone plus foncée en dessous de la suture, et offrant, en outre, des flammules rougeâtres transversales, interrompues. Spire courte, subconoïde, à sommet rongé. Six à sept tours plans tectiformes (les supérieurs exigus) à croissance régulière, séparés par une suture sublinéaire. Dernier four (haut. 9-10 millim.) convexe, égalant souvent les deux tiers de la hauteur. Ouverture parfois légèrement oblique, ovale-allongée, très anguleuse au sommet. Bord externe descendant rectilignement. Columelle forte, peu eintrée, obliquement fronquée. Sinus accentué. Callosité épaisse, très nacrée, encrassée vers le sommet; — haut 15, diam. 7 millim.

Ruisseau du puits artésien de Nooucça; Chetma, près de Biskra, et environs d’'Ouargla, dans le sud de la province de Constantine.

Melanopsis eremita, 771stam, Moll. Palestine, ‘in : Proceed. zool. Soc. of London, 1865, p. 542.

Petite espèce (haut. 16, diam. 6 1/2, haut. ouv. 5,

larg. 3 1/3 millim.) fusiforme, tout en étant allongée-pyramidale, délicatement striolée, remarquable par son test corné-vitracé, d’un brillant resplendissant. Sommet aigu, 6-8 tours plans, à croissance régulière, séparés par une suture peu prononcée. Ouverture ovalaire. Columelle cntrée. Bord externe tranchant. Callosité médiocre.

Abondante dans un ruisseau de l’Ouady Bagkek, entre Sebbeh et le djebel Usdum, au sud-ouest de la Mer Morte.

Melanopsis variabilis, Phiippi, Abbild. Conch., Il, p. 175 (fév. 1847), pl. 1v, f. 7,8 et 10. (Melania variabilis, von der Busch, mss.)

Cette Mélanopside est parfaitement représentée dans l’ouvrage de Philippi. C’est bien une forme spéciale. Elle a été découverte en Perse, à Schiraz et Persépolis. Je l'ai reçue parfaitement caractérisée des environs d'Alep, d’un ruisseau du camp des Pins, près Beyrouth, et de l'intérieur de la grotte du Nabr-el-Kelb, où elle paraît assez abondante.

Le D'Brot, dans sa Monographie des Mélanies (p. 425), a décrit et fait figurer (pl. x1v, f. 22-25), sous le nom de variabilis, trois formes qui ne ressemblent pas à celle de von der Busch et de Philippi, la première pourrait, à la rigueur, se rapprocher de la variabhilis; la seconde (. 25} est une Coquille très différente qui m'est inconnue; enfin, la troisième (f, 2% et 25), inscrite sous le nom de /aseolaria de Parreyss, est une très jolie petite espèce costulée, de la série de la Saulcyi, dont je donnerai plus tard les signes caractéristiques,

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Melanopsis eallichron, Bourquignat, 1884.

Espèce écourtée, de forme oblongue-ventrue, assez obtuse au sommet, remarquable par le grand développement de son dernier tour et par sa surface ornée d’une belle coloration jaune-verte, interrompue par trois bandes d’un marron rougeâtre très foncé, dont une tout à fait inférieure.

Coquille mince, transparente, brillante, très délicatement striolée. Spire courte, obtuse. Cinq à six tours légèrement convexes, à croissance assez rapide, séparés par une suture bien marquée. Dernier tour (haut. 10 millim.) très grand, égalant les deux tiers de la hauteur, oblongconvexe. Ouverture faiblement oblique, ovalaire-allongée, à sommet très anguleux, intérieurement d’une nacre bleuâtre, sur laquelle se détachent les trois zones extérieures. Bord externe aigu, légèrement sinueux. Columelle courte, presque droite, terminée en une pointe regardant en bas. Callosité assez forte, épaissie vers l'insertion ; — haut. 145, diam. 7 millim.

Cette belle Mélanopside vit dans l’intérieur de la grotte du Nabr-el-Kelb, près de Beyrouth (Syrie).

Elle se distingue de la variabilis, par sa forme oblongue-ventrue, tout en étant obtuse-écourtée (celle de la variabihis est allongée-fusiforme et très conique) ; par sa spire courte, obtuse (celle de la variabilis est pyramidale, à sommet très aigu); par ses {ours mains nombreux et légèrement convexes (ceux de la variabilis sont plans-tectiformes et séparés par une suture tellement linéaire qu’elle est à peine sensible); par son dernier tour plus développé que celui de la variabilis, qui

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ne dépasse jamais Ja moitié de la hauteur; par son ouverture plus étroite, plus longue; par sa columelle plus courte et plus robuste.

