‹ Histoire des Merovingiens, comprenant les règnes de Clovis ler, Clovis II, Dagobert et autres rois de FranceChapitre 2 sur 50 · I.MR0DUCT10>. vij · texte numérisé non relu

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liant par Funiversalité de son génie, enfin un nombre prodigieux d'écrivains brillans, d'ingénieux moralistes, de poètes harmonieux, de savans profonds et d'éloquens orateurs , ne nous laissent rien à envier pour les palmes de la chaire , du harreau , de la trihune , du théâtre , et pour toutes les couronnes que décernent les muses.

Nos découvertes dans les sciences , nos progrès dans les arts , le perfectionnement '"«^"^^ de l'agriculture et de toutes les industries, le pinceau des David et des Gérard , le ciseau de Houdon , de Pigal et de leurs émules, la création de nos machines , la diversité de nos métiers, les prodiges de nos manufactures , la destruction de tout esclavage , la variété et la multiplicité des jouissances qui embellissent la vie des citoyens de tous les rangs, des laboureurs comme des citadins, nous feraient trouver aujourd'hui , si elles reparaissaient , Athènes sauvage et Rome barbare.

Sovons donc liers de notre siècle et de

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iiolro France, de celle Fiance que l'Europe lii^uée a lant rctloulee dans ses Iriomplies, qu'elle respecle encore après ses défaites, et que ses efForts reunis ont ébranlée sans pouvoir l'anéantir.

Sa imiianie Mais quc notrc juste fierté ne jette

Origine. , •! 1 1 ' 1 •

point un œil de dédain sur notre antique origine ; n'iinitons pas la plupart des historiens qui ne font remonter nos souvenirs que jusqu'à Clovis; montrons-nous moins injustes pour les auteurs de toutes nos races ; nous descendons tous des Gaulois , des Romains , des Germains et des Francs ^ notre nom , notre langage , nos mœurs sont nés de leur mélange ; nos caractères , nos lois , nos coutumes , nos vices , nos vertus en conservent encore des traces indélébiles.

Une partie du droit romain nous régit jusqu'à présent; nos poésies doivent leur charme à l'ancienne mythologie grecque et latine ; nos jurés nous rappellent l'antique égalité des Francs; nos duels, leur belliqueuse indépendance.

I]NTroductio:h. ix

Nos croises en Palestine , nos rois conquérans de l'Italie, notre invasion aventureuse en Egypte , la prise de Rome même réveillent le souvenirdes Sigovèze, des Bellovèze et des Brennus.

Les fées gauloises amusent encore notre enfance; nos pontifes, succédant autrefois en Gaule à la prééminence et à la puissance des druides, inspirent toujours aux peuples une juste vénération , même après la chute des abus d'une domination ambitieuse.

Les nobles , ducs , comtes et barons français ont hérité long-temps dans notre patrie de l'influence et du pouvoir qu'exerçaient en Gaule les sénateurs , les grands , les chefs , entourés d'ambactes ou de dévoués et nombreux soldurii , ainsi que de l'autorité des antrustions et des leudes parmi les Francs : aujourd'hui même encore, réduits à la seule puissance des souvenirs, plusieurs se rappellent avec fierté et regrettent trop vivement ces temps chevaleresques où ils

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