‹ Histoire des missions de Chine [microform]Chapitre 12 sur 56 · O, S CG · texte numérisé non relu

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INTRODUCTION

Le Fou-tai, gouverneur proprement dit de la province. [

Le Fan-tai, trésorier de la province ; '(

Le Nie-tai, grand juge qui compte parmi ses attributions les \ rapports officiels avec les étrangers. V

Au-dessous de ce triumvirat sont placés des mandarins, dont voici ï les titres avec l'indication des fonctions qu'ils remplissent; titres et ' fonctions identiques dans les dix-huit provinces chinoises.

Les Tao-tai, chargés de faire exécuter les ordres supérieurs et politiques dans plusieurs départements qui forment leurs inspections. Ils résident dans une localité de la région qui dépend d'eux. Ce sont les véritables inspecteurs provinciaux du Fou-tai. On en compte trois au Kouy-tcheou » :

1° A Li-pin, l'Intendant militaire de la partie orientale du Kouytcheou sur les préfectures : Li-pin, Tou-yun, Tchen-yuen, Se-tcheou, Tong-jen.

2° A Kouy-yang, l'Intendant du riz pour les soldats chinois et Intendant militaire sur les préfectures: Kouy-yang, Pin-yue, Chetsien, Jen-hoai.

3" A Pi-tsie, l'Intendant militaire de la partie occidentale du Kouytcheou sur les préfectures : Gan-chouen, Se-lan, Ta-tin, Tsen-y, Hin-y, Ouei-lin, Pou-gan.

Puis :

Les Fou, préfets.

Les Tcheou, chefs des préfectures de second ordre, dont la fonction est intermédiaire entre celle des préfets et des sous-préfets.

Les Tin, chefs de cercles militaires, qui cumulent entre leurs mains l'administration civile et militaire sur les territoires dont les populations autochtones portent encore ombrage à l'autorité de la Chine.

Les Hien, sous-préfets.

Les Hien ont sous leurs ordres des délégués, nommés par eux à l'administration de gros bourgs non murés ou de grands marchés qui ne sont pas élevés au rang de sous-préfectures, mais qui par leur importance ont besoin d'une direction spéciale.

Ils ont, en outre, dans leur prétoire un personnel nombreux qui ne relève que d'eux-mêmes, et qui s'occupe de l'administration.

Chaque village possède son chef, nommé tantôt par le Hien, tantôt par la population. Dans ce dernier cas, les habitants se réunissent, et l'éjection se fait par acclamation.

Les chefs de village sont assistés par un conseil des notables du pays.

Enfin, en dernier ressort, le père de famille est chez lui maître

* Géographie de l'Empire de Chine, p. 490.

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