Chez la variabilis, le côté externe, vers la base de l'ouverture, est, en outre, toujours plus sensiblement dilaté que celui de la calhchroa, qui, au contraire, s’atténue en cette partie.

Melanopsis minutuln, Pourquignat, 1884.

C’est parmi les espèces lisses une des plus petites Mélanopsides. Elle atteint de 8 à 10 de haut sur 3 1/2 à k de diamètre. Au premier abord, on pourrait la prendre pour une forme non adulte; mais, lorsqu'on l’examine avec soin, on remarque qu’elle est à sa taille. On ne la rencontre, du reste, jamais plus grande dans les localités où elle vit, et où elle se trouve en telle abondance qu’elle tapisse les bords des ruisseaux. Elle a, au surplus, malgré sa pelite taille, de huit à neuf tours, autant que les plus grandes espèces. :

Coquille fusiforme, renflée à sa partie médiane, conique supérieurement et atténuée inférieurement; test lisse, brillant, d’un noir-vineux très intense, sur lequel se détache en blanc la callosité. Spire conique à sommet aigu. Huit à neuf tours plans-tectiformes, à croissance lente et à suture très superficielle. Dernier tour plandéclive supérieurement, ventru à la partie moyenne, puis convexe inférieurement, enfin, dépassant la moitié de la hauteur. Ouverture verticale, ovalaire, très anguleuse au sommet. Columelle blanche, robuste et cintrée. Bord externe tranchant, rectiligne. Callosité d’un blanc nacré, épaisse, encrassée vers l'insertion.

Fontaine froide du Hammam à Brousse (Anatolie) : Nahr-Antalies dans le Liban (Syrie); puits artésien de Tamerna-Kedima, dans le Ziban (Algérie).

Melanopsis myosotidæn, Dourquignat, 1884.

Je ne puis mieux caractériser celte espèce qu’en disant qu’elle ressemble extrêmement par sa forme, par sa coloration, par la nature de son test, et par l'aspect général de sa physionomie à l’A/exia myosotis connue de tous les Malacologistes.

Coquille oblongue, brillante, mince, presque lisse, d’un marron uniforme avec une petite bande noire vers la partie supérieure des tours. Spire courte, acuminée, à sommet très aigu, faisant saillie. Huit tours, à croissance serrée; les supérieurs très exigus, presque plans; le dernier (haut. 9 millim.) dépassant la moitié de la hauteur, oblong-convexe, légèrement comprimé vers l’ouverture au-dessous de l'insertion du bord, et offrant supérieurement une direction descendante. Ouverture verticale, ovalaire-allongée, dilatée inférieurement et pourvue au sommet d’une fente étroite assez prolongée. Columelle droite, légèrement torse, acuminée à son extrémilé, qui est aiguë, peu tronquée et regardant en bas. Sinus petit. Bord externe mince, entouré en dehors d'une zone blanchâtre étroite. Callosité médiocre, encrassée vers l'insertion du bord; — haut, 14, diam. 6 millim.

Environs d’Agora et d’Alhama (Aragon), en Espagne; Relizane, dans la plaine du Cheliff, en Algérie.

Melanopsis coupha, Bourquignat, 188k.

Cette nouvelle Mélanopside est des plus singulières. Elle est tout à fait en forme de fuseau, c’est-à-dire repflée à la partie moyenne et presque aussi atténuée à la base qu’au sommet.

Coquille de petite taille, fusiforme, peu allongée, à test mince, lisse,-brillant, tantôt d'un jaune clair ou d’un marron rouge-foncé, tantôt d’un marron brunâtre avec une bande supérieure d’un ton plus accentué. Spire assez courte, acuminée, à sommet pointu. Huit tours, à croissance très serrée; les supérieurs très petits, plans-tectiformes jusqu’à l’avant-dernier, qui commence un peu à se convexer. Suture linéaire. Dernier tour très grand (haut. 10 millim.), dépassant les deux tiers de la hauteur, convexe-0blong et allanten s’atténuantvers la base. Ouverture légèrement oblique, allongée, étroite, se prolongeant, supérieurement sous la forme d’une fente très étroite, intérieurement d’un blanc mat. Columelle robuste, peu cintrée, fortement tronquée, regardant en bas. Sinus grand, donnant lieu extérieurement à une arûête cervicale, qui se profile en arrière de l’axe columellaire. Bord externe mince, arqué en avant. Callosité médiocre inférieurement, mais, par contre, étalée supérieurement et offrant un vaste empâtement tuberculiforme; — haut. 14, diam. 6 millim.

Cette jolie Mélanopside vit dans les eaux chaudes du Djerid, au nord du chott Tiraoun , dans le sud de la Tunisie, où elle a été recueillie par notre ami H. Duveyrier.

Melanopsis Salomonis, Bivrquignat, 1880, citée par À. Locard, Malac. lac. Tibér., p. 7, 1883.

Espèce d’un beau noir uniforme (avec une bouche et une callosité blanche), d’une forme suboblongue très ventrue et toujours nettement tronquée au troisième ou au quatrième tour {troncature fermée comme celle du Bul. decollatus).

Test solide, opaque, peu brillant, très élégamment striolé par des stries délicates, sublamellées, très serrées et offrant, en outre, assez souvent, comme des ondulations transverses, semblables à de larges côtes obsolètes à l’état rudimentaire. Spire toujours tronquée, subconique (à sommet inconnu). Trois à quatre tours (les supérieurs manquant) plans-tectiformes, à croissance régulière, séparés par une suture linéaire, bien que formant saillie. Dernier tour énorme (haut. 46 millim.) très convexe, et formant ventre notamment au-dessus de l’axe columellaire. Ouverture verticale, irrégulièrement oblongue, très anguleuse au sommet, très convexe du côté de l'axe. Bord externe mince, fortement arqué en avant. Columelle courte, très cintrée, comme subcanaliforme aussi bien en avant que du côté apertural, nettement tronquée , à base dirigée en dehors. Sinus très profond, donnant lieu à une large échancrure. Callosité

Ædnf =

médiocre, blanche , encrassée au sommet; — haut. (sans les tours supérieurs) 27, diam. 143 millim.

Fossés d’eau stagnante au camp des Pins, et çà et là dans le Liban (Syrie).

Var. minor. Taille moitié moindre. Environs d'Alep, à Sadjour-Sou, à quatre kilom. en aval d’Aïn-Taib; ruisseaux à Doumar, sur l’oued Baradah, près Aïn- Fidji, et à Banias, en Syrie.

Nelanopsis mingreliea, Bayer, in : Mousson, Coq. Schlæfli, IF, 1863, p. 91, et Zsse/, Mall. Persia, p. 15, 1865.— (Melanopsis prærosa, var. mingrelica, Boettger, Kauk. Moll., 1883, p. 195, et Sechst. Verz. transkauk, Moll., 1881, p. 247).

Mélanopside du même groupe que la précédente, très répandue dans toutes les régions au sud du Caucase, où elle a été signalée à Reduktaleh, à Poti (dans le lac Palestom), à Kutaïs, à Sachum, à Zalka, à Agdschakadul, ete.

Le professeur Issel (Moll. Persia, p. 16) a mentionné une variété carinata des environs de Poti, caractérisée par une carène médiane subtuberculeuse.

Melanopsis aseania, Dourquignat, 1880, citée par Locard, Malac. lac Tibér., p. 7, 1883.

Grande et belle Mélanopside remarquable par sa spire allongée-acuminée, dont les tours subméplans sont largement développés en hauteur et en grosseur. Coquille allongée, subfusiforme, subatténuée à la base, à test s0-

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lide, opaque, lisse, peu brillant, d’une teinte marron, cerclée par trois zones plus foncées, qui se font remarquer surtout dans l’intérieur de l'ouverture, où elles se détachent sur un fond blanc. Neuf tours, à croissance régulière, néanmoins assez rapide, séparés par une suture linéaire, devenant accentuée seulement au dernier. Les supérieurs méplans jusqu’au dernier, qui prend une convexité très prononcée. Dernier tour (haut. 15 millim.) n’atteignant pas la moitié de la hauteur. Ouverture verticale, oblongue, très anguleuse au sommet. Columelle robuste, cintrée, fortement tronquée, à extrémité regardant en dedans. Bord externe mince, d’abord sinueux, puis, vers la moitié inférieure, devenant arqué en avant. Callosité médiocre, épaissie au sommet; — haut. 32, diam. 41-12 millim.

Lac Sabandja, près d’Ismidt (Anatolie).

Melanopsis Doriæ, /sse/, Moll. Persia, p. 16, pl. 1, f. 7-8 ,1865, et Brot, Mélan., pl. xLvi, f. 3,

Bonne espèce, recueillie par M. le marquis Doria, dans les eaux thermales de Kerman, au sud de la Perse.

Melanopsis ammonis, 7>istam, Moll. Palestine, in : Proceed. zool. Soc. London, 1865, p. 542.

Coquille, de sept à neuf tours plans ornés de côtes transversales peu prononcées, remarquable par sa forme allongée et surtout par l’exiguité de son ouverture.

Ruisseau d’'Heshbon et d’Ammon, à l’est du Jourdain.

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